
sept. / oct. 2011
Get flash to fully experience Pearltrees
Des hackers interviennent en Syrie
Un collectif de hackers, Telecomix, a prêté main forte aux Syriens en lutte contre le pouvoir de Damas. Une nouvelle opération après les succès égyptien et tunisien. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, à 2h53, KheOps (le pseudonyme d’un hacker familier des actions politiques) a “appuyé sur le bouton” , comme il le dit modestement, et détourné l’Internet en Syrie. Dès lors, les internautes syriens étaient automatiquement redirigés vers un site web expliquant pourquoi, et comment, contourner la censure et protéger leurs communications sur le Net : Il nous fallait imposer notre message.Syrie : entre répression et perspectives révolutionnaires
Syrie-Algérie: même combat?
Syrie : un officier supérieur parle, par Zénobie
« L’armée de la Syrie n’est que l’armée des services de sécurité syriens ( jaych amni ). » Mon interlocuteur a prononcé ces mots gravement. On l’appellera Mohammed, c’est un officier supérieur sunnite. Comment en est-on arrivé là ? Il faut remonter aux années 1960 où, en quatre coups d’Etat, se mettent en place les cadres de l’actuel système politique syrien : la ruralisation des villes et du régime, l’arrivée au pouvoir de la minorité alaouite et la domination du parti et des civils par l’armée. Le dernier putsch, celui de Hafez Al-Assad, père de l’actuel président, en 1970, va parachever la construction du système autoritaire. Il instaure un maillage complet de la société syrienne autour de l’armée et des organes de la Sûreté, du parti et de la bureaucratie.Syrie : l'embarrassante résurrection d'une martyre de la révolution
Une réapparition qui dérange. Hissée au rang d'icône de la révolution syrienne après la terrible découverte de son corps décapité et démembré, Zainab al-Hosni, jeune Syrienne de 18 ans, a ressuscité mardi soir en accordant une interview à la télévision officielle syrienne. "Je me suis présentée aujourd'hui à la police pour dire la vérité. Je suis vivante, contrairement à ce qu'ont dit les menteurs des chaînes de télévision par satellite", a déclaré la jeune femme lors de cet entretien, avant d'ajouter que sa mort avait été inventée pour "servir les intérêts étrangers".SYRIE. Sarkozy et son ami Bachar al-Assad - Monde
Damas accepte une visite de la Ligue arabe
Depuis près de six mois, la ville de Homs, qui fut l'une des premières à prendre part au mouvement de contestation du pouvoir de Bachar Al-Assad, est régulièrement investie par l' arm ée. Mercredi 7 septembre, après avoir bouclé les accès à la ville lors d'une nouvelle offensive , l' armée a multiplié les tirs arbitraires à l'arme lourde. Les comités de coordination locale estiment qu'il y a eu 29 morts depuis l'entrée des chars.
Syrie : face à la répression du régime, les opposants sont tentés par les armes
Si le régime du président Bachar Al-Assad venait à s' effondrer , les "organisations terroristes" risqueraient de s' imposer en Syrie , a mis en garde, mercredi 14 septembre, Ilia Rogatchev, haut responsable du ministère des affaires étrangères russe. "Si le gouvernement syrien ne peut garder le pouvoir , il y a une très forte probabilité que, dans le pays, les radicaux et les représentants d'organisations terroristes se renforcent" , a déclaré M. Rogatchev, directeur du "département des nouvelles menaces" du ministère. Il s'exprimait lors d'un discours à l'université de Saint-Pétersbourg sur la coopération antiterroriste.
Pour la Russie, le départ de Bachar Al-Assad renforcerait les "organisations terroristes"
La Syrie va prendre des mesures contre les pays qui reconnaîtront le Conseil national syrien (CNS), principale figure de l'opposition au régime, a déclaré dimanche 9 octobre, le ministre des affaires étrangères , Walid Mouallem. Le président syrien Bachar A-Assad a affirmé dans le même temps que son régime préparait des mesures "a utour de deux axes : les réformes politiques et le démantèlement des bandes arm ées" qui cherchent à déstabiliser le pays. Né fin août à Istanbul, le CNS – qui réunit pour la première fois toutes les tendances politiques – regroupe notamment les Comités locaux de coordination (LCC) qui chapeautent les manifestations sur le terrain, les libéraux, la confrérie des Frères musulmans interdite de longue date en Syrie, ainsi que des partis kurdes et assyriens.
Damas menace les pays qui reconnaitront le Conseil national syrien
Critiqué par de nombreuses capitales occidentales après le veto sino-russe , mardi, au Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de résolution menaçant le régime syrien de "mesures ciblées" , Moscou a réagi, vendredi 7 octobre, en répétant qu'elle bloquera à l'ONU toute sanction visant à renverser des régimes. A l' avenir , la Russie , membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, se prononcera "contre les tentatives à travers le Conseil de sécurité de l'ONU d' adopter des sanctions visant à déboucher sur des changements de régime", a ainsi averti le président russe Dmitri Medvedev . Mardi, l'ambassadeur de Russie, Vitali Tchourkine , avait critiqué la philosophie de la "confrontation" promue par les pays occidentaux au Conseil de sécurité de l'ONU.
Le régime syrien devra partir s'il ne fait pas de réformes, estime Moscou
L'UE dépose un nouveau projet de résolution sur la Syrie
Les pays européens ont remis mardi au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution qui prévoit des menaces de sanctions contre le gouvernement syrien plutôt que des sanctions immédiates, ont indiqué des diplomates. Rédigé par la Grande- Bretagne , la France, l' Allemagne et le Portugal , ce projet de résolution vise à surmonter la menace d'un veto de la Russie et de la Chine . Selon une copie du projet de résolution, le Conseil de sécurité exige la "fin immédiate de toute violence" du gouvernement syrien contre la contestation. Le Conseil "exprime sa détermination, dans le cas où la Syrie ne se conforme pas à cette résolution, à adopter des mesures ciblées, y compris des sanctions" , ajoute le texte. "Nous voulons adresser un message fort et uni pour faire en sorte que le régime d'Assad ne reste pas sourd aux demandes de la communauté internationale" , a déclaré un diplomate ayant requis l'anonymat.L' Iran "condamne les morts et les massacres en Syrie " , son principal allié dans la région, qu'elles soient l'œuvre du gouvernement ou de l'opposition, déclare le président iranien Mahmoud Ahmadinejad dans une interview à la chaîne américaine CNN . Les dirigeants iraniens critiquent depuis longtemps à mots couverts l'incapacité de leur allié syrien à régler pacifiquement la crise l'opposant à une partie de sa population , mais c'est la première fois que M. Ahmadinejad condamne aussi nettement la violence qui a fait plus de 3 000 morts en sept mois dans ce pays, selon l'ONU. "Nous avons une solution claire pour la Syrie, c'est que toutes les parties s'asseoient ensemble autour d'une table et trouvent un accord" , réaffirme le président iranien qui a appelé à de nombreuses reprises à un tel dialogue au cours des derniers mois. "Toutes ces morts ne peuvent apporter aucune solution, et à long terme elles ne feront que conduire à une impasse" , a ajouté M.

