Teaching Battlefield First Aid. Les "indignés" madrilènes lèvent le camp et promettent d'autres actions. Après quatre semaines qui ont transformé la Puerta del Sol, à Madrid, en symbole du malaise de l'Espagne face au chômage et à la crise, les "indignés" ont plié bagages dimanche 12 juin lors d'un "déménagement" festif et coloré, promettant qu'ils ne se tairont pas.
Les uns pliaient les bâches bleues ou vertes, d'autres démontaient à coups de marteau les structures en bois du campement, ou astiquaient le dôme vitré de la station de métro débarrassé de ses centaines d'affichettes. "Nous recyclons ce que nous pouvons. Le reste nous le jetons", expliquait un jeune manifestant chargé d'un tas de planches, pendant que se formait une chaîne humaine au pied des camions bennes municipaux, pour déblayer un fatras de matelas, placards, étagères, chaises en plastique ou bidons. "C'est ma table de travail. "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir", avaient-ils prévenu en plantant leur village alternatif le 17 mai sur la grande place du cœur de la capitale espagnole.
Roumanie: des espions à la maison. Ce soir de décembre, dans le petit salon de leur maison en fond de cour, à Bucarest, Livius et Constanza Ciocarlie, 74 ans, attendent de la nuit une réponse qui ne viendra pas. Lui, long, mince, tout en dignité fragile. Elle, dans un brouillard de tabac, le regard aigu, brillant. Il fixe, sur le tapis, les sacs en plastique éclaboussés par la lumière crue d'une ampoule, le tas de feuilles jaunies qui s'en échappe.
Puis, dans un français parfait, il articule tout bas: "C'est la première fois, et la dernière, que nous parlons de tout ça. Je n'ai jamais été un héros, ni un cas à part, je suis comme tant d'autres Roumains sous Ceausescu: une vie ordinaire... " Son dossier, 875 pages, et un nom de code, "le philologue" Ce jour-là, l'ancien maître assistant à la fac de Timisoara est allé, timide et curieux, au Conseil national pour l'étude des archives de la Securitate (CNSAS), à Bucarest. Il a tourné à toute vitesse les pages à en-tête "Strict Secret". La Securitate.
Dans la ville de Cahuzac, avec le "giflé" et les autres jeunes. Jérôme Cahuzac, maire de Villeneuve-sur-Lot, a giflé un jeune. Rencontre avec la « racaille oisive » de cette coquette ville. (De Villeneuve-sur-Lot) Cet automne, lors des manifestations contre la réforme des retraites, des jeunes de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) « ont tout cassé » dans le centre-ville. Une policière a été légérement blessée. Fin janvier, Kamel el-Garmaoui, 20 ans, est mort au cours d’une rixe de nuit. Les jeunes de cette ville sont-ils pires que les autres ?
« Eh ! Flic de la BAC, quand est-ce que tu passes le bac ? Pour le savoir, il faut les attendre place Lafayette, sous les cornières. Le matin, le lieu appartient aux vieux qui lisent Sud-Ouest au soleil. La plupart d’entre eux ont des survêtements Lacoste, des Nike, de la laque dans les cheveux et « des têtes d’Arabes » comme ils se décrivent.
. « Eh ! Le FN a fait 40% au second tour La place Lafayette de Villeneuve-sur-Lot (Nolwenn Le Blevennec/Rue89). « Ce ne sont pas des gros caïds, faut pas exagérer » Les grands reporters, tous des bidonneurs ? Après le récit contestable d’un journaliste du Nouvel Obs, témoignages de plumes qui inventent un peu, beaucoup... ou pas du tout. Reportage bidonné à la une du quotidien La Presse le 10 mai 1927. « Pendant la guerre des Six Jours, je me trouvais dans le no man’s land entre la Syrie et le Liban. Un célèbre grand reporter de radio était au milieu de la route. Je me suis approché. Il faisait un direct sur un combat aérien. J’ai levé les yeux : il n’y avait aucun avion dans le ciel », se souvient le journaliste Jean-François Kahn.
Quelques années auparavant, dépêché à la frontière algéro-marocaine pour couvrir la guerre des sables, il y avait croisé Lucien Bodard, devenue une légende du journalisme : « Il a écrit un grand reportage sur un fort attaqué par les Algériens. Des histoires de bidonneurs, tous les journalistes en ont plein en mémoire. Jean-François Kahn : « C’était pour le plaisir d’écrire » La récente affaire révélée par LesInrocks.com illustre ce dernier cas.
Visite guidée d’une studette parisienne. Les prix de l'immobilier ne cessent de grimper. Récit d'une visite d'un deux-pièces des beaux quartiers de « 50m2 au sol », qui n'offre en fait que 22m2 habitables. Et dire que des gens se bousculent pour ça... À l’abondante rubrique du WTF de l’immobilier parisien, où la démence spéculative côtoie en toute quiétude le scandale sanitaire, ma dernière expédition dans un deux-pièces des beaux quartiers mérite son entrée au Top 5 des plus belles escroqueries visitées. On ne remplace pas dix ans d’expérience. Ayant rendez-vous à 18 heures, j’arrive à 18h15. Rien ne sert de se presser pour louer. Face au candidat locataire, l’agent immobilier débarque systématiquement un quart d’heure en retard avec comme seule excuse sa nonchalance overbookée qu’il accompagne dans les grands jours d’empathie d’un « hi, hi, la circulation vous savez ce que c’est ».
