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Agriculture

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La riziculture n'irait plus de pair avec le changement climatique. L'augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a entraîné une hausse des rendements de riz de 24,5 % et des émissions de méthane de 42,2 %. Une étude tend à prouver que changer les méthodes de la culture du riz pourrait servir à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Avec plus d’un cinquième des calories consommées sur le globe par l’Homme, le riz est actuellement la céréale la plus importante en matière de nutrition et en apports caloriques dans le monde, D’après une étude publiée dans le magazine Nature Climate Change, l’augmentation des quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, inhérente à celle des températures, fait que notre riziculture contemporaine émet beaucoup trop de méthane (CH4), contribuant ainsi au réchauffement climatique.

Pour endiguer le phénomène, des changements relativement simples sont néanmoins possibles. Des changements simples pour lutter contre les gaz à effet de serre Crédits : Wikimedia Commons / Guy Lebègue – Simon Gurney. Le prix des œufs multiplié par quatre. Le prix des œufs sur le marché européen aurait quadruplé au cours de la semaine dernière Le coût de l’application de la nouvelle réglementation européenne sur les conditions d’élevage des poules pondeuses, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, menace les magasins d’alimentation outre-manche. Une pénurie d’œufs menace la Grande-Bretagne. La nouvelle réglementation européenne, qui impose des aménagements visant à améliorer les conditions de vie des poules pondeuses élevées en batterie, entraîne en effet des dépenses considérables pour les producteurs. Effective depuis le début de l’année, elle prévoit l’agrandissement de l’espace vital de chaque animal de 550 à 750 centimètres carrés, dont 600 de surface utilisable.

Bien que ces efforts ne soient pas suffisants aux yeux des défenseurs des animaux, la réglementation provoque néanmoins des changements considérables sur le marché de l’œuf. Le prix de l’œuf augmente de 75% en France Crédits photos: flickr - Keith Hopper / Animal Freedom. Et l’Europe, c’est bio ? 9,3 millions d’hectares sont cultivés et certifiés bio en Europe En France, le bio est en constante progression. Qu’en est-il chez nos voisins européens, et que font les institutions continentales pour soutenir la filière ? A l’occasion du Salon de l’Agriculture (SIA), l’Agence bio a fait le point sur les principales évolutions observées dans l’Union et apporté des éléments de réponses. Le bio, en Europe comme en France, est en hausse constante. En termes de chiffres mais aussi de qualité. « Ce qu’on peut regretter, c’est que ça ne va pas assez vite », tempère néanmoins François Thiery, président de l’Agence Bio à l’occasion de son séminaire international de l’agriculture biologique.

Qu’en est-il du bio au-delà de nos frontières ? Par ailleurs, si les fermes bio sont plus nombreuses dans les pays en voie de développement (PED), l’UE détient le leadership mondial en termes de croissance. Trois bonnes nouvelles pour le bio européen. Le développement des énergies renouvelables menacé par une pénurie de terres rares. La demande mondiale de terres rares, utilisées entre autres dans le secteur des énergies renouvelables, devrait augmenter à 185 000 tonnes par an d'ici 2015 Une menace de pénuries en terres rares, notamment utilisées dans la fabrication d’éoliennes, de panneaux solaires, d’ampoules à économie d’énergie ou de batteries de voitures électriques, pèse sur le développement mondial du secteur des énergies renouvelables. Et, par conséquent, sur les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre… Le problème n’est pas tant un appauvrissement général de ces ressources naturelles – ne serait-ce que l’an dernier, d’importants gisements ont été découverts dans le Pacifique -, mais plutôt leur répartition inégale sur Terre.

En effet, les 17 minéraux qui constituent les terres rares sont actuellement presque exclusivement extraits en Chine. Une exploitation plus importante des terres rares aura un impact sur l’environnement. Une nouvelle taxe pour les agriculteurs ressemant une partie de leurs récoltes. Un projet de loi adopté en début de semaine par le Parlement profite à l'industrie semencière au détriment des agriculteurs. Ces derniers n'ont cependant pas dit leur dernier mot Voté lundi par le Parlement et soutenu par le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, un projet de loi sème la zizanie dans le secteur primaire. Explications. Ce texte a vocation à encadrer la pratique dite de « semence de ferme », c’est-à-dire le fait que, d’une année sur l’autre, l’agriculteur resseme une partie de sa propre récolte. . « Si nous ne nous battons pas pour préserver le pôle semencier français, nous risquons, dans une ou deux décennies, de nous réveiller en faisant le constat amer qu’il ne reste que quatre ou cinq producteurs de semences au monde, soit anglo-saxons, soit chinois » , a commenté Bruno Le Maire, à rebours de la Confédération paysanne, pour qui les agriculteurs risquent d’être encore plus asphyxiés.

