Troubadouresses et ménestrelles, musiciennes au Moyen Âge : épisode 1/3 du podcast Histoire et musique, l'accord parfait | Radio France | France Culture. Le monde musical médiéval nous semble aujourd'hui lointain. Les sonorités d’instruments comme la vièle, ancêtre du violon, la lyre ou le psaltérion, nous semblent étranges. D’autres, comme celles des trompettes, de la cornemuse, des flûtes ou des percussions, nous sont plus familières. Faute d’enregistrements, pour imaginer ce à quoi ressemblait la musique du Moyen Âge, aussi bien instrumentale que vocale, il faut s'en remettre à son imagination, à l’étude historique de la question, et à des expérimentations musicales actuelles.
La musique au Moyen Âge se transmet essentiellement à l’oral. Il existe néanmoins des systèmes de notation, uniquement pour la musique vocale. Ces notations ne sont pas encore très perfectionnées ni unifiées d’un endroit à l’autre, mais elles permettent de garder une trace de la musique jouée. La musique résonne dans bien des lieux et lors d’occasions très différentes au Moyen Âge. À lire aussi Pour en savoir plus Ses publications : Références sonores Archives INA : Avant les popstars, il y avait… les trobairitz au XIIe siècle | France Culture.
"Un soir entre mes bras, nu, qu’il se sente comblé avec mon corps pour oreiller". Devinez : Madonna, Beyoncé ou Dua Lipa ? Non. C’est Beatriz de Dia, une 'trobairitz' qui chantait déjà le désir féminin… au XIIᵉ siècle. Comme Marie de Ventadour, Castelloza, Azalaïs de Porcairagues, ces femmes troubadours sont les premières compositrices de musique profane dont on connaisse le nom en Occident. Issues de la noblesse du sud de la France, elles osent chanter un amour audacieux, sensuel, parfois extraconjugal. Pourtant, leurs voix se sont presque éteintes : moins de trente chansons nous sont parvenues, et une seule avec sa mélodie. À écouter Une popstars médiévale : un effet Madonna… au XIIᵉ siècle Au XIIᵉ siècle, les 'trobairitz', ou femmes troubadours, prennent la parole dans une société dominée par les hommes.
"A chantar m’er de so qu’eu no volria"("Il me faut chanter ce que je ne voudrais pas") et plus loin, on trouve ces vers : Le déclin des trobairitz : une liberté brisée par l’histoire. La disparition progressive des femmes médecins du Moyen Âge, une histoire oubliée. La plupart des « sorcières » persécutées en Europe à partir du XVe siècle étaient en réalité des sages-femmes et des guérisseuses, héritières d’une longue tradition d’exercice laïc de la médecine, plus pragmatique que théorique.
Mais pour raconter l’histoire de ces expertes (avant qu’elles soient totalement évincées), les chercheurs se heurtent à plusieurs obstacles : les informations sont peu nombreuses et disparates, fragmentées en de nombreuses sources très différentes ; sources biographiques, par exemple, mais aussi sources économiques, judiciaires, administratives. Quelquefois ne subsistent que des prénoms ou des noms, comme ceux des femmes inscrits à l’Ars Medicina de Florence (un traité médical), ou celui de la religieuse apothicaire Giovanna Ginori, inscrite sur les registres fiscaux de la pharmacie dans laquelle elle travaillait pendant les années 1560. La Scola Salernitana Des femmes accusées d’exercer illégalement La formalisation des études. Le cortège funéraire de Trotula de Salerne - Agir pour le coeur des femmes. La médecine monastique. Mais pour comprendre l’histoire de Trotula, il faut se plonger dans les mystères du monde et de la médecine du haut Moyen-Âge : c’est au début du VIe siècle lorsque tout a été rasé par les barbares venus de l’est, que les édifices, la civilisation et la culture n’existent plus, qu’apparaît Benoît de Nursie.[1] Il personnalise dans sa vie et dans sa règle, ce concept révolutionnaire qu’est la charité et affirme le principe d’une conduite originale envers ceux qui souffrent ou qui sont malades.[2] Principe jusqu’alors inconnue d’un monde romain qui considère plutôt la compassion comme une faiblesse.
