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Les incontournables du Louvre

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Madeleine à la veilleuse. Peintures Peinture française Auteur(s) : Guillaume Kazerouni Georges de La Tour a traité, à trois reprises au moins, le thème de la Madeleine pénitente comme le prouvent les tableaux conservés au County Museum of Art de Los Angeles, à la National Gallery de Washington et au Metropolitan Museum de New York. Dernier en date, le tableau du Louvre est le plus strictement composé.

La Madeleine Terff Le tableau, qui appartenait à Camille Terff à Paris en 1914, est entré au Louvre après de multiples péripéties. La Madeleine pénitente La jeune femme est assise devant une table sur laquelle sont diposés quelques livres et un verre d’huile où brûle une mèche. La Tour et Marie Madeleine La Madeleine est l’un des thèmes de prédilection de Georges de La Tour. Le Verrou. Les Noces de Cana. Appelé à Venise en 1553, Véronèse ne cessera d'exercer son talent de décorateur, apte à brosser d'immenses toiles où s'allient l'autorité scénographique, la somptuosité des costumes modernes et l'éclatante luminosité du coloris.

Les Noces de Cana ornaient le réfectoire construit par Palladio pour les Bénédictins de l'île de San Giorgio Maggiore. L'épisode sacré est transposé, avec une liberté iconographique souveraine, dans le cadre fastueux d'une noce vénitienne. Une scène biblique dans une fête vénitienne À Cana, en Galilée, le Christ est invité à un repas de mariage au cours duquel il accomplit son premier miracle. A la fin du banquet, alors que le vin vient à manquer, il demande aux serviteurs de remplir d'eau les jarres de pierre puis de servir le maître de maison, qui constate que l'eau s'est changée en vin. Cet épisode, raconté par l'apôtre Jean, préfigure l'institution de l'Eucharistie. Le profane et le sacré Véronèse mêle le profane et le sacré pour planter le décor. La commande. Les Pèlerins d'Emmaüs. Portrait présumé de Gabrielle d'Estrées et de sa soeur la duchesse de Villars. Peintures Peinture française Auteur(s) : Vincent Pomarède Le geste ostentatoire pourrait faire allusion à la maternité de Gabrielle et à la naissance, en 1594, de César de Vendôme, bâtard d'Henri IV.

Influence italienne Cette oeuvre demeure anonyme, bien que peinte dans un style très caractéristique de la deuxième période de l'école de Fontainebleau. La technique du trompe-l'oeil L'artiste a utilisé avec habileté la technique du trompe-l'oeil, peignant de manière imitative et réaliste le drap dans la baignoire et les deux tentures qui encadrent la scène. Un geste étrange et affectueux Les modèles sont identifiés : Gabrielle d'Estrées (1571-1599), favorite du roi Henri IV (1553-1610), et sans doute une de ses soeurs, la duchesse de Villars ou la maréchale de Balagny.

L'Astronome (Vermeer) Il est possible que les date et signature aient été ajoutées postérieurement, mais l’œuvre date sans doute de cette époque. Le large cadre aux placages roux et aux baguettes noires est hollandais et date du milieu du XVIIe siècle. C’est en 1983 que L’Astronome rejoint l’autre peinture de Vermeer sur les cimaises du Louvre, la non moins célèbre Dentellière : ce sont les deux seuls tableaux de l’artiste conservés dans les collections nationales françaises. L'Astronome et le Géographe De formats pourtant différents (<i>L’Astronome</i> est plus petit), on a aimé croire que le tableau du Louvre et <i>Le Géographe</i> (Francfort-sur-le Main, Städel Museum) formaient un ensemble.