. « Un encouragement salutaire à l’innovation » Réchauffement climatique : les prix de la truffe blanche italienne s’envolent. Les exportations sont en baisse de 50% et les prix s’envolent pour cette denrée de luxe. La faute aux températures particulièrement élevée qu’a connue l’Italie aux mois de juillet, août et septembre et au manque de précipitations (jusqu’à deux mois sans voir une seule goutte de pluie dans certains coins de Toscane). C’est que le champignon si prisé des fins gourmets n’adore rien de plus qu’une terre bien humide et que les conditions climatiques n’ont pas été aussi hostiles à son développement depuis plusieurs décennies. Il est si rare cette année que son prix est ré-évalué hebdomadairement cette année alors que la cotation se faisait traditionnellement quotidiennement. La combinaison de la raréfaction de la ressource et d’une demande croissante en provenance d’Asie a conduit à observer une multiplication des prix par plus de deux par rapport à l’année dernière, le kilo de truffe blanche se négociant actuellement entre 5.500 et 6.600 euros.

Crédits photos : flickr - Blue moon in her eyes. Des centaines de milliers de vaches sacrifiées aux Etats-Unis pour gonfler le prix du lait. Les griefs contre les industriels de l’élevage sont nombreux et connus depuis que les associations de protection de l’environnement et de défense des animaux font entendre leurs voix. L’ élevage est ainsi pointé du doigt comme un contributeur actif aux rejets carbone mondiaux eu égard aux quantités phénoménales de méthane (CH4) [NDLR : un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (C0 2 ) ] produites par les ruminants et aux changements d’affectation des sols, qui transforment les puits de carbone que sont les forêts et les terrains humides en pâturages pour les bêtes. Pour les plus farouches défenseurs des droits des animaux, l’élevage est aussi est la manifestation industrialisée de la cruauté de l’Homme envers la nature, asservissant les bêtes pour le bien de la consommation humaine sans la moindre considération pour leur bien-être.

Crédit photo : flickr - julie a brown. Une confiture pour les amoureux de la nature. Un peu de confiture de bois pour votre petit-déjeuner ? En France, ce sont les grand-mères qui révèlent leurs secrets pour préparer de savoureuses recettes et en Argentine ce sont plutôt les Aborigènes . Ces populations isolées s’hydrataient grâce à un arbre, le Yacaratía. Bluffé par cette coutume, l’ingénieur Roberto Pascutti a mis au point, après plusieurs années de recherche, des techniques qui rendent l’arbre comestible.

De la confiture de bois pour le petit-déjeuner ? Une découverte étonnante, que d’aucuns trouveraient innovante, et pourtant… Elle tient du savoir ancestral des populations indigènes d’Argentine, qui utilisent depuis des siècles le bois de Yacaratia, particulièrement pauvre en cellulose, pour se désaltérer. Après les industries papetières, serait-ce au tour des entreprises agroalimentaires de s’attaquer aux forêts , assure M. Crédits photos : / ben britten / yacaratiadelicatessen (montage Allison Fourrier) 1 carré de chocolat, 3 carrés de carbone…

Pêche

Viande. Agriculture biologique : le gouvernement renforce son soutien à la filière. Le gouvernement a décidé de relever le crédit d'impôt alloué aux propriétaires de petites exploitations qui ne profitent pas ou peu des autres aides à la surface de deux mille à deux mille cinq cents euros En déplacement vendredi dernier dans l’Essonne, où ils visitaient une exploitation biologique, la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet et son homologue de l’Agriculture Bruno Le Maire ont annoncé de nouvelles mesures pour une filière qui devait commencer à se faire de cheveux blancs.

Les grands desseins grenelliens ont en effet du plomb dans l’aile et le retard accumulé sur nos voisins sera bien difficile à rattraper, même si le nombre d’agriculteurs convertis est en constante augmentation dans nos frontières. Actée depuis la fin de l’année dernière, la division par deux de leur crédit d’impôt a été un coup très dur, condamné de concert par la Confédération paysanne, la fédération Nature & Progrès et la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB).

L’étude du miel pourrait permettre de découvrir de nouveaux anti-bactériens. Couramment utilisé dans de nombreuses médecines traditionnelles, le miel a toutefois encore beaucoup de secrets à livrer et on peut penser qu'il dispose de caractéristiques à même d'aider les abeilles à résister à l'hécatombe... En très grand danger sur le Vieux Continent, en particulier de l’autre côté de la Manche, victimes pèle-mêle des OGM, du réchauffement climatique, du parasite Varroa, du frelon asiatique, des pesticides et selon toute vraisemblance des ondes des téléphones portables, les abeilles sont – on ne le répètera jamais assez – un maillon essentiel de la chaîne alimentaire.

Certains gouvernements européens et la Commission ont pris des mesures pour tenter d’enrayer leur déclin, qu’il y a tout lieu de croire inexorable tant les menaces auxquelles elles font face sont nombreuses. Particulièrement destructeur en Grande-Bretagne, le parasite Varroa a de fortes chances de faire de la résistance. Crédits photos : flickr – Yves Tennevin / Andre Lardon.