Qardhawi, la Femme et les carottes du régime » Nawaat de Tunisie - Tunisia. La dernière visite de l’Imam Qardhawi aurait pu passer inaperçue si elle n’avait revêtu un caractère officiel. En effet, Le tapis mauve que lui a déroulé le ministre de la culture et les Unes que lui ont consacré les médias ont suscité un vif débat dans la blogosphère. Les Laïques y on vu une menace contre les acquis progressistes amenés par Bourguiba tandis que les conservateurs se sont réjouis du retour à la normale de la Tunisie qui se réveille enfin de sa laïque léthargie made in occident. Un dialogue de sourd entre les uns et les autres a noyé toute possibilité d’entente sur la sempiternelle question de la laïcité et de l’Islam. Sans vouloir me mettre au dessus de ce débat, sur lequel j’ai ma propre opinion, je voudrai rappeler encore une fois que Islam ou laïcité ne sont que les carottes qu’agite le régime au gré des circonstances et du public visé.
Stratégie des carottes et égarements idéologiques des citoyens Totalitarisme post-moderne Source : Le Blog de Z. Le RCD face à un choix : parti au pouvoir ou parti du pouvoir ? » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) maintient toujours sa mainmise hégémonique sur la Tunisie. Mais, une ouverture politique pourrait-elle s’effectuer sans ce parti qui a accaparé l’essentiel de l’exécutif tunisien depuis la création de son ancêtre, le parti du Néo-Destour, en 1934.
Certaines franges de l’opposition tunisienne soutiennent que le RCD est en soi l’un des aspects du blocage politique actuel. Et, partant, il devrait être exclu de toute entreprise de décrispation ou de réconciliation nationales. Cette attitude est partagée depuis plusieurs décennies par d’ex-ténors de l’ex-Parti Socialiste Démocratique (PSD) qui, à l’image de l’ex-ministre, Béji Caïd-Essebsi, sont convaincus que le statut du PSD, puis, du RCD, sont passés de celui de “parti au pouvoir” à celui, moins complaisant, de “parti du pouvoir”. En d’autres termes, la vitrine politique d’un système à la limite de l’apolitisme.
L’envers du legs Parallèles peu convaincants Parachutage à la tête du RCD. A Night In Tunisia: Al Kasba’s lesson » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Al Kasbah - Picture by Sami Ben Gharbia Tunisian officials must be scratching their heads at the moment. After decades of a sluggish political apathy, the country has witnessed a couple of governments in a few weeks. Prime Minister Mohamed Ghannoushi’s resignation is edifying. Foremost among the lessons learned is that public pressure and private suasion eventually pay off. Any head of government who will come will no longer need opinion polls. He will just have to peek through his office window at Al Kasba Square to check his popularity. Love it or hate it – and there are plenty of people on either side -, Tunisians are discovering freedom.
Now, the die is cast and Tunisians will hold their breaths till next July, when they will elect an assembly to write a new constitution. Construisons notre 15 Janvier » Nawaat de Tunisie - Tunisia. REUTERS/Jean-Paul Palissier Par Oussama Ketatni. Après la démission du gouvernement de transition et la nomination du respectable Béji Caid Essebsi, l’opposition a pris une avance sérieuse sur la scène politique. Le pouvoir de négociation du gouvernement s’est cruellement affaibli devant les méthodes d’une opposition très contestée. En effet le Front du 14 janvier, qui s’avère être la seule entité d’opposition, compte dans ses rangs l’UGTT (et son président caméléon) quelques groupuscules d’extrême gauche (et à leur tète Hammami le terrible) le congrès pour la république (et à sa tète Marzouki qui, s’est consommé un peu trop tôt et a besoin d’une coalition pour ne pas finir dans le cendrier), Ben Jaafer (qui manque de partisans et d’idées et qui vient en chercher) et quelques associations à peine naissantes et sans poids (qui auront du mal à remplir un minibus…).
