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Littérature jeunesse

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Littérature jeunesse dans les salles de classe ? Pour répondre à cette question, on interroge souvent les enseignants et, en général, de leurs réponses se dégagent deux postures complémentaires, mais pas toujours compatibles : celle des enseignants qui, intéressés à stimuler le goût de la lecture chez leurs élèves, n’hésitent pas à proposer toutes sortes de littérature et celle des professeurs qui, désireux de transmettre une culture littéraire, se limitent aux auteurs classiques reconnus.

Littérature jeunesse dans les salles de classe ?

Les premiers sont motivés par l’idée que lorsqu’un élève aime lire, il finira par lire la « grande littérature » et les autres prétendent que sortis de l’école, les élèves ne liront plus d’auteurs classiques, c’est pourquoi il faut profiter du temps des études secondaires pour les aborder. Afin de proposer des livres qui peuvent séduire les élèves - parce qu’ils sont actuels, portés à l’écran ou médiatisés - certains enseignants donnent à lire des ouvrages relativement récents dans le dessein de rendre la lecture attractive.

Les classiques de la littérature pour adolescents. La lecture à l’épreuve de l’adolescence : le rôle des CDI. 1 Il semble inutile ici de citer des noms ou des références.

La lecture à l’épreuve de l’adolescence : le rôle des CDI

Chacun saura aisément les reconnaître, s (...) 1Portée par le développement d’une politique d’offre publique et les effets de la massification scolaire, la lecture s’impose désormais comme une pratique socialement et culturellement moins exclusive et par conséquent moins distinctive. Se diffusant par le biais de la scolarisation, elle s’est accompagnée d’une baisse sensible du nombre des « petits » lecteurs conjuguée à une diminution du noyau de ceux qui formaient les « grands » lecteurs et témoignaient symboliquement de la valeur de la pratique (Patureau, 1992 ; Baudelot et al., 1999). 2 Pierre Bourdieu (1979) évoquait à ce propos les droits d’entrée symboliques (tradition familiale, f (...) 2Il ne suffit pas, en effet, d’une plus grande proximité de l’offre publique de lecture pour que celle-ci se traduise par une égalité d’accès, notamment pour ceux qui en sont culturellement les plus éloignés2.

Base = 875 élèves. Fiction et forme encyclopédique : Wookieepedia, Dragon Ball Wiki et Cie. La dystopie, gros plan sur un genre littéraire en pleine explosion. Ce sous-genre de la Science Fiction est apparu au milieu du XXème siècle avec la parution du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley (1932), 1984 de George Orwell (1949), ou encore Ravage de René Barjavel (1943).

La dystopie, gros plan sur un genre littéraire en pleine explosion

Ce genre littéraire s’oppose à l’utopie : il met en avant une société imaginaire basée sur les craintes humaines. Les romans appartenant à ce genre sont souvent des anticipations mettant en exergue des événements apportant le malheur suite à un projet politique précis. Ils anticipent les dérives de la société et en exposent les conséquences : mondes apocalyptiques généralement dominés par des régimes totalitaires. L’ambition des auteurs (essentiellement américains) est de nous mettre en garde contre l’égoïsme et l’inconscience des hommes : quelles conséquences pourraient avoir les catastrophes écologiques, la chute des démocraties, la corruption ? Plus récemment on trouve Promise d’Ally Condie publié chez Gallimard jeunesse (2011). Pour aller plus loin: La dystopie sur Wikipédia. « Blue cerises », entre roman, blog et produit marketing ? Texte intégral 1 Jean Perrot, Jeux et enjeux du livre d’enfance et de jeunesse, Paris, Éditions du Cercle de la L (...) 2 Sur ce sujet, voir Bertrand Ferrier, « Les novélisations pour la jeunesse : reformulations littéra (...) 1Si les « enfants de la vidéosphère », ainsi que les a nommés Jean Perrot1, se voient proposer, à côté d’ouvrages de qualité, des novellisations de la culture de masse2, nous aimerions montrer, à partir de la série « blue Cerises » publiée par Milan et riche de douze volumes actuellement, que les auteurs de ces romans savent aussi s’emparer des outils technologiques d’aujourd’hui pour développer un univers littéraire bien affirmé.

« Blue cerises », entre roman, blog et produit marketing ?

L’histoire d’une bande d’amis est racontée par quatre auteurs différents, Cécile Roumiguière, Jean-Michel Payet, Sigrid Baffert et Maryvonne Rippert qui écrivent chacun le parcours d’un des personnages, Violette, Satya, Amos et Zik. 5 Les comptes rendus sur l’ouvrage font pourtant ressortir cet aspect.