Titanic Européen : Nouvel épisode en Espagne. À la fin de la semaine dernière, l’Espagne suscitait une profonde angoisse chez …les européistes car le gouvernement espagnol de M. Rajoy (l’UMP locale) traînait les pieds pour demander à l’UE le « sauvetage » nécessaire de ses banques. Il craignait en effet la réaction du peuple espagnol, quand on lui annoncerait que l’Espagne avait appelé à l’aide l’UE et le FMI, tel un pays sous-développé. Mais, après un week-end de psychothérapie de groupe, d’engueulades au téléphone et de crises de nerfs derrière les portes capitonnées, tout a été réglé comme par enchantement. Les dirigeants de l’Euro-Titanic ont convié les médias dimanche pour leur annoncer cette bonne nouvelle.
Seulement voilà : ce fameux « plan de sauvetage des banques espagnoles, susceptible de mobiliser jusqu’à 100 milliards d’euros » n’a eu un effet positif très éphémère sur les marchés que pendant quelques heures, à peine, lundi 11 juin au matin. Tout va bien. François Asselineau. Crise des banques espagnoles : comment en est-on arrivé là ? La fable espagnole de Nicolas Sarkozy. «Regardez l’Espagne. Voulez-vous la même situation?» Cette question rhétorique est devenue l'un des procédés préférés de Nicolas Sarkozy, pour évoquer le drame qui attendrait la France en cas de victoire socialiste. «L’Espagne a relâché sa discipline, l’Espagne n’a pas fait les réformes qu’il fallait faire, l’Espagne a embauché des fonctionnaires», a encore martelé le président-candidat, vendredi matin sur Europe 1. Attention toutefois à ne pas vexer nos voisins d'outre-Pyrénées. 1.
La crise espagnole serait-elle due à un manque de «discipline» ? Même constat sur les déficits budgétaires, inférieurs à ceux de Paris entre 1999 et 2007. Le déficit commercial, enfin, est bien plus important que celui de la France. 2. Si la crise financière a frappé l’Espagne de plein fouet, elle s’est surajoutée à une autre crise, celle de l'éclatement d'une bulle immobilière qui gonflait depuis la fin des années 1990. 3. Suivez la présidentielle 2012 sur www.libe2012.fr. Zone euro : le retour de la crise financière. C'est devenu un véritable argument de campagne pour Nicolas Sarkozy. En cas d'élection de François Hollande, la France pourrait être attaquée par les marchés. "J'entends que, chez certains, on se sent inspiré par l'esprit de 1981.
C'est leur droit. En 1981, il a fallu deux ans pour que tout s'arrête et tout se retourne. En 2012, il faudrait deux jours, c'est ça, la vérité", martèle maintenant le président-candidat au cours de ses interventions. Où est la vérité ? L'Espagne dans l'oeil du cyclone La réalité est en train de les rattraper. Cette fois, c'est l'Espagne qui inquiète le plus les investisseurs. "L'Espagne est sous observation étroite des marchés. Doutes sur le Portugal et l'Irlande L'Italie n'est pas non plus tirée d'affaire. Dans ce contexte, les Bourses européennes se sont montrées très instables. La France peut-elle être atteinte par le mouvement de défiance ? L'élection, un facteur de risque Voilà qui devrait donner une petite marge de sécurité au nouveau président français.
Conjoncture : Selon Fitch, la crise pourrait menacer le AAA français. L'agence de notation a indiqué que la France méritait sa note AAA, mais qu'elle pourrait être en danger en cas d'aggravation de la crise en zone euro. La pression s'accentue un peu plus chaque jour sur la note de la France. Aucune des trois grandes agences de notation ne remet directement en cause, pour le moment, le AAA français; mais toutes semblent avoir un certain appétit pour la mise en garde.
Mi-octobre, c'est Moody's qui la première annonçait qu'elle se donnait trois mois pour évaluer la perspective «stable» de la note hexagonale, en fonction des efforts budgétaires du gouvernement. Une nouvelle qui avait ébranlé les certitudes sur l'infaillibilité de notre note souveraine sur les marchés. Le 21 novembre, Moody's mettait de nouveau en garde contre une éventuelle hausse des taux des obligations et des perspectives de croissance économique détériorées.
Et ce mercredi, Fitch est venu mettre sa pierre à l'édifice. Un effort «sans précédent» à partir de 2016.