Le choix crucial de ce CC qu’on votera à la hâte, aura de lourdes et longues conséquences sur l’avenir de notre patrie. Tunisie – Départ de Ghannouchi : Les Conclusions à Tirer » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Mohamed Ghannouchi, ex-Premier ministre de la Tunisie lors de l'annonce de sa démission le dimanche 27 février 2011. Alors que pour les uns, le départ de Ghannouchi aura marqué la fin de la Révolution, pour les autres la journée du 27 février 2011 sera au contraire le véritable point de départ de la Révolution. Du passé, table rase sera faite Plus que tout autre symbole de cette rupture, le départ de M. Ghannouchi va marquer un bouleversement en profondeur de l’histoire du pays.
Dernier mandarin de l’époque benaliste, sa présence aux deux gouvernements post révolution est restée largement contestée. M. Ghannouchi n’a pas su répondre à l’attente d’une population en état insurrectionnel, réclamant à cors et à cris une rupture totale et définitive avec un passé dont les traces sont loin d’avoir cicatrisé. Le successeur de M. Mais contrairement à cette décision qui a fait l’unanimité auprès du trois quart sinon plus de la population, le départ de M. Et les droites tunisiennes furent. Le rôle de la Casbah et l’avenir de la Révolution » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Par Karim M. Ce post est à l’origine un (très) long commentaire que je voulais laisser sur le blog de mon amie Emna El Hammi, en réponse à son article “Les manifestants de la Casbah, garants de la Révolution tunisienne“.
J’y expose certaines de mes idées que je n’ai pas pu accoucher noir sur blanc ces derniers jours, du fait de la vitesse à laquelle les évènements se sont accélérés ces derniers temps. J’ai préféré laissé de larges passages de l’article de Emna, pour que les lecteurs aient les deux points de vues sous les yeux et afin que chacun se fasse sa propre opinion sur la situation actuelle. Pendant plusieurs jours, un sit-in à la Place de la Kasbah à Tunis a réuni plusieurs milliers de Tunisiens qui exigeaient le départ de Mohamed Ghannouchi. Le Premier ministre, fidèle compagnon de Ben Ali depuis plus d’une dizaine d’années, avait jusque là ignoré les appels du peuple et avait vainement tenté de contenter la foule à travers deux remaniements ministériels. Je pense que seul A. Un régime parlementaire…pour quoi faire ? » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Par Youssef Ben Slamia, Le buzz médiatique évolue chaque jour à la vitesse de la lumière en Tunisie.
Dans ce billet j’ai quand même choisi de revenir à ma manière sur l’une des dernières controverses de la Tunisie post révolutionnaire : le choix, ou non, d’un régime parlementaire. Un article publié le 6 mars dans le journal électronique webdo.tn, pointait « un constat d’analphabétisme politique » « des jeunes héros interrogés », à propos des manifestants du sit-in kasbah n°2, non sans une certaine condescendance…Sauf que le journaliste s’était lui même bien gardé d’apporter des réponses concrètes aux questions posées. Un autre article paru dans « La Presse » le 7 mars, tout aussi lacunaire en terme de définition, mettait l’accent sur le risque d’instabilité politique en cas de régime parlementaire, l’auteur optant pour un régime présidentielle à la française…Acculturation quand tu nous tiens !
Personne ne peut s’improviser expert en la matière. Femmes – Parachever les acquis » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Le 8 mars a été déclaré par toutes les nations, Journée internationale de la femme. Mais combien sont-elles dans le monde à savoir que cette journée est celle de leur fête ? En Tunisie, nous avons procédé autrement ! Au cas où certaines n’auraient pas profité du 8 mars, elles se rattraperaient le 13 août, décrété Journée de la femme tunisienne. C’est même un jour férié. C’est dire l’ancrage de l’importance de la femme dans la mémoire collective de la société. Cette importance se traduit par les droits et les obligations qui lui ont été accordés et dévolus dans le Code du statut personnel.