Toutefois, leurs compositions avec les deux figures tournées vers la fenêtre sur la gauche, infirment cette croyance : ils ne composent aucun dialogue. Une peinture descriptive L'Astronomie au temps de Vermeer Bibliographie. La Dentellière. Le livre posé en avant est très probablement une Bible, cela situe l'activité du modèle dans une traditionnelle ambiance morale teintée de religion, la femme (qui n'est pas l'épouse de Vermeer comme on l'a dit sans preuve) n'est d'ailleurs pas habillée en professionnelle. Le coussin à gauche, merveille de couleurs, est un coussin à couture où se rangeaient des accessoires de couture. Un chef-d'oeuvre de Vermeer par la concentration du modèle et le jeu des couleurs exaltées par le fond gris clair. Morale et quotidien Renoir considérait ce chef-d'oeuvre, entré au Louvre en 1870, comme le plus beau tableau du monde, avec le Pèlerinage à l'île de Cythère de Watteau, également conservé au Louvre.

Douce intimité Le sentiment de profonde intimité qui émane du tableau provient à la fois de sa petite taille (il s'agit du plus petit format peint par Vermeer) et du cadrage centré sur le personnage. La poésie silencieuse de la lumière Bibliographie. Le Scribe accroupi. Qui ne connaît pas au moins une image du scribe accroupi ? Installé au Ier étage du département des Antiquités égyptiennes, il reste pourtant le plus célèbre des inconnus. On ne sait rien sur le personnage qu'il représente : ni son nom, ni ses titres, ni l'époque précise à laquelle il vivait. Malgré cela, sa statue frappe toujours les visiteurs qui le découvrent. Une posture spécifique Le du musée du Louvre connu sous la dénomination de "scribe accroupi" est en fait assis en tailleur.

Un personnage inconnu Le socle semi-circulaire sur lequel il est assis devait, à l'origine, s'encastrer dans un socle plus grand qui comportait son nom et ses titres. Un scribe au travail Le scribe est représenté en activité, ce qui n'est pas courant dans la statuaire égyptienne. Bibliographie - BOUQUILLON Anne, "La couleur et les pigments", in Techne 4, 1996, p. 55, fig. 6. - L'Art égyptien au temps des pyramides, Catalogue de l'exposition, Editions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1999, pp. 383-384. Akhénaton. La Femme au miroir. Peintures Peinture italienne Auteur(s) : Aline François Dans ce chef-d'oeuvre du classicisme chromatique de la jeunesse de Titien, l'harmonie de la composition et des couleurs exalte la beauté de la femme.

Titien donne ici le prototype de l'idéal féminin caractéristique de la peinture vénitienne. Les deux miroirs, dont l'un est tendu par l'homme, permettent à la jeune femme de se voir de face et de dos : ce thème du reflet, inventé par Giorgione, met en valeur l'habileté technique de l'artiste. Une composition classique Cette jeune vénitienne rêveuse et sensuelle, surprise pendant sa toilette, tient d'une main ses cheveux et de l'autre un flacon de parfum. Debout, le corps de face, elle porte sous une robe verte à bretelles une chemise blanche plissée à large décolleté qui laisse apparaître surtout son épaule gauche. Un hymne à la beauté vénitienne. Roland furieux. La puissance expressive de ce Roland, dont la fureur destructrice a été entravée, impressionna le public du Salon de 1831.

Trahi dans son amour pour la princesse Angélique, le paladin exprime son désespoir avec une violence inouïe, toute romantique. Toutefois, Duseigneur honore son chevalier d’une nudité héroïque digne de la sculpture classique. Un manifeste romantique Duseigneur, jeune sculpteur de 23 ans, fit sensation au Salon de 1831 en présentant le modèle en plâtre de Roland furieux. La violence de l’expression en fit immédiatement un manifeste de la sculpture romantique. Possédé par la fureur de son amour déçu et luttant pour se dégager de ses liens, Roland bande ses muscles, tord ses membres et son buste, les mains agrippées au sol ; le visage est crispé de douleur, les yeux sont révulsés par la démence. Un sujet médiéval ? Un bronze fondu tardivement Œuvre phare du romantisme, elle ne fut pourtant transcrite en bronze que 36 ans plus tard, après la mort de l’artiste. Bibliographie. La Raie. Peintures Peinture française Auteur(s) : Vincent Pomarède Ce chef d'oeuvre précoce de Chardin fut d'emblée jugé digne des plus beaux modèles flamands (Snyders, Fyt).

