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En juin 2007, je suis à Kyoto avec Wale . En fin d’après-midi on décide de grimper une colline à la périphérie de la ville pour profiter de la vue et du coucher du soleil. En cherchant l’accès au sentier, on finit par se perdre dans les petites rues de ce quartier excentré. Surgit alors de nulle part un occidental à qui je donne une soixantaine d’années. Dur d’ignorer ce blanc dans ce coin paumé où un touriste n’a aucune raison de traîner.
J'avais le choix: entreprendre quelques travaux de rénovation dans mon appartement ou le vendre. Je penchais pour la première option, lorsque mon cerveau, perspicace, pour une fois, avait alors rappelé Mike le peintre à ma mémoire. Mike, artisan méticuleux (on dit feignant, en argot) qui avait mis 15 jours à repeindre ma cuisine de 6m2, pixel par pixel, dans la mauvaise couleur en raison de son daltonisme (on dit connerie, en argot). Grâce à ma casio fx92, j'avais calculé que Mike mettrait environ 5 ans, 7 mois et 4 jours à rafraichir le reste de l'appartement, ainsi avais-je réalisé que vendre était la solution la plus rapide et la moins angoissante.
Longtemps, j’ai vécu avec l’idée fixe qu’il fallait aller absolument en Islande parce qu’il devait forcément s’y produire une sorte de révolution culturelle, à commencer au sein de la jeunesse. Un an avant, l’Islande s’était mangée dans la gueule la crise économique la plus violente de son histoire, un séisme qui en l’espace de quelques semaines embrasa tous les recoins et toutes les âmes de ce petit pays de 320 000 habitants. L’histoire est on ne peut plus banale. Pendant une quinzaine d’années, de 1991 à 2004, le Parti Indépendant – la droite du pays – sous l’impulsion du Premier ministre David Oddsson, libéralise tout ce qui peut l’être, à commencer par la pêche, l’énergie et les capitaux. Quand Oddsson laisse sa place de Premier ministre, c’est pour prendre la tête de la banque centrale du pays dans la foulée. Il supervise alors avec bienveillance la folie des banquiers qui consentent des crédits à tout va aux Islandais grâce à quelques montages foireux à l’étranger.
C'est assez terrible d'avoir autant envie de bloguer et autant pas le temps. Et autant de fatigue. J'ai l'énergie d'une crevette morte après s'être débattue dans du mazout. Aujourd'hui, j'avais donc décidé de bloguer coûte que coûte mais j'avais pas trop de sujet. Je n'ai pas pris de photo la semaine dernière donc de post semi-biographico-visuel, point. ( Où vous découvrez que le concept du post du dimanche est donc semi-biographico-visuel.) Je savais juste que je voulais faire un lien vers mon dernier papier pour Slate.