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Mai. / juin. 2011

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Quand la France envahissait et bombardait la Syrie. Photo : La Grande Mosquée des Omeyyades, à Damas. © Abd Rabbo / Sipa La France, depuis quelques mois, est omniprésente sur la question syrienne. Car ce pays occupe depuis longtemps une place de choix dans la diplomatie hexagonale. Il faut en revenir aux accords Sykes-Picot. Ce dernier est consul à Beyrouth, il sera aussi, pour l’anecdote, le grand-oncle de VGE.

Que prévoient ces accords signés en 1916 entre la France et la Grande-Bretagne ? Le dépeçage pur et simple du Moyen-Orient, encore aux mains des Ottomans, avec, pour chaque pays, une part du gâteau. Comme souvent à l’époque, il s’agit d’accords secrets, mais qui ne le resteront plus en janvier 1918, après la révolution bolchevique : la Russie, en 1916, avait en effet participé aux discussions et le nouveau gouvernement rouge, pour embarrasser Français et Anglais, transmet le document aux Ottomans. La Syrie est une tache dans la mémoire française Mais la France du Bloc national ne l’entend pas de cette oreille.

"De vrais salopards" Moscou cherche à préserver sa base navale (expert) La position de la Russie vis-à-vis de Damas s'explique par ses intérêts, notamment la nécessité de préserver sa base navale en Syrie, a annoncé dans une interview au quotidien russe Izvestia le chef de la délégation du parlement russe auprès de l'Assemblée parlementaire asiatique Roudik Iskoujine. "La position russe concernant la crise syrienne a des causes superficielles et profondes. D'abord, nous devons préserver notre base navale déployée dans ce pays", a-t-il déclaré. La Flotte russe de la mer Noire possède une base à Tartous, dans l'ouest de la Syrie. "En plus, Damas est un bon débouché pour nos armements, toutefois ce n'est pas le principal, à mon avis", a poursuivi l'ambassadeur.

"Si l'Occident réussit à mettre la Syrie à genoux, ensuite viendra le tour du Yémen. Mais lorsque la vague atteindra le territoire iranien, la déstabilisation actuelle dans la région paraîtra bénigne. Cela ne répond pas aux intérêts de la Russie", a conclu M.Iskoujine. Trucages… Une grande et belle leçon de journalisme de l’A.F.P.

Samedi 28 mai se tenait à Paris sur le parvis des Droits de l’Homme, place du Trocadéro, un rassemblement de soutien au gouvernement syrien. Plusieurs centaines de personnes ont ainsi bruyamment manifesté, brandissant le drapeau national, notamment contre le traitement apporté par les médias français sur les événements en cours en Syrie, autrement dit la désinformation pure et simple dont fait les frais leur pays. Ils ne croyaient pas si bien dire, ou crier : leur manifestation est devenue, selon le compte-rendu du « journaliste » de l’Agence France Presse présent sur place, une manifestation… d’opposants à Bachar al-Assad ! Compte tenu du nombre de portraits du président Bachar brandis par les manifestants du Trocadéro, on peut expliquer l’attitude du journaliste de l’A.F.P. par les raisons suivantes (classées par ordre croissant de probabilité) : -1 : la fatigue… Voir vidéo.

Sara Flounders. La Syrie et l'impérialisme étasunien. Les événements en Syrie. Quel camp avez-vous choisi ? La Syrie et l'impérialisme étasunien Sara Flounders Bachar el-Assad - Photo: Sana Dimanche 22 mai 2011 Quand l’impérialisme américain s’engage dans une agression contre l’un ou l’autre gouvernement ou mouvement, il est essentiel que les mouvements ouvriers et les mouvements politiques progressistes en faveur du changement puissent collecter le maximum d’informations disponibles et prendre position. Il est lâche de rester neutre et c’est une trahison à l’égard de sa classe que de se ranger dans le même camp que celui de la pieuvre impérialiste qui cherche à dominer le monde.

