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Jeu de Paume

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Exposition Santu Mofokeng - Jeu de Paume. Exposition Claude Cahun - Jeu de Paume. Née en 1894, et morte en 1954, Claude Cahun (née Lucy Schwob) est à la fois écrivain, femme de théâtre, plasticienne et photographe. Intimiste, poétique et largement autobiographique, l’œuvre de Claude Cahun, qui s’étale sur une vaste période allant de 1910 à 1954 — peu avant sa mort —, échappe aux tentatives de classification ou de rapprochement. Ce sont sans doute ses autoportraits qui ont suscité le plus d’intérêt. L’artiste s’y sert de sa propre image pour démonter un à un les clichés associés à l’identité.

Claude Cahun s’est réinventée à travers la photographie (comme à travers l’écriture), en posant pour l’objectif avec un sens aigu de la performance, habillée en femme, en homme, cheveux longs ou crâne rasé (chose des plus incongrues pour une femme de l’époque). Longtemps méconnue, l’œuvre photographique de Claude Cahun s’est imposée ces dernières années comme l’une des plus originales et des plus fortes de la première moitié du XXe siècle. Exposition Berenice Abbott - Jeu de Paume. L’exposition “Berenice Abbott” dévoile pour la première fois en France les différentes étapes de la carrière de cette photographe américaine. Cette rétrospective propose plus de 140 images, des ouvrages originaux et une série de documents inédits.

En présentant des portraits, des photographies d’architecture et des prises de vue scientifiques, l’exposition montre les multiples facettes d’une œuvre souvent réduite à quelques images. Si Berenice Abbott (1898-1991) a pratiqué la photographie tout au long de sa vie, trois périodes distinctes rythment toutefois sa production. Venue à Paris au début des années 1920, formée par Man Ray avant d’ouvrir son propre studio, elle entame avec succès une carrière de portraitiste. Exposition Jimmy Robert - Jeu de Paume. Jimmy Robert produit des images qui deviennent des installations sculpturales ou cinématographiques. Le mouvement, l’appropriation et les numéros poétiques sont au centre de sa pratique qui se développe dans toutes sortes de médiums : la performance, les gestes, les films, les photographies et publications. Il propose un dialogue entre son corps et sa représentation, qui explore les limites de l’image et celles du langage ainsi que l’espace entre les deux.

Ses films et photographies se composent souvent d’images trouvées qui se mêlent aux siennes, transformées par divers manipulations et collages et centrées sur le caractère éphémère de l’image et de son processus de création. En mettant en valeur ces moments particuliers, Jimmy Robert transforme les gestes quotidiens en de fascinantes et délicates chorégraphies. Exposition Ai Weiwei - Jeu de Paume. Au début des années 1980, Ai Weiwei (Pékin, 1957) choisit New York comme terrain d’expression, y photographiant quotidiennement le monde qui l’entoure. Il poursuit cette pratique à Pékin, où il revient en 1993, montrant les multiples aspects de la réalité urbaine et sociale de la Chine. Ses photographies témoignent du capitalisme anarchique qui se développe dans son pays et des contradictions de la modernité. Tout à la fois architecte, sculpteur, photographe, blogueur et adepte des nouveaux médias, Ai Weiwei devient rapidement l’un des artistes majeurs de la scène artistique indépendante chinoise, produisant une œuvre prolifique, iconoclaste et provocatrice.

Ai Weiwei est un artiste généraliste et un critique social qui a entrepris de faire bouger la réalité et de contribuer à la façonner. Exposition Laurent Grasso - Jeu de Paume. Laurent Grasso a conçu son exposition au Jeu de Paume autour de préoccupations qui traversent son travail : brouiller le rapport au temps et à la temporalité, rendre floue l’origine des objets montrés ; créer un dispositif d’exposition qui modifie l’architecture du lieu où elle est présentée ; interroger la perception du spectateur avec des situations qui ont une source documentaire, historique, mythologique mais qui contiennent un potentiel esthétique et fictionnel. L’artiste appréhende ainsi la réalité par ses limites, convoque ce qui est connu ou familier, et questionne des problématiques très contemporaines.

Explorant les notions d’espace et de temporalité, Laurent Grasso aime l’idée de “créer une fausse mémoire historique”, où dans un siècle, plus encore qu’aujourd’hui, il sera impossible de situer l’époque de création de ses œuvres, produisant ainsi une fausse archéologie du futur. Son travail est un voyage dans le temps qui dépasse définitivement l’actualité. Exposition Rosa Barba - Jeu de Paume. Le cinéma est le langage de Rosa Barba. Elle le crée, l’analyse, l’étudie et le dissèque, en isole les différents éléments — tels que le texte, la bande originale, les images et la lumière — et les (re)présente, parfois isolément. Le film, avec ses limites en tant que médium, est transformé en objet textuel et sculptural.

Il y a une transposition constante, une circulation continue entre le fait d’être à la fois un médium et un objet d’art, à la fois le contenu et la forme. Rosa Barba cherche à savoir comment le film, en tant que document, se rapporte à la réalité, comment l’histoire elle-même se rapporte à la réalité. En ce sens, ses films créent ce qui semble être un discours docu-fictionnel, s’auto-interrogeant constamment. Exposition Eva Besnyö - Jeu de Paume. Artiste d’origine hongroise moins connue que ses compatriotes Robert Capa et André Kertész, mais “grande dame de la photographie néerlandaise”, Eva Besnyö est de ces femmes qui ont trouvé dans la photographie non seulement un métier mais une forme d’émancipation, et de ces artistes d’avant-garde, émigrés, qui choisirent l’Europe comme terrain de jeu et de travail. La première rétrospective que consacre le Jeu de Paume à Eva Besnyö met en lumière le travail de cette photographe dont la carrière s’est enrichie des villes qu’elle a traversées.

En 1930, alors qu’Eva Besnyö (1910-2003) arrive à Berlin, tout juste âgée de vingt ans, avec en poche un certificat attestant sa formation dans le studio de Jozsef Pesci à Budapest, elle a déjà pris deux décisions majeures : faire de la photographie son métier, et quitter définitivement la Hongrie fasciste. Besnyö découvre à Berlin une métropole démocratique dans son mode de vie et très ouverte sur les expériences artistiques.