De mauvaises langues disent que ce droit leur a été offert sur un plateau. Aujourd’hui, leurs filles ont repris le flambeau en participant aux jours de gloire qu’ont été ceux de la révolution du 14 janvier 2011. Si du chemin a été parcouru, la route est encore longue et bien des embûches vont la jalonner. Nombreux sont les Tunisiens qui considèrent la femme comme une entité avec laquelle il faut compter. Quelques précisions sur la Commission Nationale tunisienne sur la Réforme » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Par Fawziya Mohamed, Nous allons donner quelques précisions sur les membres qui composent la commission tunisienne sur la Réforme, notamment sur son Président Yadh Ben Achour, sur Slim Laghmani, sur Rafaa Ben Achour, Horchani, etc. 1-: D’abord, en juillet 1990, Yadh Ben Achour avait été élevé par Ben Ali au grade de Commandeur de l’Ordre de la République, une haute distinction offerte par Ben Ali à Yadh Ben Achour. 2-: Dès l’arrivée de Ben Ali au pouvoir, Yadh Ben Achour avait exercé en 1987-1988 la fonction de Membre au Conseil Economique et Social de Tunisie. 3-: Yadh Ben Achour avait été désigné par Ben Ali comme Membre du Conseil Constitutionnel, fonction qui a été exercée par Yadh Ben Achour pour plus de 4 ans durant les années 1988-1992.
Aujourd’hui, on fait savoir que Yadh Ben Achour était un opposant à Ben Ali du fait que Yadh Ben Achour avait démissionné de sa fonction de Membre du Conseil Constitutionnel en 1992. A la hâte, la commission de Yadh Ben Achour s’empare de l’élaboration du projet du Code organisant la future Assemblée Constituante » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Par Mounir Ben Aïcha. Grâce à la résistance du peuple tunisien et à sa volonté exprimée depuis le 14 janvier 2011 désirant un changement démocratique mettant fin à la dictature du passé en Tunisie, le pouvoir a finalement cédé à l’une des revendications du peuple tunisien qui est de convoquer une Assemblée Nationale Constituante chargée d’entreprendre la rédaction d’une nouvelle Constitution tunisienne.
Dès la fuite du dictateur Ben Ali le 14 janvier 2011, le Premier Ministre démissionnaire Mohamed Ghannouchi ainsi que son Président par intérim Fouad M’Bazzaa ont refusé la convocation d’une Assemblée Nationale Constituante et ont préféré le 18 janvier 2011, la création d’une Commission Nationale pour la Réforme politique présidée par Yadh Ben Achour pour entreprendre la rédaction d’un projet de Constitution tunisienne et entreprendre la proposition des mesures allant dans ce sens. 1 – qui peut être électeur ?
2 – qui peut être éligible ? Qu’est-ce qu’un décret-loi ? 1. L’extrémisme Laïc un vrai danger sur la démocratie naissante en Tunisie » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Par H.Louati Non à la division ; ou à la Liberté Pendant des années je me qualifie de Laïc aujourd’hui après presque deux mois de la révolution je me vois dans l’obligation d’ajouter un deuxième adjectif à ma laïcité pour dire que je suis un laïque modéré. Pour moi c’est une précision de taille, pour éviter l’amalgame avec une génération qui se dit laïque, mais en fait elle est plutôt extrémiste et totalitaire et qui donne une image très négative sur la vraie laïcité et qu’elle l’a kidnappé.
Revenant tout d’abord au concept de laïcité qui est dans son acception la plus simple c’est le principe de la séparation entre le religieux et les affaires de l’État et qui est survenu suite à l’intervention de l’église dans les affaires politiques dans les pays occidentaux dans un contexte historique bien connu. Ici la laïcité n’a pas diabolisé les prêtres ni les croyants chrétiens pratiquants.
Je me suis attaché à ses valeurs, et je les ai défendus à fond durant les ères de plomb qu’on a vécu. Tunisie laïque : fatwa sur la Constitution? » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Cour intérieure de la mosquée Zitouna Par Ons Bouali Le Mufti de la République Tunisienne est-il le législateur des Tunisiens? Il y a des questions que je ne me pose pas tous les jours. Je dois reconnaître que les seuls souvenirs et images que j’associe à cet homme sont ses apparitions aux côtés de Ben Ali, ses vœux au journal télévisé la veille des fêtes religieuses et…un télescope.