C’est le b a ba des mouvements ouvriers depuis un siècle et demi de lutte des classes. Une explosion sociale ébranle le monde arabe. Les bombardements de la Libye des œuvres des États-Unis et de l’Otan ont clairement montré où en est l’impérialisme vis-à-vis de ce pays. Wikileaks dénonce le rôle des États-Unis Le rôle d’Al Jazeera Facebook et la contre-révolution. SYRIE • L'écœurante propagande du régime. Ce qui se passe en Syrie n'est pas un mouvement de protestation populaire. Il ne s'agit pas de citoyens qui demandent la liberté, la dignité et la fin des humiliations parce qu'ils sont convaincus que le temps est venu d'en finir avec la tyrannie. Non, ce n'est pas du tout cela.

Ce qui se passe en Syrie est un complot ! Un complot qui vise le régime de Damas parce qu'il constitue un pôle de résistance et de refus qui se dresse devant les projets américano-sionistes dans la région. C'est la poursuite de l'agression par laquelle Israël avait tenté de détruire la résistance libanaise en 2006. A l'intérieur, des bandes armés salafistes, des terroristes et des Frères musulmans participent à ce complot en tuant soldats, policiers et simples citoyens tandis qu'à l'extérieur, ce sont les Etats-Unis qui agissent. Cette alliance versée dans le complot se sert de chaînes satellitaires suspectes telles qu'Al-Jazira pour monter en épingle des événements isolés. Ce qui se passe vraiment en Syrie. Les salafistes au pouvoir si Assad tombe (conseiller) En cas d'effondrement du régime syrien actuel, le pouvoir se retrouvera entre les mains des salafistes, a annoncé le conseiller et cousin du président Bachar el-Assad, Rami Makhlouf, cité par le site web Al-Bawaba.

"L'arrivée des salafistes au pouvoir, comme alternative au régime en place, débouchera inévitablement sur une guerre en Syrie et, probablement, au-delà de ses frontières", a-t-il annoncé aux journalistes. Les autorités syriennes accusent les salafistes, courant radical de l'islam, d'avoir dirigé l'insurrection dans le pays. Si quelque chose arrive au régime syrien, personne ne sait ce qui se passera ensuite, a poursuivi le conseiller avant d'ajouter que la déstabilisation du pays risquait d'avoir des répercussions sur Israël.

Rami Makhlouf a cependant souligné que la crise avait consolidé davantage l'élite du pays. "Nous n'abandonnerons pas le navire et combattrons jusqu'à la fin", a-t-il conclu. Pourquoi la Syrie explose à son tour. Le G20 s'apprête à prendre des mesures impopulaires (de notre envoyé spécial) - Réunis à Washington, les ministres des finances du G20 ont essentiellement évoqué les mesures structurelles nécessaires pour favoriser la croissance et l'emploi. Des mesures qui ne seront pas forcément populaires. Le mobile, bascule silencieuse du tourisme De plus en plus connectés sur mobile, les consommateurs préparent leurs voyages sur tablettes et smartphones. Yves Tyrode, directeur général de voyage-sncf.com appelle la France, leader mondial du tourisme, à devenir "mobile friendly". La révolution sera collaborative, par Jeremy Rifkin Après avoir prédit la fin du travail et la troisième révolution industrielle, le prospectiviste Jeremy Rifkin annonce rien de moins que le déclin du capitalisme, éclipsé par l'Internet des objets et l'économie solidaire.

L'Agence pour la Création d'entreprise (APCE) au bord du dépôt de bilan L'APCE semble plus que jamais sur la sellette. En Syrie, le soutien zélé de la génération Bachar au régime | Neo Arabia. (De Damas) Jeunes, éduqués, aisés, de bonne famille, ils pestent aujourd’hui contre une révolte qui « déstabilise » le pays et croient encore que le régime actuel, celui de Bachar al-Assad, est le meilleur possible pour la Syrie. « Notre peuple est trop sous-développé pour la démocratie ! Il a besoin de vivre et non d’être libre », résume cyniquement Ayman, un beau quadragénaire aux yeux bleus, en polo Lacoste et jeans Armani. Installé sur une terrasse de café des beaux quartiers de la capitale syrienne, ce damascène pure souche qui tient une boutique de prêt-à-porter de marques italiennes importées, enrage contre « ces gens sortis par mimétisme pour les révolutions tunisienne et égyptienne et qui réclament la liberté sans savoir de quoi il s’agit ! » La thèse du complot Ces partisans zélés ont parfaitement intégré la thèse du complot soutenue par le pouvoir et se font le relais de tous ses arguments, y compris les plus aberrants.

