L’opération en Syrie vue de l’intérieur. KheOps est l'un des hackers de l'opération menée en Syrie pour contourner la censure.
Il revient sur la genèse du projet, son déroulement, les découvertes surprenantes, en insistant toujours sur la formation et les conseils apportés aux internautes syriens. Okhin à gauche et Khe0ps à droite, agents Telecomix. Festival Pas Sage en Seine, juin 2012 - (cc) Ophelia Noor Dans la nuit du 4 au 5 septembre, le même message s’affiche pendant quelques minutes sur les navigateurs en Syrie : “Vos activités sur Internet sont surveillées.
Des outils existent pour échapper à cette surveillance.” Le but : permettre aux Syriens de pouvoir communiquer vers l’extérieur et à l’intérieur sans se mettre en danger. En quoi l’opération consiste-t-elle ? L’opération a débuté il y a deux mois avec une équipe de moins de 10 personnes. L’opération est découpée en plusieurs parties. Copie du mail envoyé dans la nuit du 11 au 12 août à 6000 destinataires en Syrie. La partie technique n’était pas très poussée. Syrie: des hackers font tomber le mur de la censure. Un collectif de hackers, Telecomix, a prêté main forte aux Syriens en lutte contre le pouvoir de Damas. Une nouvelle opération après les succès égyptien et tunisien. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, à 2h53, KheOps (le pseudonyme d’un hacker familier des actions politiques) a “appuyé sur le bouton”, comme il le dit modestement, et détourné l’Internet en Syrie.
Dès lors, les internautes syriens étaient automatiquement redirigés vers un site web expliquant pourquoi, et comment, contourner la censure et protéger leurs communications sur le Net : Il nous fallait imposer notre message. Nous l’afficherions sur leurs écrans, par surprise, et sans qu’il soit possible de l’éviter, et durant un temps suffisamment long pour qu’ils n’aient d’autre choix que de le lire. Et ils choisirent quatre fois, cette semaine-là, de passer ainsi par-dessus les murs de la censure syrienne. Tout n’a pas commencé, toutefois, par une simple pression sur un bouton. Maintenant, je suis en sécurité grâce à eux. Telecomix: Syria News. #CPLUSSUR / E-PROTECT (Acte 1) : La manipulation du Figaro. Alerté ce weekend par un internaute, nous nous sommes penché sur un article un peu singulier, présenté comme un article d’information, du site LeFigaro.fr.
Ce dernier, intitulé « Surfer sur le web en restant anonyme, c’est possible ! » vante une offre aux contours très flous et aux acteurs qui ne le sont pas moins. On se doutait que les révélations d’Edward Snowden allaient être un terrain propice aux attrapes gogos, mais celui-ci semble tellement énorme qu’il nous était impossible de ne pas vous en parler. Soyons clairs, l’article du Figaro est en fait un publi-rédactionnel, une annonce commerciale déguisée. On peut trouver un peu surprenant d’ailleurs que Le Figaro ne mentionne nul part que ce contenu est un publi-rédactionnel. Nous avons un peu enquêté sur le sujet, nous vous livrons donc une petite série d’articles. Qui se cache derrière CPLUSSUR ? Déjà, comme ça, au premier coup d’oeil, ça ne sent pas bon. Qu’est-ce que CPLUSSUR ? La lecture des CGV nous en dit un peu plus :