
Polanski
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Une traque qui dure depuis longtemps
En juillet dernier, les avocats américains du cinéaste, oscarisé en 2003 pour "Le Pianiste", avaient réclamé devant la justice l'abandon des poursuites, estimant que l'absence d'effort sérieux pour faire arrêter Roman Polanski était une preuve de la faiblesse de l'accusation. Selon le Los Angeles Times, les remarques des avocats auraient poussé le bureau du procureur à chercher une occasion rapide d'arrêter le cinéaste, occasion toute trouvée en Suisse, qui a un traité d'extradition avec les Etats-Unis, selon une source proche du dossier citée par le Los Angeles Times. Le procureur réfute Lundi, le bureau du procureur de Los Angeles a réfuté toute passivité, affirmant au contraire que ses services avaient demandé à plusieurs reprises l'arrestation du réalisateur, la première fois au Royaume-Uni en 1978. Le bureau de l'avocat général du district de Los Angeles indique que neuf actions ont été tentées au fil des années, une tous les deux ans environ.J’ai appris l’incarcération de Roman Rolansky en écoutant la radio hier. J’ai été presque choqué par les propos de Frédéric Mitterrand et leur violence à l’encontre des USA et de leur justice. Je vais lui rappeler qu’il ferait mieux de surveiller l’indépendance de la nôtre . Cela dit, on s’en fout.
Partageons mon avis: Polanskizophrènes
Assigné à Gstaad
La défense de RP
Le TPF a indiqué qu'il ne communiquerait aucune autre information au sujet de la procédure actuellement pendante. Une décision tombera dans les prochaines semaines. L'avocat suisse de Roman Polanski, Lorenz Erni, n'était pas joignable mardi.Un tribunal de Los Angeles a rejeté vendredi la requête de jugement par contumace formulée par les avocats de Roman Polanski. Le cinéaste est poursuivi pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure en 1977. Il est actuellement assigné à résidence en Suisse. Les avocats du cinéaste avaient pressé le juge Peter Espinoza de condamner M. Polanski sans que ce dernier ne soit extradé vers le territoire américain.
US refuse contumace
Nouveau rejet par les US
La défense américaine de Roman Polanski a subi un nouveau revers lundi, la justice californienne ayant refusé de rendre public le témoignage à huis-clos d'un procureur, que les avocats jugeaient décisif pour empêcher le cinéaste d'être extradé par la Suisse. La teneur de ce témoignage est inconnue, mais les avocats de Roman Polanski, arrêté en Suisse en septembre sur mandat américain pour "relations sexuelles illégales" avec une mineure, assurent qu'il contient des informations que la Suisse devrait connaître avant de se prononcer sur l'extradition du cinéaste. Selon les avocats du cinéaste, le magistrat a raconté à huis clos qu'il avait tenté en 1977 d'exclure le juge suspecté d'avoir commis des erreurs lors de la conduite de l'affaire. A l'époque des faits, les supérieurs du procureur l'en avaient dissuadé.Une autre?
Hier soir, lors d’un débat à la télévision suisse traitant de l’affaire Polanski, le sémillant Jack Lang ,qui s’apprêtait à faire la leçon aux helvètes, a reçu une sacrée volée de bois vert. Qu’on se le dise, les Suisses en ont assez qu’on empiète sur leur souveraineté… La France est ainsi faite qu’elle se croit encore investie du devoir de dispenser des leçon d’humanisme à la terre entière. Il se trouve qu’en Suisse, la prétention française passe de plus en plus difficilement. Jack Lang l’a appris à ses dépens hier soir. Christian Lüscher, député du PLR (Parti-Libéral-Radical), parti actuellement débordé sur sa droite par l’UDC (Union Démocratique du Centre), a décidé de se payer Jack Lang, histoire de répondre aux attentes de son électorat.
Jack Lang réveille la colère suisse | Reversus
Roman Polanski ne sera pas extradé
Roman Polanski était recherché activement depuis 2005 par les autorités américaines pour des actes d'ordre sexuel avec une mineure en 1977. Le cinéaste a été interpellé le 26 septembre 2009 à son arrivée à l'aéroport de Zurich sur la base de ce mandat d'arrêt international et placé en détention provisoire aux fins d'extradition. Le 22 octobre 2009, les autorités américaines ont transmis à la Suisse une demande formelle d'extradition.Erreurs de procédure
Les avocats américains de Roman Polanski exigent qu'une commission d'enquête indépendante examine les erreurs de procédure depuis le début de cette affaire. Elle devrait aussi se pencher sur le refus des autorités américaines de remettre des documents à la Suisse. Ces éléments de preuve ne sont pas de petits détails techniques, estime le cabinet d'avocats "Manatt, Phelps and Phillips" dans un communiqué mardi soir. Et le refus des autorités américaines de les remettre à la Suisse n'est pas un hasard, ajoute-t-il. Il s'agit des déclarations de l'ancien procureur dans l'affaire. Il a déclaré sous serment que le juge avait donné en 1977 au cinéaste l'assurance que les 42 jours de détention déjà effectués représentaient l'intégralité de la peine qu'il devait exécuter.Victime satisfaite
Samantha Geimer s'est réjouie de la décision de la justice suisse de ne pas extrader Roman Polanski vers les Etats-Unis. En 1977, alors qu'elle n'avait que 13 ans, ses relations sexuelles avec le cinéaste ont valu à ce dernier une longue procédure judiciaire. Dans une interview à Europe 1 diffusée mardi, Samantha Geimer, qui avait déjà demandé l'arrêt des poursuites, se dit satisfaite. "Je suis satisfaite de cette décision et j'espère maintenant que le procureur de Los Angeles va enfin classer l'affaire et en finir une fois pour toutes", a-t-elle affirmé. Le Département fédéral de justice et police a levé lundi les mesures d'assignation à résidence et de surveillance électronique prises à l'encontre du réalisateur âgé de 76 ans, qui possède les nationalités française et polonaise."Faut-il se réjouir de la libération de Roman Polanski? Oui", écrit Le Matin . "Chez nous, l'affaire est classée et on relève la tête grâce à l'indépendance d'Eveline Widmer-Schlumpf". Et d'ajouter: "Polanski libre, nous voila soudain libérés".
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