Gender Studies et études filmiques. Cet article part d’un constat déroutant : celui de l’écart grandissant depuis une bonne vingtaine d’années entre la France et les pays de culture anglo-saxonne, dans deux domaines qui se sont développés, en particulier dans les études filmiques, de façon exponentielle “ chez eux ” et quasiment pas “ chez nous ”, les cultural studies et les gender studies.
Avant même de tenter de comprendre le pourquoi de cet écart, il nous faut constater l’absence de termes français pour désigner ces deux champs de recherche, ce qui, bien sûr, n’est pas le fruit du hasard. Les études filmiques françaises sont toujours imperméables aux approches gender, alors même que les études anglo-américaines en ont fait leur cheval de bataille.
Elles restent encore aujourd’hui en France, dans le pays qui a “ inventé ” la cinéphilie et le cinéma “ d’auteur ”, le domaine le moins connu et le moins reconnu. Les Couhius du Cinéma. Connaissez-vous le « discours gender » ?
Saviez-vous qu’il nous vient des Etats-Unis ? Qu’il favorise « l’essentialisation » et qu’il marque le début de « la terreur » ? Naïfs et surtout naïves que vous êtes, sans doute pensiez-vous que parler de « genre », en français voire en anglais, consistait à interroger les inégalités entre femmes et hommes… Les Couhius, pardon Les Cahiers du Cinéma, donnent fort heureusement l’alerte. Manifestement sous le choc de l’intervention du groupe féministe La Barbe au festival de Cannes en juin dernier, qui relevait l’absence de films de réalisatrices dans la sélection.
Dès le deuxième paragraphe, le mot est lâché : avec l’irruption des revendications féministes au festival de Cannes, enclave sacrée de la cinéphilie distinguée, nous serions entrés sur le « terrain quadrillé dans tous les sens par les gender studies anglo-saxonnes ». Older men, young girls: a common theme of 70s pop – but still wrong. I Want a Woman to be the Next Woody Allen. I went to see To Rome With Love earlier this week with the intention of reviewing it for Bitch Flicks.
But this film is practically un-reviewable: the kind of frilly nothing of a movie that exits your brain before you’ve taken your last sticky step out of the theater. It’s four short films set in Rome, unwisely edited together into a would-be Altmanesque ensemble piece, thwarted by temporal disjointedness (switching between a storyline that takes place over the span of a day and those that cover weeks or months) and a failure to thematically link the pieces beyond a tone of jovial silliness. If I had a dollar for every review of To Rome With Love that used the phrase “Lesser Allen”, I could pay my rent this month.
Because there isn’t much more to say about this movie than those two words. Les femmes aussi veulent faire le spectacle. Parité Mis en ligne le 06/06/12 I Rédaction par Arnaud Bihel Des artistes de tous horizons s'en prennent à la suprématie masculine dans le monde du spectacle vivant, à commencer par l'accès aux postes à responsabilité.
Elles pressent le ministère d'agir aussi dans ce domaine. Faudra-t-il passer par des quotas pour féminiser les instances de décision du monde de la culture, comme pour celui de l'entreprise ? La question s'est posée, mercredi 6 juin au Sénat. La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) y réunissait des intervenantes du monde du spectacle pour se pencher sur cette autre question, surfant sur l'air du temps : « Culture et parité : le changement, c'est maintenant ? En 2011, 81,5% des postes dirigeants de l'administration culturelle étaient occupés par des hommes ; 85% des centres dramatiques nationaux dirigés par des hommes ; 85% également des textes joués écrits par des hommes. Muriel Mayette est un des rares arbres qui cachent la forêt.
Cannes sous une pluie d’images fortes. Après le Festival éclaboussant de l’an passé (Terrence Malick, le Drive de Nicolas Winding Refn, Dominique Strauss-Kahn, Lars Von Trier en freestyle…), 2012 aura eu des airs de cuvée coupée à l’eau gazeuse.
Cannes, c’est douze jours de cinéma et autant pour essayer de penser deux ou trois trucs en phase et en lutte avec les images à la tonne. En cinq thèmes, voici notre moisson terminale, rédigée alors que dehors la rumeur du palmarès bat son plein et que l’orage rince les derniers festivaliers. Revivre de films en films «On voudrait revivre / On croit qu’il est midi, mais le jour s’achève / Rien ne veut plus rien dire, fini le rêve / On se voit se lever, recommencer, sentir monter la sève / Mais ça ne se peut pas…», la chanson sublime de Manset, qui surgit dans les dernières séquences du Holy Motorsde Leos Carax, a de quoi saisir et remuer.
Cannes chief admits: we must search harder for films directed by women. After suffering two weeks of fierce criticism, the organisers of the Cannes film festival admitted that they needed to make a concerted effort to increase the number of female film-makers competing for the Palme d'Or.
Festival president Gilles Jacob said: "I am sure that next year the chief selector, Thierry Frémaux, will look more carefully to find films by women. " Jacob also said it was a "shame" that only one female director, Jane Campion, had ever won the festival's top prize. He lists the film-maker among his proudest "discoveries". "Cinema is dominated by men," he said, "and Cannes is just a reflection of cinema. " However, Jacob also defended the actions of Frémaux, whom he appointed his successor in 2001 when he was made president. "That was maybe a wrong move," he said.