Naji, ingénieur chrétien de Damas, raconte : Syrie: l'arme de la peur. Un chaos à l'irakienne, une intervention militaire occidentale comme en Libye, une guerre civile à la libanaise ou le désordre de l'Egypte postrévolutionnaire... Les scénarios régionaux hantent aujourd'hui la grande majorité des Syriens, qui voient leur pays foncer vers l'inconnu. "Ici, ce n'est pas la Tunisie", souligne un quinquagénaire issu d'une vieille famille damascène qui ne veut évidemment pas être identifié. "Ce régime sanguinaire dispose de forces armées aussi loyales que brutales et défendra son pouvoir quels que soient le nombre de morts et l'étendue des destructions.

On n'a encore rien vu de la férocité de la répression dont "ils" sont capables ! " "Adieu, la Syrie forte et stable ! " Cette conviction qu'un bain de sang est inévitable est partagée par une grande partie de la population. Une angoisse accentuée par l'irruption de "bandes armées" surgies d'on ne sait où et que les médias officiels accusent de tirer sur les habitants et sur les forces de l'ordre. Hassan Nasrallah vole au secours de Bachar al-Assad. Almanar - "Nous au Hezbollah avons beaucoup d’estime pour la Syrie pour sa direction pour son président Hafez El Asssad, de son président Bachar El Assad et pour le peuple syrien résistant et persévérant qui a pendant de longues décennies supporté les conséquences de ses positions nationalistes de sa direction, et de l’armée syrienne qui a offert des sacrifices considérables.

La Syrie a beaucoup donné au Liban, elle a empêché la division du Liban, qui menaçait dans les années 70", a déclaré hier dans un discours Hassan Nasralla, secrétaire Général du Hezbollah. Nous ne pouvons pas oublier comment la Syrie a bercé la résistance du Liban et le peuple libanais aussi, qui s’est réfugié en Syrie ; son régime, son peuple, son armée, nous ont tous bercés. C’est pour cela, lorsque nous nous préoccupons pour la Syrie, nous nous préoccupons aussi bien pour son régime que pour son peuple. Syrie: l'armée déploie ses chars à l'Est. L'armée syrienne, qui mène une opération d'envergure pour mater la contestation dans le nord-ouest du pays, traque des "groupes terroristes armés" accusés d'être responsables des violences, selon Damas qui a déployé lundi ses chars dans l'Est.

"Quelque 10 chars et 15 à 20 transports de troupes ont été déployés autour de la ville d'Abou Kamal" (est), située à la frontière irakienne, a affirmé lundi un militant des droits de l'Homme. Mais lundi des réfugiés syriens en Turquie ont fait état de divisions au sein des forces de sécurité, accusant le régime d'avoir créé de toutes pièces les histoires des "groupes armés semant le chaos dans le pays" pour justifier leur répression des contestataires.

Entre-temps, un haut responsable de la sécurité, cousin du président Bachar al-Assad, et l'ex-gouverneur de la province de Deraa (sud), où est née la contestation, ont été interdits de voyage par une commission d'enquête. Honnis par la population, ils avaient été limogés de leurs postes en mars. Syrie: l'opposition affaiblie propose une sortie de crise. Syrie : tout un pays au bord du chaos.

Damas, correspondance. Sept semaines après le déclenchement des manifestations, la répression se poursuit. Face à cette situation, de plus en plus d’opposants laïques appellent une issue d’urgence à travers un dialogue national. Partout dans la rue et les cafés, les événements de ces dernières semaines sont le principal sujet de discussion des Syriens. Près de 600 manifestants ont été tués en sept semaines, selon les organisations des droits de l’homme. La peur d’une libanisation de la syrie La population, pour sa part, semble divisée.

