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DROIT

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Libération ambiguë en Libye. Le Conseil national de transition (CNT) a officiellement proclamé le 23 octobre à Benghazi la « libération » de la Libye après 42 ans de règne sans partage de Mouammar Kadhafi, au lendemain de la prise de Syrte et de la mort de Kadhafi.

Libération ambiguë en Libye

La chute de la dictature, comme la chute de Ben Ali et de Moubarak, est une bonne nouvelle. Mais le cas libyen est particulier, dans la mesure où cette chute a été forcée par l’intervention de l’OTAN, sous le couvert de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, mais en réalité en violant largement l’esprit et la lettre de ce texte – la destruction de Syrte, avec l’aide de l’OTAN, éclaire d’un jour étrange le prétexte utilisé de la nécessité de protéger les civils. Par un hasard de l’histoire, cette « libération » survient alors que les Etats-Unis annoncent le retrait total de leurs troupes d’Irak d’ici le 1er janvier 2012, huit ans après qu’ils ont aussi « libéré » ce pays.

Car les Etats-Unis laissent derrière eux un pays dévasté. Le Conseil de l’Europe, outil négligé, par Fabio Liberti. Sis à Strasbourg, le Conseil de l’Europe, est probablement l’organisation la plus méconnue du Vieux Continent.

Le Conseil de l’Europe, outil négligé, par Fabio Liberti

Même pour un public averti, la confusion est facile avec le Conseil européen — la réunion périodique des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union — et le Conseil de l’Union européenne — dont les multiples formations ministérielles codécident, avec le Parlement européen, des actes législatifs et budgétaires de l’Union (lire « L’avenir de l’Europe se discute à huis clos »). Or le Conseil de l’Europe n’a rien à voir avec l’Union européenne. Il est créé en 1949 par le traité de Londres, deux ans avant le traité de Paris qui, en 1951, instituera la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), première étape de l’intégration communautaire.

Prééminence du droit Aux dix Etats fondateurs (2) s’est jointe au fil des années — notamment après 1989 et l’effondrement du bloc communiste — la totalité du continent, à l’exception de la Biélorussie. . « Maison commune » Strasbourg, capitale européenne. Si Bruxelles, Luxembourg ou Francfort sont connues pour abriter des institutions européennes (Commission, Cour de justice de l’Union, Banque centrale européenne…), Strasbourg en accueille elle aussi de nombreuses qui appartiennent ou non à l’Union européenne : Institutions hors Union européenne : Le Conseil de l’Europe.

Strasbourg, capitale européenne

Créé en 1949, il regroupe quarante-sept pays et est totalement indépendant de l’Union européenne. Il a pour but principal, au moyen de traités internationaux, de protéger et de promouvoir la démocratie et les droits humains (lire l’article de Fabio Liberti page I). www.coe.int La Cour européenne des droits de l’homme. La Pharmacopée européenne. L’Observatoire européen de l’audiovisuel (OEA). Institutions de l’Union européenne : Le Parlement européen. Le médiateur européen. Le système d’information Schengen.