Dans La Raie, ce "monstre étrange", Proust admira "la beauté de son architecture délicate et vaste, teintée de sang rouge, de nerfs bleus et de muscles blancs, comme la nef d'une cathédrale polychrome". Une étrange mise en scène À la cruche et au chaudron, accessoires inertes à droite, s'opposent à gauche la tension et l'étrangeté du petit chat, au poil hérissé, qui semble être apeuré par une scène située hors du tableau. Cette étrange mise en scène d'objets disposés autour d'une raie écorchée, évoquant Le Boeuf écorché de Rembrandt, a étonné tous les peintres - jusqu'à Matisse - en raison du regard vide de cet animal fantomatique qui attire l'oeil du spectateur. Le réalisme de la représentation des éléments de cette fausse nature morte a depuis toujours servi d'exemple.

Morceau de réception. Buste de Caracalla. Ce buste au visage volontaire représente l'empereur Caracalla (211-217 ap. J. -C.). Véritable expression de la psychologie et de la politique du prince, il témoigne du rôle de la composante militaire dans la politique au début du IIIe siècle. Son exécution vigoureuse, bien loin des effets baroques de la période antoninienne, est un prélude au modelé plus simplifié des effigies de la seconde génération des Sévères.

Caracalla (211-217 ap. L'empereur Caracalla est ici figuré en buste, portant une cuirasse sur laquelle est drapé le paludamentum, signe distinctif du chef militaire. Un empereur soldat Comme son père Septime Sévère (empereur de 193 à 210), Caracalla est un empereur militaire. Une nouvelle approche du portrait Ce type de portrait est connu par d'autres répliques, dites du "type Tivoli", ainsi nommé en raison de la provenance de l'une d'entre elles. Bibliographie - WIGGERS H. . - KERSAUSON K. Buste d'Alexandre le Grand. L'inscription antique identifie avec certitude Alexandre le Grand, fils de Philippe de Macédoine. La coiffure léonine aux mèches recourbées au-dessus du front (anastolè) est en outre caractéristique des portraits du souverain macédonien. L'oeuvre ne reprend que la tête d'une statue attribuée à Lysippe, sans doute l'Alexandre à la lance en bronze mentionné par Plutarque (Moralia, 360 d), datée de 330 av.

J. -C. Alexandre le Grand L'œuvre se présente sous la forme d'un , c'est à dire un pilier dont la partie supérieure a été sculptée en forme de tête. Un présent diplomatique ? Cet hermès formait avec d'autres piliers de ce type une galerie de portraits d'hommes célèbres - tous furent mis au jour en 1779 au cours des fouilles organisées à Tivoli par le chevalier d'Azara. L'écho d'une statue perdue Très abîmée par son séjour en terre malgré sa restauration, cette effigie est cependant le portrait d'Alexandre que l'on rapproche le plus de l'œuvre de Lysippe, artiste grec du IVe siècle av. L'Odalisque d'Ingres. Ingres a transposé dans un Orient de rêve le thème du nu mythologique, dont la longue tradition remonte à la Renaissance. Le plus célèbre nu du maître est une commande de Caroline Murat, soeur de Napoléon Ier et reine de Naples.

