Quand la SNCF revendique ses déficits. L'avenir du fret ferroviaire en France va se jouer en septembre.
Guillaume Pépy, Président de la SNCF, est maintenant dos au mur. Après 430 millions d'euros de pertes en 2008, le déficit de la branche pourrait atteindre 800 millions d'euros en 2009. Bien sûr, les effets de la crise sont redoutables sur un secteur d'activité où, par exemple, le principal client est la sidérurgie. «L'activité du fret pourrait reculer cette année de 20% du fait de la crise», a précisé Guillaume Pépy à l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).
Mais la logique des chiffres est implacable: avec les pertes de 2009, le déficit cumulé de la SNCF aura dépassé 2 milliards d'euros en cinq ans. Pas de filialisation globale du fret publicité Comme par hasard, certains députés ressortent des tiroirs l'hypothèse d'une filialisation du fret SNCF. Des déficits qui rassurent les marchés D'autant que les pertes gênent moins la direction de la SNCF qu'il n'y paraît. Des filiales spécialisées.
Sociétés françaises : Guillaume Pepy voit grand pour. Le nouveau président va lourdement investir dans le transport régional, en particulier en Ile-de-France.
Une minirévolution va se produire à la SNCF. «Il faut faire grand et vite, et pour cela il faut bouger les lignes», explique Guillaume Pepy, trois semaines après sa nomination à la présidence de l'entreprise nationale. Un exemple, qui peut paraître anecdotique aux provinciaux, en dit long sur son projet de SNCF modernisée : la fameuse «interconnexion» de la ligne B du RER à la gare du Nord, qui existe depuis plus de trente ans et est exploitée conjointement par la SNCF et la RATP.
Cette situation «justifie» le changement de conducteur en cours de parcours, soit au minimum 40 secondes de perte de temps. Un casse-tête pour les gestionnaires de cette ligne RER parmi les plus fréquentées et dont les trains peuvent en heure de pointe se succéder toutes les deux minutes. Croissance externe Autre grand chantier de Guillaume Pepy : le fret.
Sociétés françaises : Un milliard de bénéficespour l. Pour la première fois, l'État touchera un dividende qui s'élève à 131 millions d'euros.
À la SNCF, tout est possible ! L'entreprise publique a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 23,7 milliards d'euros, en hausse de 8%. Près de la moitié de cette croissance est due à l'acquisition de Wilson, société de commission de transport (ou freight forwarding), par Geodis dont la SNCF détient 43%. Dans le transport de marchandises, de voyageurs et la gestion d'infrastructures, l'entreprise publique réalise un chiffre d'affaires de 17,4 milliards d'euros (+4%). Le TGV reste la locomotive de l'activité voyageurs avec 6,9 milliards d'euros du chiffre d'affaires (+5% sur un an). Un leader du fret Ces bons résultats sont de bon augure pour le nouveau président de la SNCF, Guillaume Pepy, qui présente ce matin à son conseil d'administration les cinq grands chantiers qui figurent dans la lettre de mission qu'il a reçue du président de la République.
» Négociations interrompues entre.