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Sarkozy en Lybie

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160 policiers pour accompagner Nicolas Sarkozy en Libye. Nicolas Sarkozy s'apprête à s'envoler pour la Libye, selon plusieurs médias. "Le Parisien" révèle mercredi 14 septembre que le chef de l'Etat devrait partir jeudi matin à Benghazi, fief de la Libye des insurgés mais aussi dans la capitale Tripoli. Lors de cette visite surprise, préparée dans le plus grand secret, Nicolas Sarkozy devrait rencontrer Moustapha Abdeljallil, le président du Conseil national de transition et le Premier ministre Mahmoud Djibril. Au Quai d'Orsay, le cabinet de Bernard Valero explique avoir appris cette information par la presse et déclare n'avoir aucune information à donner. Mansour Saïf-el Nasser, l'équivalent de l'ambassadeur du CNT en France, joint par le "Nouvel Observateur", ne souhaite pas commenter cette information, mais précise que l'invitation a été faite et que lui-même pourrait éventuellement faire partie d'un tel voyage.

Selon le "Parisien", le chef de l'Etat veut porter un message "sur le choix de la démocratie et le refus du péril islamiste". "Nous croyons dans une Libye unie, pas dans une Libye divisée" Sarkozy parade en Libye comme chez lui. Un jeune rebelle en treillis militaire s’est glissé parmi les journalistes et les gardes du corps qui ont investi l’hôtel Corinthia, dans le centre de Tripoli. Il n’est pourtant pas venu écouter la conférence de presse réunissant Nicolas Sarkozy et David Cameron, le Premier ministre britannique, ainsi que Moustafa Abdeljelil et Mahmoud Jibril, les deux leaders du Conseil national de transition (CNT). «Je veux juste voir le président français.

Je n’ai pas oublié qu’il nous a aidés dès le début de la révolution», explique Abdul Bassit Hussein, un combattant qui fait des allers-retours entre la capitale et Bani Walid, ville toujours tenue par les forces kadhafistes. Pour sa première visite en Libye depuis la chute de Muammar al-Kadhafi, Sarkozy ne risquait pas d’être mal reçu. Les Libyens remercient régulièrement la France et le Royaume-Uni d’avoir lancé une intervention militaire dès la mi-mars, un mois après le début de la révolution. Hélicoptère. Richesses. "En Libye, Sarkozy prend un petit bain de popularité" Sarkozy en Libye rappelle Mitterrand en Bosnie en 1992. François Mitterrand à Sarajevo le 28 juin 1992. Nicolas Sarkozy en Libye le 15 septembre 2011. (Capture d'écran) "Ça va être énorme. " Bien avant la chute de Mouammar Kadhafi, Nicolas Sarkozy, répétait, à qui voulait bien l'entendre, à quel point sa visite en Libye serait historique.

La visite s'est déroulée sous très haute surveillance - plus de 160 CRS avaient fait le déplacement la veille pour sécuriser les lieux - alors que des combats sporadiques se poursuivent et que Mouammar Kadhafi court toujours. Cette image, d'un président français acclamé par une foule pleine d'espoir, aux côtés de Bernard-Henri Lévy, en rappelle une autre. A son passage, les habitants de Sarajevo sortent dans la rue pour le saluer. A l'époque, le choix de la date du 28 juin 1992 ne doit rien au hasard, puisqu'il s'agit du jour anniversaire de l'assassinat de l'archiduc d'Autrice, François-Ferdinand, en 1914, événement déclencheur de la Première guerre mondiale.

Marianne Enault - leJDD.fr. En Libye, Sarkozy dément tout accord secret sur le pétrole.