Harcèlement au travail : « J’ai pensé au suicide » Quand on vous répète à longueur de journée que vous êtes une merde, vous finissez par le croire. » Quand Sylvie*, évoque son quotidien professionnel les mots sortent douloureusement : « Ce genre d’histoire, ça peut détruire une vie.
J’ai fait un début de dépression. Je pleurais devant les enfants. J’avais envie de me tirer une balle », raconte cette trentenaire occupée à constituer avec son avocat un dossier de plainte pour harcèlement. Sylvie n’est pas salariée, elle gère une boutique franchisée mais décrit le cauchemar que semble lui faire vivre la propriétaire de son magasin : « Je travaillais plus de cent heures par semaine, je ne tenais plus et quand j’ai voulu prendre quelques jours, c’est devenu terrible. On m’a dit de démissionner puisque je n’étais pas capable d’assumer mon travail. » La jeune femme parle de la pression constante, des insultes, des larmes… Elle évoque aussi ces « griffes » dont elle se sent encore prisonnière. Peu de dossiers devant les tribunaux. Qu’est-ce que le stress au travail? Quand la mort des employés rapporte (gros) aux multinationales -
Samedi 10 avril 6 10 /04 /Avr 10:56 Hallucinant: aux Etats-Unis, mais dans d'autres pays aussi, certaines entreprises se font de l'argent quand leurs employés meurent.
Surtout s'ils meurent jeunes, d'ailleurs. Eh oui: là-bas, votre employeur peut prendre une assurance-vie sur votre dos, sans vous le dire, et toucher des milliers de dollars quand vous mourez. Beaucoup de compagnies d'assurances proposent des "assurances vie d'entreprise". Ou quand un employeur, pour se prémunir des "risques" pour sa boîte (lesquels, au juste? Ces assurances ont des noms charmants: "dead peasant" (paysan mort, rustre mort), "dead jeanitors" (concierges morts)... Des boîtes comme Bank of America, Wall Mart (près de 400.000 salariés assurés), Nestlé, Procter & Gamble ou Dow Chemical s'en donnent à coeur joie. Aux Etats-Unis, les primes versées à la mort des gens représentent 20% des contrats d'assurance passés dans le pays. Jackpot à tous les coûts. Stress au travail.
Plus d’un salarié européen sur 5 déclare souffrir de troubles de santé liés au stress au travail.
Le phénomène n’épargne plus aucun secteur d’activité. La démarche de prévention collective consiste à réduire les sources de stress dans l'entreprise en agissant directement sur l'organisation, les conditions de travail, les relations sociales… On parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre.
Les situations stressantes qui s’installent dans la durée ont toujours un coût pour la santé des individus qui les subissent. Elles ont également des répercussions négatives sur le fonctionnement des entreprises (turnover, journées de travail perdues, perte de qualité de la production, démotivation parmi les équipes…). Bon stress ? Faire le lien entre stress et travail Stress au travail : le cas d’une salariée dans un service administratif De quoi s’agit-il ?