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Extinction

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Les ours polaires, une espèce emblématique à protéger. Le réchauffement climatique pose la question de la survie à long terme des ours polaires. Celui-ci se tient aujourd’hui et demain à l’Institut océanographique de Paris et a vocation à sensibiliser le public sur un animal somme toute assez méconnu. Espèce emblématique de la biodiversité et de son érosion, touché à la fois par le braconnage, les maladies, la pollution et le réchauffement climatique, directement à l’origine de la destruction progressive de son habitat naturel, l’ours polaire pourrait rejoindre la déjà trop longue liste des espèces disparues d’ici quelques décennies aux dires d’une partie du microcosme scientifique. À moins que le plantigrade ne soit au bout du compte capable de s’adapter aux mutations climatiques, suivant ce qu’ont prophétisé des chercheurs dans une étude publiée en juillet dernier et relayée dans ces colonnes. « Ce qui menace principalement l’ours polaire, c’est son cycle alimentaire qui dépend complètement de la banquise »

Le réchauffement climatique fait des ravages chez les amphibiens. Les changements de température liés au réchauffement climatique, même minimes, sont souvent fatals pour ces petites créatures. Les scientifiques redoutent qu’un pan entier de la biodiversité s’écroule avant même d’avoir été catalogué. Les espèces vont et viennes. Il en a toujours été ainsi, mais qu’elles disparaissent si vite n’est assurément pas naturel. Balayées par la pollution, les maladies et la perte de leur habitat naturel liée aux activités anthropiques et au réchauffement climatique, les grenouilles asiatiques inquiètent les scientifiques, qui craignent qu’elles ne disparaissent avant même d’avoir été recensées. Difficile de quantifier la disparition d’espèces dont on ne soupçonnait pas l’existence, mais lors d’une réunion internationale pour la conservation de la faune et de la flore menée par l’UICN (Union internationale de la conservation de la nature), des chercheurs du monde entiers se sont alarmés des extinctions à venir.

Crédits : Wikimedia Commons / Vinayaraj - Fastily. Baisse préoccupante des effectifs de crustacés d’eau douce en France métropolitaine. Une preuve supplémentaire de la mauvaise santé des espèces marines dans leur ensemble… La biodiversité marine va décidément mal. Très mal. Coutumière des lancements d’alerte, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a matière à en émettre une autre après avoir procédé, en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), à un inventaire des crustacés d’eau douce établis en France métropolitaine.

Fastidieux, l’exercice a duré trois ans, et sur les cinq-cent soixante-seize espèces comptabilisées, 28 % seraient aujourd’hui menacées. Un pourcentage d’autant plus navrant qu’un quart des espèces sont endémiques, autrement dit introuvables dans d’autres eaux… Des piliers de l’écosystème en péril 28 % des crustacés d'eau douce vivant en France métropolitaine seraient aujourd'hui en danger d'extinction.

Des millions de mort parmi les oiseaux à cause des tours radio. Les oiseaux sont attirés par la lumière des tours et heurtent régulièrement les câbles. Ces tours, dont certaines culminent à plus de 600 mètres – soit environ deux fois la hauteur de la Tour Eiffel – déboussolent les qui finissent régulièrement par se heurter aux câbles. Par mauvais temps, ils volent bas et sont par ailleurs privés de nombre de leurs repères naturels, les étoiles par exemple. La seule lumière qu’ils aperçoivent est en fait la lumière rouge de ces énormes antennes.

Résume Travis Longcore, ornithologue à l’Université de Californie du Sud cité par nos confrères de l’ . Et pourtant, une solution toute simple pourrait réduire la mortalité de 45 % – soit 2,5 millions d’individus – par an. Un ajustement simple et efficace pour protéger la . Crédits photos: Flickr / Tony Alter - GoRun 26. Le rhinocéros est parmi les espèces menacées par le braconnage. Plusieurs vols de cornes de rhinocéros ont été commis dans des musées français. Plusieurs cas de vols de de ont été relevés en Europe. Celles d’un noir du XIX e siècle et pesant huit kilos ont notamment été dérobées au Muséum de Rouen (Seine-Maritime) en mars 2011. Les voleurs avaient préalablement cassé la vitrine pendant les heures de visites. Plus tard, en juillet dernier, c’est carrément une tête de cent kilos datant elle aussi du XIXe siècle qui a été volée au Muséum d’histoire naturelle de Blois (Loir-et-Cher).