En d’autres termes, un homme de religion, fonctionnaire de l’État nommé par le président de la République et politiquement neutre. Révolution oblige, le vent tourne et les barnous aussi. De la « responsabilité religieuse » Cheikh Othman Batikh, Mufti de la République, nommé par Ben Ali le 31 octobre 2008, a adressé lundi 21 février une lettre ouverte à la Haute Commission pour la réforme politique, « exhortant » les membres chargés de la révision de la Constitution de ne pas « toucher » à l’article premier relatif à la religion de l’État ( الاسلام دينها دولة تونس). Droit de réponse 2-Qu’on ne s’y trompe pas! Tunisie – Laïcité: Débat sensible et utile » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Réponse à l’article «Laïcité : Débat hypocrite et inutile» Par Corsan75 Il est utile et sain de s’interroger sur la Laïcité en Tunisie. Et il n’est pas simplement nécessaire de le faire d’un point de vue religieux. Cette question concerne la Tunisie et les Tunisiens dans leur ensemble.
Une révolution implique l’explosion de tout le système qui exploitait auparavant un état et ses citoyens. En tant que Femme, Tunisienne , musulmane croyante, j’ai une vision de la société et je sais, cependant, que cet idéal est un voeu pieux. Nawaat, le blog collaboratif, a mis en ligne un article signé par Assim («Laïcité : Débat hypocrite et inutile»,) qui en quelques lignes, à peine, à bâillonné la démocratie. L’auteur de l’article part du postulat que la Tunisie est arabe et musulmane et que le pays doit préserver cette identité afin de ne pas subir le diktat de l’Occident. La projection de la société tunisienne en «société musulmane» est réductrice, fausse et dangereuse. La Tunisie est multiple. Laïcité : Débat hypocrite et inutile » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Photo Louafi Larbi/Reuters Par Assim Chose qui interpelle ces derniers jours est la recrudescence des interrogations concernant la laïcité en Tunisie.
Et dans la plupart des cas, je ne pus que lire des débats stéréotypés qui oscillent entre l’hypocrisie et la bêtise mal informée. Mise au point. Étant issu d’une formation scientifique, je ne porte pas à cœur la philosophie de l’arrogance qui s’entoure d’un halo mystérieux composé de citations en pagaille et de surenchère linguistique. La laïcité est dans sa définition, l’opposé du clérical. Voilà pour la stricte définition édulcorée.
Cette définition s’applique rarement, et si j’ai à citer un pays qui s’y conforme, ça serait la Suède où on peut trouver des piscines possédant des horaires spéciaux où les musulmanes peuvent nager en tranquillité. Et si elle ne s’applique que peu, c’est parce que le phénomène prend le dessus. Premièrement, le terme hypocrite d’Islamiste qui compte ET les terroristes ET les mouvances ultra modérées. Tunisie … Islam … Laïcité ? » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Par Imed Abid, Préambule : Je pense qu’il est nécessaire avant d’aborder la question laïque en Tunisie, de rappeler que face à cette question complexe et sensible, il est sage d’éviter les approches superficielles ou abstraites. Une approche superficielle conduit souvent à une vision binaire (c’est ou bien l’islam ou bien la laïcité) parfois caricaturale.
Une approche rationnelle mais purement abstraite sera dénudée de tout contexte historique et culturel et donc inappropriée. Je pense aussi que ce débat n’est pas un débat futile et qu’il faut l’accepter même si les mouvements laïques en Tunisie restent minoritaires (sur le plan national mais répandus dans les sphères influentes). Refuser le débat (ne pas confondre avec interdire) prétextant que c’est un mouvement minoritaire et qu’il y a des sujets plus prioritaires en ce moment ouvrira la porte grande ouverte aux accusations de dogmatisme et de déni de démocratie. Modèle(s) laïque(s) : Modèle français : Modèle turque (Vision Kémaliste) : La Télévision Nationale hors-jeu ! » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Qu’est ce qui motivera l’électeur du 24 Juillet ? » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Les Pro de l’ancien régime de Ben Ali, répondent à l’appel de Ghannouchi » Nawaat de Tunisie - Tunisia. La stratégie politicienne du RCD lors des prochaines élections présidentielles et législatives de 2011 » Nawaat de Tunisie - Tunisia.
Tunisie: La prise de pouvoir par l’armée, un coup d’état déjà préparé? » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Lettre à Monsieur Nejib Chebbi » Nawaat de Tunisie - Tunisia. Ahmed Néjib Chebbi ou le pari difficile » Nawaat de Tunisie - Tunisia.