Il crée un monastère au Mont Cassin, embryon d’un ordre monastique qui va féconder toute l’Europe (les bénédictins) et aussi… un hôpital : « Il faut que tout cède au soin qu’on est obligé de prendre des malades, et on doit croire que c’est véritablement Jésus-Christ que l’on sert dans leur personne. ». Une exception : l’école de médecine laïque de Salerne. Les femmes et la médecine au Moyen Âge : le cas de Trotula de Salerne | France Culture. Avec nos partenaires, nous traitons vos données pour les finalités suivantes : le fonctionnement du site, la mesure d'audience et web analyse, la personnalisation, la publicité et le ciblage, les publicités et contenus personnalisés, la mesure de performance des publicités et du contenu, le développement de produit, l'activation des fonctionnalités des réseaux sociaux.
Vos préférences seront conservées pendant une durée de 6 mois. Trotula – SIEFAR. L’existence d’un traité de gynécologie désigné sous ce terme est, quant à elle, bien attestée, même si l’ouvrage a connu de nombreux remaniements au cours de sa diffusion au bas Moyen Âge. Ce récit, témoignant d’une grande connaissance du corps féminin et d’un savoir pratique appliqué aux maladies de femmes, constituerait le premier ouvrage écrit dans le domaine des soins par une femme à l’intention des femmes. Cela étant, ce savoir ne saurait être attribué à un seul personnage, et derrière Trotula se cacheraient en réalité plusieurs autrices, probablement rien que des femmes. Selon Monica Green, dont les recherches fournissent actuellement l’essentiel de la documentation à ce propos, le personnage semi-légendaire de Trotula ne représenterait qu’un exemple parmi d’autres, de femmes pratiquant et théorisant la médecine à Salerne au XIIe siècle. Trotula de Salerne, pionnière de la gynécologie.
Trotula de Salerne, ou Trotula di Ruggiero (ou encore Trota), est une médecin italienne du Moyen Âge, à qui on attribue plusieurs ouvrages traitant de la santé féminine. Les bases de la médecine féminine On sait très peu de choses de la vie de Trotula de Salerne, mis à part qu’elle vit probablement au XIème siècle et qu’elle appartient à l’École de Salerne.
Médecin, elle écrit en latin plusieurs ouvrages sur la santé des femmes qui donnent de premières bases pour la médecine féminine, notamment son Traitement des femmes malades avant et après l’accouchement, et Les maladies des femmes avant, pendant et après l’accouchement. Dans ces ouvrages, elle préconise notamment l’usage d’opiacés pour atténuer les douleurs de l’accouchement, allant à l’encontre des positions de l’Eglise de l’époque, pour qui les femmes doivent souffrir en accouchant. Traitement pour les femmes Liens utiles La fiche Wikipédia de Trotula de SalerneTrotula of Salerno.
Femmes écrivaines du Moyen Âge. Aguilera, Delphine, Femmes poètes du Moyen Âge: les trobairitz, Paris, L'Harmattan, 2012, 225 p. — Réimpr.: 2024. Altmann, Barbara K., « Women authors of the Middle Ages », The Cambridge History of French Literature, éd. William Burgwinkle, Nicholas Hammond et Emma Wilson, Cambridge, Cambridge University Press, 2011, p. 84-92. [IA] DOI du recueil: 10.1017/CHOL9780521897860 Baader, Renate, et Dietmar Fricke, éd., Die französische Autorin vom Mittelalter bis zur Gegenwart, Wiesbaden, Athenaion, 1979, 286 p.Compte rendu: Ruth Jakoby, dans Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte.
Cahiers d'histoire des littératures romanes, 5:4, 1981, p. 480-483. Barratt, Alexandra, éd., Women's Writing in Middle English, 2e éd., Harlow, Longman, 2010.