Cette sélection a pour sujet une controverse touchant le Figaro et sa promesse faite à Edith Bouvier de l'embaucher. Cette promesse faisant suite aux neuf jours où la journaliste a été piégée par un bombardement à Homs en Syrie.
Edith Bouvier: "Le Figaro" revient sur sa promesse et ne l'embauchera pas. Souvenez-vous d'Edith Bouvier, la journaliste du Figaro piégée neuf jours durant à Homs, dans le quartier de Baba Amr, en Syrie. Lors de son retour en grande pompe le 2 mars sur l'aéroport de Villacoublay, la direction du quotidien avait salué le courage de la reporter indépendante en lui promettant une embauche. "Dès votre sortie de l’hôpital, on s’occupe de ça", lui avaient signifié Serge Dassault, propriétaire du Figaro, et Etienne Mougeotte, son directeur de la rédaction. Edith Bouvier n'avait alors rien demandé. Sauf qu'aujourd'hui, deux mois ont passé et la promesse est subitement tombée à l'eau...
La rédaction du quotidien lui aurait fait savoir qu’il n’y aurait finalement pas d’embauche. Rue 89 précise que plusieurs journalistes dénonceraient la promesse trahie. Un journaliste explique au site internet : "Dassault et Mougeotte avaient surtout fait cette promesse à Nicolas Sarkozy. Retrouvez la vidéo d'Edith Bouvier, bloquée et blessée en Syrie: Contrairement à sa promesse, "Le Figaro" n'a pas embauché Edith Bouvier. Le Figaro n'honorera pas sa promesse d'embaucher Edith Bouvier, la journaliste bless e en Syrie.
Edith Bouvier, la journaliste freelance grièvement blessée à Homs, en Syrie, en février dernier, ne sera pas embauchée au Figaro. Rue89 raconte que le quotidien n’honorera pas la promesse, faite à la jeune femme dès le jour de son retour en France, de l’intégrer à l’équipe du journal. «Dès votre sortie de l’hôpital, on s’occupe de ça», lui ont indiqué Serge Dassault et Etienne Mougeotte – respectivement patron et directeur de la rédaction du Figaro.
Or Edith Bouvier a quitté l’hôpital le 21 mars et a eu des nouvelles du quotidien il y a quelques jours seulement…pour apprendre qu’elle ne serait pas embauchée. «On m’a indiqué qu’il y avait eu des restrictions budgétaires» a expliqué la journaliste à Rue 89, ajoutant: «Ils m’ont proposé des piges, mais pour les piges, je n’ai pas besoin d’eux, merci! Selon un journaliste du Figaro, également interrogé par le site d’informations, «Dassault et Mougeotte avaient surtout fait cette promesse à Nicolas Sarkozy. L’embauche d’Edith Bouvier : la promesse oubliée du Figaro. Serge Dassault et Etienne Mougeotte à Villacoublay, le 2 mars 2012 (Jacques Demarthon/AFP) Le 2 mars, Nicolas Sarkozy n’était pas le seul à être allé, sous les caméras, accueillir Edith Bouvier à Villacoublay, où elle venait d’atterrir.
Serge Dassault et Etienne Mougeotte, patron et directeur de la rédaction du Figaro, étaient là. A la suite de l’exfiltration mouvementée et du rapatriement de la journaliste indépendante, blessée en Syrie à la jambe, il ne faisait aucun doute qu’elle faisait partie de la famille du Figaro dont elle était l’envoyée spéciale. Dans l’avion, devant un Sarkozy enthousiaste et pressant, Mougeotte et Dassault ont promis à la pigiste de l’embaucher. Elle ne demandait rien. « Dès votre sortie de l’hôpital, on s’occupe de ça », lui ont-ils dit. La société des journalistes, le service étranger ont ensuite été informés de cette décision dans une ambiance festive. Aujourd’hui, deux mois plus tard, pourtant, la promesse nouée devant le Président est oubliée. Le Figaro n’embauchera pas Edith Bouvier. Passée l’émotion, la réalité revient au galop: c’est la cruelle conclusion et désillusion à laquelle Edith Bouvier a du arriver.
Pigiste du Figaro blessée en Syrie le 22 février dernier, avant d’être rapatriée en France le 2 mars, cette journaliste avait ému une partie de l’opinion et Nicolas Sarkozy, lui-même, qui avait demandé et obtenu du patron de ce quotidien, Etienne Mougeotte, son embauche sitôt rentrée en France. «C’est une excellente idée » avait même confié ce dernier au Canard Enchaîné, qui le raconte dans son édition d’hier.
Sortie de l’hôpital le 21 mars, la même Edith Bouvier a appris qu’elle resterait à la pige : restrictions budgétaires oblige la promesse faite a été rempochée et la journaliste continuera à crapahuter, payée au cacheton. Sans commentaires.