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Moyen-Orient

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En Syrie, la Russie répète des erreurs de la Guerre froide. En 1957, l’Égypte, alors alliée de l’Union soviétique, s’immisçait dans le chaos politique syrien.

En Syrie, la Russie répète des erreurs de la Guerre froide

Et il n’en est rien sorti de bon. Pourquoi Poutine croit-il que les choses se passeront différemment cette fois-ci? J’ai visité Lattaquié pour la première fois en 1989. Doctorant sans ressources, je faisais des recherches pour ma thèse sur les relations américano-syriennes dans les années 1950 et je m’étais arrêté dans cette ville cosmopolite de la côte méditerranéenne avant de passer la frontière turque. J’avais posé mes valises dans un hôtel bon marché pas loin du port, prêt d’un croiseur soviétique amarré à quai. Le lendemain, c’est la fenêtre de ma chambre d’hôtel volant en éclats qui m’a réveillé. À ce jour, personne ne sait réellement ce qui s’est passé. D’ailleurs, l’aviation russe a déjà effectué des bombardements au nord de Homs contre les groupes d’opposition qui avaient gagné du terrain sur les forces gouvernementales au cours des derniers mois. Fragile État syrien.

Pierre Conesa – Arabie Saoudite, Terrorisme et Syrie. Baisse des prix du pétrole, le pacte secret entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Un accord secret a été établi entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite et nous en voyons peu à peu les contours se dessiner.

Baisse des prix du pétrole, le pacte secret entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite

C’est ce qu’expliquent à la fois le Wall Street Journal et plus en détail encore le blog spécialisé dans la finance Zerohedge, souvent très bien informé. Le premier signe d’un réchauffement des relations entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis,devenues très tendues après le soutien de Washington aux révolutions arabes et aux Frères Musulmans notamment en Egypte, l’Arabie Saoudite s’est jointe officiellement aux Etats-Unis et aux occidentaux dans le combat contre l’Etat Islamique en Irak et en Syrie. Etat islamique : l'Amérique est déjà sur une pente savonneuse.

Le général Dempsey, chef d'état-major des armées, n'a pas exclu, le 16 septembre, que des forces américaines participent aux combats contre l'Etat islamique.

Etat islamique : l'Amérique est déjà sur une pente savonneuse

The New York Times s'alarme de cette apparente volte-face, alors qu'Obama avait promis de ne pas engager de troupes au sol. Le 10 septembre, le président Obama s'était adressé au peuple américain en lui promettant que la lutte contre l'Etat islamique – le groupe armé radical sunnite qui terrorise des régions d'Irak et de Syrie – n'impliquerait pas un engagement des troupes américaines au sol. "Comme je l'ai déjà dit, ces forces américaines n'auront pas une mission de combat", avait-il assuré. Six jours plus tard, le général Martin Dempsey, chef d'état-major interarmées, a tenu un discours bien différent en s'exprimant devant la Commission des forces armées du Sénat.

Volte-face du gouvernement Obama Risque de guerre sans issue. Les jihadistes instaurent un califat entre l'Irak et la Syrie. Depuis l’offensive jihadiste lancée le 9 juin dans le nord et l’ouest de l’Irak, le l’expression clef « #SykesPicotOver » a fait son apparition dans la mouvance radicale présente sur le réseau social Twitter.

Les jihadistes instaurent un califat entre l'Irak et la Syrie

Ce n’est pas un hasard : l’objectif de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) est de redessiner les frontières héritées des accords Sykes-Picot de 1916, lesquels ont modelé les pays du Moyen Orient tels que nous les connaissons actuellement. Héritier de l’organisation terroriste fondée par Abou Moussab al-Zarkaoui (qui bénéficia, pendant un temps, de la bienveillance du régime syrien), puis de l’Etat islamique en Irak, l’EIIL avait subi de gros revers infligés par les forces américaines, aidées par les tribus sunnites. La guerre civile en Syrie lui a permis de recruter massivement des jihadistes étrangers et de rebondir. D’abord en marginalisant l’Armée syrienne libre puis les autres mouvements d’essence islamiste ou proches d’al-Qaïda, comme le Front al-Nosra. Bientôt une nouvelle carte du Moyen-Orient ?

Avec les guerres en Syrie et en Irak, le conflit généralisé entre sunnites et chiites, la région est en voie d'implosion.

Bientôt une nouvelle carte du Moyen-Orient ?

The New York Times a imaginé une carte des futures fontières, avec 14 pays là où il y en a 5 aujourd'hui. 24 juin 2014 | Partager : Le sultan Qabus, monarque absolu sans prince-héritier. Le sultan Qabus, au pouvoir depuis 44 ans, n'a pas de successeur désigné.

Le sultan Qabus, monarque absolu sans prince-héritier

Un militant-journaliste, ayant fait de la prison après les manifestations de 2011 et vivant en exil depuis, craint des luttes de pouvoir après son décès. Que ce soit dans une démocratie, une monarchie ou une dictature, on prévoit généralement un mécanisme de transition du pouvoir pour le cas ou le chef d'Etat venait à décéder. Oman est la seule monarchie non seulement du Golfe, ni même seulement du monde arabe, mais du monde entier, où il n'y a pas de prince héritier. Citoyens, dites trois fois non. Coup de colère d'un éditorialiste du quotidien libéral de Bagdad contre une campagne électorale qui n'a fait qu'aggraver les divisions du pays au profit de dirigeants tyranniques et corrompus, et des chefs religieux.

Citoyens, dites trois fois non

Nous, citoyens qui devons nous rendre aux urnes [aujourd'hui 30 avril], nous sommes abasourdis par l'état dans lequel est tombée la vie politique. On s'adonne à la décadence morale, on se vautre dans la petitesse des différends personnels, on déforme la réalité et on provoque des destructions inouïes dans toutes les villes du pays. Nous espérons de cette élection qu'elle fera émerger de nouveaux visages qui pourront redonner vigueur à nos institutions et considération à notre pays.

Comment le Qatar a perdu le Moyen-Orient. Poutine se vengera sur la Syrie. L'ensemble de la presse arabe s'accorde à lier les dossiers ukrainien et syrien, considérés comme deux piliers dans la stratégie du président russe.

Poutine se vengera sur la Syrie

Courrier international 26 février 2014 | Partager : Pour le quotidien panarabe nationaliste Al-Quds Al-Arabi, "les dirigeants russes se sont employés à faire échouer les deux révolutions ukrainienne et syrienne. C’est pourquoi les révolutionnaires syriens ont vu dans la fuite de Ianoukovitch une victoire pour eux-mêmes. Certains d’entre eux ont même participé aux combats de rue à Kiev, brandissant côte à côte le drapeau syrien et le drapeau ukrainien. " Or, estime le journal, "les Russes seront d’autant plus intraitables sur la Syrie qu’ils viennent de perdre en Ukraine".