Elle a finalement été retrouvée un mois plus tard dans un champ, très dégradée et bien sûr délestée de ses . La tête avait une valeur estimée entre 40 000 et 50 000 euros. D’autres voleurs se sont introduits dans le Muséum de Berne (Suisse) et ont pour leur part substitué des copies aux pièces originales. à l’abri, les zoos sont pourtant eux aussi exposés, aussi des dispositions ont-elles été prises pour protéger les , qui sont déjà une .

Espèces menacées : le marsouin du fleuve Yangtze en danger. La population du marsouin aptère a baissé de 80% en 30 ans Le marsouin aptère est en voie de disparition dans le fleuve Yangtze (Chine). Si rien n’est fait, l’espèce pourrait s’éteindre d’ici les 15 prochaines années. L’Homme est encore à l’origine de cette énième atteinte à la biodiversité. Depuis le début de l’année, les autorités chinoises ont recensé 16 cadavres de marsouins aptères, dont celui d’une femelle enceinte. Les causes sont multiples, mais comme souvent l’Homme est le principal accusé. La pollution, le trafic fluvial, mais aussi le manque de nourriture risquent fort en effet d’avoir raison de cette espèce déjà en voie de disparition. Le niveau de l’eau des lacs où ces individus vivaient baisse à cause du réchauffement climatique.

Les marsouins aptères sont présents dans le fleuve Yangtze, mais aussi près des côtes de la mer de Chine et plus largement sur toute la côte asiatique. Crédits photos : flickr - NOAA's National Ocean Service/Fukuda. Un canard malgache bientôt sauvé d’une menace d’extinction ? (vidéo) Presque disparus à l’état sauvage, la naissance de ces canetons redonne de l’espoir à l’équipe qui tente de réintroduire l’espèce Le fuligule malgache, probablement l’un des oiseaux les plus rares au monde, est parvenu à se reproduire en captivité. Aux yeux de l’équipe qui a la charge de ce projet, la naissance de dix-huit canetons est un formidable motif d’espoir pour cette espèce menacée. Dix-huit canetons viennent de naître dans le centre d’élevage spécialement conçu d’Antsohihy (Madagascar). Un événement tout sauf anodin puisque les fuligules malgaches sont une espèce en très grand danger d’extinction.

Il n’en resterait aujourd’hui plus que 22 à l’état sauvage, estime sur son site le Wildfowl & Wetlands Trust (WWT) qui mène depuis 2009 un programme de sauvetage de ces oiseaux en collaboration avec le Durrell Wildlife Conservation Trust, le Peregrine Fund, Asity Madagascar et le gouvernement malgache. Crédits photos: WWT PR Team. En Corse, les oursins sont menacés. La pêche n’est autorisée que quatre mois dans l’année, du 1er décembre au 31 mars Bien que les oursins se fassent de plus en plus rares dans le nord de la Corse, l’espèce est toujours servie dans les restaurants. En cause : le braconnage et la vente à la sauvette. Les pêcheurs rentrent bredouilles au port de Macinaggio (Haute-Corse). Les oursins ont déserté. Pourtant, ils sont bien au menu de nombreux restaurants de l’île de Beauté. D’après le quotidien Corse Matin, qui met en avant cette situation paradoxale, « les fonds ont été “pillés” et l’espèce se fait désormais rare à la pointe de l’île ». « L’an passé, à la fermeture, c’était pourtant plein d’oursins.

En moins d’un mois, il n’y a plus rien. Une pêche réglementée, mais pas contrôlée Alors que la saison s’est achevée le 31 mars dernier, espérons qu’il reste encore assez d’oursins pour repeupler les fonds marins avant la fin de l’année. Crédits photos: flickr - Kai Schreiber / Maureen. Hécatombe de dauphins au large du Pérou. Le Golfe du Mexique, où elle s’explique par la marée noire qui a fait suite à l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon en avril 2010, et les plages de Cape Cod (États-Unis) n’ont hélas pas le monopole des échouages massifs de dauphins… Ils sont en effet trois mille à s’être échoués au large des côtes péruviennes en l’espace de trois mois, soit une moyenne affolante de plus de trente par jour.