Discussions en coulisse pour sortir de la crise Face à cette situation, de plus en plus d’opposants laïques appellent une issue d’urgence à travers un dialogue national et la mise en œuvre des réformes promises par le président syrien, relatives au multipartisme. A lire : --> Les Syriennes manifestent à Banyas Dans la ville côtière, les femmes ont bravé les forces de sécurité pour réclamer la libération de leurs proches. Néolibéralisme et oppression, les matrices de la révolte. Les revendications ont d’abord été d’ordre social. Où en est l’économie syrienne ? Kamal Hamdane. À partir de 2000-2002, il y a eu de grandes modifications dans les choix syriens, notamment vers un plus grand libéralisme économique. L’ex-dirigisme étatique plus ou moins orthodoxe a été progressivement supplanté par une tendance à une plus grande libéralisation sous le slogan de « l’économie sociale de marché ».

On devait s’attendre à ce qu’il y ait des mouvements de contestation. Comment cette question économique se marie-t-elle à la question politique en ce moment ? Kamal Hamdane. Beaucoup de puissances étrangères, surtout occidentales, tentent en même temps de masquer le grand antagonisme de la région : le conflit israélo-arabe. Syrie: Alaouites, druzes, chrétiens, entre crainte et espoir. La Turquie accentue ses pressions sur la Syrie. L’entrée de chars et d’unités d’infanterie syriens samedi dans le village de Khirbet al-Jozdan à moins d’un kilomètre de la frontière turque, a provoqué un afflux de nouveaux réfugiés (1 500) vers la Turquie et fait monter la tension entre Ankara et Damas dans cette province de Hatay que Damas a longtemps revendiquée. Près de 12 000 Syriens ayant fui la répression y ont trouvé asile. Les camps de réfugiés dressés par le Croissant-Rouge turc à 10 kilomètres du poste frontière de Cilvegözü accueillent chaque jour de nouveaux arrivants, depuis que la Turquie a décidé de ne pas fermer sa frontière pour empêcher les Syriens de trouver refuge en Turquie.

L’arrivée au pouvoir de l’AKP en 2002 a permis à la Syrie de sortir de l’isolement dans lequel elle se trouvait, surtout depuis la signature d’un accord de défense militaire entre la Turquie et Israël (aujourd’hui pratiquement gelé à cause de la situation à Gaza), conclu en 1996 sous le gouvernement de droite nationaliste de Mesut Yilmaz. Syrie : la ville de Homs bombardée. La répression en Syrie place la Turquie dans une position délicate. La Syrie dément l'existence d'une fosse commune à Deraa. La Russie opposée à toute résolution de l'ONU contre la Syrie. Syrie : l'armée se retire de la ville contestataire de Deraa. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le L'armée syrienne, qui assiégeait Deraa, épicentre de la contestation contre le régime de Damas depuis le 25 avril, va commencer à se retirer jeudi de cette ville, a affirmé le général Riad Haddad. Une quarantaine de camions et de transports de troupes blindés ont quitté dans la matinée matin Deraa, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Trois cent cinquante soldats à bord d'une vingtaine de camions suivis d'une vingtaine de transports de troupes, tous arborant des posters du président Bachar Al-Assad, ont quitté cette ville vers 10 heures, heure locale (8 heures, heure de Paris). "Nous avons entamé notre départ après avoir accompli notre mission", a affirmé le général Haddad, directeur du département politique de l'armée syrienne. "L'armée se sera complètement retirée de Deraa d'ici à la fin de la journée", a-t-il ajouté sans préciser le nombre de troupes engagées dans l'opération.

Syrie : des témoins évoquent des dissensions dans l'armée. Des mandats d'arrêt remis dans l'enquête sur l'assassinat Hariri. Syrie : le pouvoir promet une consultation avec l'opposition. L'armée syrienne étend son offensive à Kseir. Imbroglio autour de la démission de l'ambassadrice de Syrie en France. Syrie-Bahreïn, cause commune. Des opposants syriens reçus officiellement en Russie - Syrie / Russie. La cohésion de la Syrie face à l'offensive turco-occidentale. La blogueuse syrienne "enlevée" était... un étudiant américain - Monde. Au crible des informations tendancieuses, la situation en Syrie par Agnès-Mariam de la Croix.