Ils sont vingt-cinq alignés en rang d’oignon contre le mur ombragé de la jolie rue sans vie de l’arrondissement à la pierre précieuse. 18h20. New York Minute: a Hip Hop Guide to the fast life. ? A la Paillade ? une Zone Urbaine Sensible de Montpellier. France Culture Sur les Docks coordination Jean Lebrun Série de quatre documentaires proposée par Stéphane Bonnefoi. Réalisation : Christine Diger Durant les mois de novembre et décembre 2009, je suis allé m’installer chez des habitants du quartier de La Paillade à Montpellier, une Zone Urbaine Sensible née à la fin des années 1960 et peuplée de 22 000 habitants. Au fil des vagues d’immigrations et des crises économiques successives, l’ancienne cité-dortoir s’est peu à peu imposée en un lieu de vie d’une extrême densité et riche en strates. C’est ainsi qu’à la marge de la cité de Montpellier comme de la société, La Paillade s’est forgée une culture et des traditions propres, un mode de vie singulier.
Au cœur de ce projet, le désir de recueillir la parole brute et intime d’habitants d’un grand quartier populaire, dont l’humanité est bien souvent ignorée, voire court-circuitée à des fins médiatiques ou politiques. Lundi 15 février A la Paillade : trouver la lumière. Argos 10 ans au long cours » Article » OWNI, Digital Journalism. Le collectif Argos fête ses 10 ans. L'occasion de vous présenter son travail sur l'eau. L'occasion aussi de revenir avec eux sur l'évolution de leur métier de rédacteur et photographe, et sur les opportunités pour demain. Comment est né le collectif Argos ? Cédric Faimali : J’avais en tête l’idée d’un collectif depuis 1993. À l’époque, j’ignorais que le Bar Floréal et Tendance Floue existaient. J’étais étudiant.
Parfois je suivais les manifestations et j’essayais de vendre mes photos. 200 frs, c’était pas grand chose. Dans les années qui ont suivi, le nombre de collectifs a augmenté. Hélène David : On avait envie de faire un travail documentaire sur des problématiques sociales et environnementales. Aude Raux : Au niveau du fonctionnement du collectif, chaque mardi matin nous nous réunissons pour régler les affaires courantes. Le prix de la liberté est cher payé par rapport à la sécurité financière. Comment définiriez-vous le collectif Argos ? Quels sont les avantages d’un collectif ?
Ostalgie parisienne: bienvenue à Vintage Park. Les chercheurs Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot qui, avant de s’attaquer au «président des riches», ont longtemps arpenté la capitale, notaient à propos du XIe arrondissement de Paris: «Le promeneur comprend que ce quartier vit à l’heure de l’émotion nostalgique se nourrissant des souvenirs surgissant d’un passé lointain… On se trouve d’emblée dans une mise en scène du passé populaire du quartier.» publicité Ménilmuche, la Popinque, Charonne, autant de villages et quartiers dont les noms sonnent popu en diable et dont le décor tranche avec le monumentalisme du Paris – Ville Lumière des brochures touristiques!
Cette mise en scène du passé populaire, les sociologues entreprennent de la détailler pour le lecteur dans leurs Quinze Promenades sociologiques à Paris. «Le Mécano Bar, au n°99, est un exemple de la décoration des établissements du quartier. Karl Marx, Louise Michel et bars vintage La physionomie de l’Est parisien est marquée par la révolution industrielle. Ostalgie parisienne. Le reporter imaginaire ? Article ? OWNI, Digital Journalism.
Double page, rubrique "grand reportage", JDD du 8 mars dernier. Bernard-Henri Lévy raconte son séjour en Libye aux côtés des rebelles. Un reportage qui n'obéit pas vraiment aux règles du genre... Le Journal du Dimanche du 6 mars 2011 a publié sous la rubrique grand reportage, un article signé Bernard-Henri Lévy titré Dans la Libye libérée. Ce texte fait partie d’un ensemble de 6 pages consacré aux événements qui se déroulent en Libye. Il comprend deux pages et demi d’une interview « exclusive » de Muammar Kadhafi, recueillie par un des envoyés spéciaux du journal, Laurent Valdiguié. Ce dossier comprend aussi deux articles de synthèse, l’un sur la situation dans le pays (Massacre à Zawiya, ville martyre) et l’autre sur les réactions diplomatiques (Attentisme à la Maison-Blanche et à l’Onu).
Un traitement donc assez complet. Dans le Parisien Dimanche de la semaine suivante (daté du dimanche 13 mars 2011), Bernard-Henri Lévy, interviewé par Frédéric Gerschel, revient sur son travail: Mieux. 'Ndrangheta: autopsie d'une vendetta. De notre envoyée spéciale Il n'a opposé aucune résistance, a balbutié, très vite, que oui, il était bien Giovanni Strangio. Puis il a embrassé sa femme, comme on étreint quelqu'un avant une longue séparation. Ce 12 mars, les policiers ont fait irruption à 23h15. Strangio vivait là, dans ce quatre-pièces de la banlieue d'Amsterdam, loué à des Hollandais, avec son épouse et son fils de 3 ans. Calfeutré chez lui, la plupart du temps. Lui, l'un des hommes les plus recherchés d'Europe pour avoir, le 15 août 2007, baigné de sang les pavés de Duisburg, en Allemagne. Près de deux ans de traque, obsessionnelle et méticuleuse. Strangio n'était pas perdu. La mafia la plus puissante d'Europe avait toujours fui les opérations kamikazes, préférant la discrétion et l'infiltration financière aux soucis charriés par la publicité.
Cet été 2007, Giovanni Strangio avait tout prévu. A côté, la caissière de la supérette, Karin, une petite femme joviale, l'avait bien noté. L'Etat, enfin, lève un sourcil.