Une « saignée » qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, demeure toujours inexpliquée. Des échantillons ont été prélevés et des analyses sont cependant en cours. En attendant, les riverains s’interrogent devant ce terrible spectacle de cétacés morts. Soutenue, l’exploration de l’or noir au large des côtes du pays pourrait l’expliquer. Les compagnies pétrolières sont-elles réellement coupables ? Les analyses trancheront. Crédits photos : Wikimedia Commons – Mike Pennington - NASA. Une centaine d’orangs-outans tués dans des feux de forêt. Ils ne seraient plus que 200 dans la région forestière de Tripa Sur l’île de Sumatra en Indonésie, les feux de forêts font des ravages. Ils risquent de décimer la population d’orangs-outans, une espèce menacée. Victimes de la déforestation et de la chasse, les orangs-outans de Sumatra sont à présent grandement menacés par les feux de forêts qui font rage en Indonésie. Une centaine de ces animaux auraient déjà péri depuis le début des incendies, ont déclaré mercredi des écologistes.

La forêt de Tripa, dans la province d’Aceh, abriterait la population la plus dense au monde de ces primates. Au dernier décompte, 200 orangs-outans vivaient encore dans cette région, pour un total de 6 000 à 7 000 individus dans le monde selon les estimations. Lors d’une conférence organisée par la Coalition pour la sauvegarde de Tripa, dont Greenpeace fait notamment partie, M. Crédits photos : flickr - Andreas März / belgianchocolate. Les papillons monarques sont-ils victimes des OGM ? Les effectifs de papillons monarques sont en constante diminution De forts soupçons pesaient déjà sur eux concernant l’érosion de la population des abeilles.

Une nouvelle étude conduite aux États-Unis, où ils sont légions, impute désormais en partie aux OGM la réduction des effectifs de papillons monarques. Cet insecte lépidoptère migrateur est omniprésent de l’autre côté de l’Atlantique, où il migre par groupes de millions d’individus sur plus de quatre mille kilomètres, deux fois par an, en direction des montagnes du Mexique. Déjà menacée par l’agriculture intensive, la pollution due aux insecticides, et indirectement par le déboisement et l’érosion des sols, qui fragilisent grandement les forêts du Michoacan (Mexique), où elle a l’habitude d’hiverner, l’espèce pâtirait aussi des OGM, lesquels prolifèrent sur le territoire américain. C’est ce qu’a révélé une étude pilotée par des chercheurs des Universités d’État du Minnesota et de l’Iowa. Crédits photos : flickr / Thomas Bresson. I love hunting club, ou comment chasser l’ours polaire pour soixante mille euros. Une agence de voyages basée en Chine propose à ses clients un « safari » dans le Grand Nord canadien d'un goût plus que douteux au vu des circonstances Surréaliste.

Nos confrères du Guangzhou Daily ont révélé que l’agence de voyages I love hunting club propose à ses clients, moyennant soixante mille euros, un périple de dix jours dans le Grand Nord canadien avec chasse à l’ours polaire et transformation de la bête… en tapis. En termes de pratiques cyniques et barbares, on pensait avoir tout vu. Les autorités japonaises n’ont-elles pas été prêtes à prélever sur le fonds d’aide à la reconstruction, constitué à la suite du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars dernier, pour que perdure la chasse prétendument scientifique à la baleine ? Les Scandinaves et les Japonais n’ont cependant pas, loin s’en faut, le monopole de la cruauté envers les animaux. . « Avec le changement climatique, ces ours vont quoi qu’il arrive disparaître alors autant les chasser » Surréaliste, on vous dit. Les poissons des glaces menacés par le réchauffement climatique. Le poisson des glaces, également appelé « poisson-antarctique », a su s’adapter aux conditions glaciales des mers australes.

