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Partage des richesses

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Pinçon-Charlot : « Emmanuel Macron est un extraordinaire porte-parole de l'oligarchie et de la pensée unique » - Basta ! Basta !

Pinçon-Charlot : « Emmanuel Macron est un extraordinaire porte-parole de l'oligarchie et de la pensée unique » - Basta !

: Face à l’augmentation des inégalités, à l’intolérable situation dans laquelle se trouvent une partie de la population qui subit le chômage, pourquoi la question du partage des richesses n’est-elle pas plus centrale dans cette campagne ? Monique Pinçon-Charlot : Il est difficile aujourd’hui de parler des inégalités abyssales, dont la concentration se fait pourtant à une vitesse complètement folle.

En 2010, 388 multimilliardaires possèdent la moitié des richesses de l’humanité. En 2016, cette richesse est concentrée entre les mains de seulement 8 super riches ! Mais cela reste tabou car ces richesses ne sont pas le résultat de mérites, de réalisations favorables à l’humanité, mais de spéculations, de prédations sur les ressources naturelles, dans tous les domaines d’activité économique et sociale.

Dans ces conditions, comment des responsables politiques qui ne s’attaquent pas aux causes de ces inégalités arrivent-ils à nous faire croire qu’ils œuvrent pour le bien de tous ? M. Un partage de la richesse de plus en plus inégal. Pour réduire les inégalités de revenus, il est possible de jouer sur deux leviers.

Un partage de la richesse de plus en plus inégal

Le premier porte sur les revenus d'activité et du patrimoine, le second relève du système de redistribution, via les prestations sociales et les prélèvements. Des riches plus riches, des pauvres plus pauvres. C'est ce qui ressort clairement de l'évolution des niveaux de vie (*) entre 2002 et 2009. Alors que les inégalités avaient plutôt eu tendance à diminuer lentement jusqu'en 2002, elles ont recommencé à s'accentuer depuis. Ainsi, le dixième le moins favorisé des ménages a vu son niveau de vie reculer en moyenne de 2,1 %, tandis que le dixième le plus favorisé l'a vu augmenter de 9,6 % (et même de 12 % pour le vingtième le plus favorisé). En s'accentuant, ces inégalités nuisent non seulement à la cohésion sociale, mais aussi au bien-être et à la santé de toute la société [1]. Regarder vers la durée effective de travail Accentuer le caractère redistributif des prestations sociales. Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ?

« Si l’on aide les plus pauvres, alors c’est moi qui vais me retrouver tout en bas » : selon des chercheurs américains, la « peur de la dernière place » expliquerait l’opposition des citoyens modestes aux politiques de redistribution.

Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ?

Depuis au moins une décennie, la politique américaine se caractérise par un double paradoxe : bien que les inégalités et la pauvreté augmentent, la politique fiscale n’a jamais autant favorisé les plus riches. Et le Parti républicain, la force politique derrière ces réductions d’impôts, a bénéficié d’un soutien populaire considérable. Garder son statut d’« avant-dernier » Deux économistes ont récemment proposé une explication insolite à ce paradoxe (1).

Les raisons que l’on avance habituellement pour expliquer cette tendance à voter contre son propre intérêt économique sont, selon Ilyana Kuziemko (Princeton) et Michael I. Pour prouver leur thèse, I. Sortir de la honte d’être dernier Ce modèle n’explique pas à lui seul, selon I. Michael C.Behrent. Le partage des richesses, une utopie ? Pour la troisième année consécutive, les débats de Fontevraud explorent des utopies contemporaines.

Le partage des richesses, une utopie ?

Cette année, Monique PINÇON-CHARLOT et Michel PINÇON échangeront avec Thierry PAQUOT sur le thème du « Partage des richesses ». Si l’émergence et le renforcement des classes moyennes est le grand phénomène social du siècle dernier, les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres n’ont cessé de s’accroître. Quelques utopies, depuis celle proposée par Thomas More en 1516, s’évertuent à penser leur dépassement ? Doit-on rendre inutile la propriété et l’enrichissement ? Peut-on pratiquer une répartition égalitaire des richesses ? Anciens directeurs de recherche au CNRS, Monique PINÇON-CHARLOT et Michel PINÇON enquêtent et étudient ensemble les élites et « les riches » depuis plus de trente ans. Quelle redistribution des richesses ? - IRESMO- Recherche et formation sur les mouvements sociaux.

Le débat sur la fiscalité a été porté ces derniers temps sur la place publique à travers d’une part l’ouvrage collectif dont l’un des auteurs est Thomas Piquetty, Pour une révolution fiscale (Seuil, 2011) (1) et d’autre part l'annonce du gouvernement, entre autres, de réformer l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Quelle redistribution des richesses ? - IRESMO- Recherche et formation sur les mouvements sociaux

La réforme de la fiscalité pose la question de la répartition des richesses dans une société et de leur redistribution équitable. Cette redistribution des richesses peut assurer deux fonctions distinctes, l’une consistant à assurer le fonctionnement des institutions et services publics, l’autre consistant à verser des prestations sociales (comme la Cotisation sociale généralisée - CSG). - L’Ancien régime: système des ordres et charité chrétienne.

Regards philosophique sur la mondialisation.