Ingres a peint ici un nu aux lignes allongées et sinueuses sans tenir compte de la vérité anatomique, mais les détails comme la texture des tissus sont rendus avec une grande précision. Cette oeuvre a été violemment critiquée lors de son exposition au Salon de 1819. Offerte et discrète Cette femme allongée sur un divan est offerte par sa nudité et son visage tourné vers nous. Le titre de l'oeuvre, signifiant "femme de harem", ainsi que les accessoires orientaux qui l'entourent suggèrent l'Orient sensuel. Mais cette femme est aussi discrète parce qu'elle ne montre que son dos et une partie d'un sein. Un nu pour une reine La soeur de Napoléon, Caroline Murat (1782-1839), reine de Naples, a commandé ce tableau en 1813. Abstraction et objectivité Bibliographie. La Baigneuse. Cette Baigneuse porte le nom d'un de ses anciens propriétaires du XIXe siècle.

Elle constitua l'un des "envois de Rome" à Paris d'Ingres en 1808, lorsqu'il était pensionnaire à l'Académie de France. Le jeune artiste réalise un chef-d'oeuvre aux lignes harmonieuses et à la lumière délicate. Cet admirable dos nu a hanté l'artiste toute sa vie, le reprenant dans plusieurs compositions, notamment Le Bain turc. La réception d'un envoi Cette Femme assise - son premier titre - est l'un des trois envois réglementaires d'académie du jeune Ingres (avec Baigneuse à mi-corps, 1807, musée Bonnat, Bayonne et Oedipe et le Sphinx, 1808, Louvre), sujet rarement abordé par les pensionnaires. Contrairement au Salon de 1806, où il avait provoqué un scandale - notamment avec son Portrait de Napoléon Ier (musée de l'Armée, Paris), "Empereur mal-ingre", "barbare" et les portraits de la famille Rivière (Louvre) - la critique fut mitigée, voire absente.

L'apparente simplicité La longue quête de l'idéal. Le Bain turc. A la fin de sa vie, Ingres crée la toile la plus érotique de son oeuvre avec cette scène de harem associant le motif du nu et le thème de l'Orient. Il s'inspire des lettres de Lady Montague (1690-1760) qui raconte une visite d'un bain pour femmes à Istanbul au début du XVIIIe siècle. Pour cette composition où règnent les arabesques, Ingres reprend des figures déjà présentes dans des toiles précédentes. Ce dernier chef-d'oeuvre de l'artiste ne fut révélé au grand public que bien après sa mort.

Un Orient rêvé Des dizaines de femmes turques nues sont assises dans des attitudes variées sur des sofas, dans un intérieur oriental s'organisant autour d'un bassin. Beaucoup de ces baigneuses juste sorties de l'eau s'étirent ou s'assoupissent. D'autres papotent, prennent du café. Le dernier chef-d'oeuvre C'est le prince Napoléon qui commanda cette scène de harem à Ingres vers 1848. Triomphe de l'arabesque Bibliographie. Oedipe explique l'énigme du sphinx. Louis-François Bertin.

La Victoire de Samothrace. Très tôt en Grèce, la représentation de la victoire a été personnifiée sous les traits d'une déesse ailée, descendant sur terre pour faire honneur au vainqueur. Fidèle à cet esprit, le monument érigé dans le sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace au début du 2e siècle av. J. -C. représente une Victoire se posant sur l'avant d'un navire de guerre, pour commémorer sans doute une victoire navale. Par la virtuosité de sa sculpture et par l'ingéniosité de sa construction ce monument est un chef-d'oeuvre inégalé de la sculpture grecque d'époque hellénistique. Le monument : une statue et sa base Le pied droit touchant à peine le pont du navire, la Victoire est saisie à la fin de son vol, les ailes encore déployées, les vêtements tourbillonnant au vent.

Le style : un homme et son époque Le monument de la Victoire était abrité dans un petit édifice dont il ne reste plus que les fondations. Une somptueuse offrande Bibliographie. La Joconde. Le Sacre. Les Sabines. Le Serment des Horaces. Madame Récamier. Le Radeau de la Méduse. La Liberté guidant le peuple. La Mort de Sardanapale. Femmes d'Alger dans leur appartement. Code de Hammurabi. Vénus de Milo.