Mais il est aujourd’hui menacé par le réchauffement climatique. Il y a des millions d’années, un petit poisson a réussi un exploit incroyable : s’adapter aux eaux polaires de l’Antarctique. Une étude de l’Université de Yale a permis à des chercheurs de démontrer que les protéines antigel présentes dans le sang de cetteespèce sont apparues il y a 22 à 42 millions d’années. Pendant cette période, la Terre a connu une vague de refroidissement global (il y a 35 millions d’années) et une centaine d’espèces de poissons des glaces s’est alors adaptée aux nouvelles conditions de vie.

La richesse et la diversité des espèces s’est étendue au cours du Miocène supérieur et pendant le Pliocène, une ère marquée par l’apparition des conditions polaires et la progression de la glace dans l’océan austral. Crédits photos: flickr - RAYANDBEE / Yale University. La chasse à la baleine se poursuit dans l’Antarctique. Les baleiniers nippons et Sea Shepherd livrent bataille dans les eaux de l’Antarctique depuis plus de trois mois Un juge fédéral de Seattle vient de rejeter la plainte de l’Institut japonais de Recherche sur les Cétacés (ICR) contre l’association de protection de l’environnement Sea Shepherd.

Un épisode de plus dans l’affrontement que se livrent les baleiniers nippons et les troupes de Paul Watson. Depuis le début de l’ouverture de la chasse à la baleine, il y a plus de trois mois, l’association n’en démord pas. Malgré les dommages perpétrés sur son trimaran Brigitte Bardot fin décembre, forte du succès retentissant de l’opération No Compromise quelques mois plus tôt, et du soutien logistique précieux de deux drones (NDLR : des appareils qui ont été légués par des sympathisants du New Jersey) pour surveiller plus étroitement les mouvements des baleiniers, elle continue de mener une véritable « guerre des baleines ». Des éléphants victimes d’un braconnage sans frontières.

Les 200 éléphants tués ne sont peut-être que la partie émergée de l’iceberg Plus de 200 éléphants ont été tués en 6 semaines dans les parcs nationaux du Cameroun, rapportent nos confrères du Guardian. « Ce massacre est massif et n’est pas comparable à ceux des années précédentes », a commenté le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). D’après un responsable du gouvernement camerounais, les braconniers, encouragés par l‘augmentation de la demande d’ivoire, seraient organisés en groupe lourdement armés provenant du Tchad et du Soudan. Ils auraient par ailleurs agi… avec l’aide de locaux à qui ils auraient donné de la viande d’éléphant en contrepartie. « Nous assistons à un cas très grave de braconnage transfrontalier, impliquant des braconniers bien équipés avec des armes modernes et qui déciment cette espèce sauvage pour engranger des profits rapidement », a déclaré Gambo Haman, gouverneur de la région du nord du Cameroun.

Greenpeace accuse Asian Pulp & Paper de participer à l’extinction du tigre de Sumatra. Hécatombe de cétacés au large des côtes aquitaines. Deux espèces de raies menacées d’extinction à cause de la médecine chinoise. La consommation de viande de cétacés est en augmentation dans les pays pauvres. Les phoques sont gravement menacés par la fonte des glaces. Carles Puyol s’engage pour la sauvegarde des orangs-outans.

Des millions d’oiseaux meurent chaque année à cause des lignes électriques. Indonésie : la déforestation et la chasse pourraient avoir raison des orangs-outans. Que reste-t-il des rhinocéros ? Deux coureurs américains se lancent dans un marathon en soutien… aux saumons ! Quand les perroquets deviennent ivres, les scientifiques ne savent plus où donner de la tête. Philippines : la biodiversité en grand danger. Les appareils de suivi pourraient s’avérer dangereux pour les oiseaux.

Insectes

Afrique. Associations. Sanctuariser 4% des océans permettrait de protéger efficacement les mammifères marins. Espèce pourtant en difficulté, le pangolin n’est toujours pas protégé. Le réchauffement climatique pourrait conduire à la disparition des ornithorynques. Braconnage : tous les moyens sont bons pour s’emparer des cornes de rhinocéros.