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Sciences

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72 ans est le nouveau 30 ans. Jusqu'où pouvons-nous repousser les limites de la mortalité humaine?

72 ans est le nouveau 30 ans

C'est pour répondre à cette question qu'Oskar Burger, de l'Institut de recherches démographiques Max Planck en Allemagne, s'est penché sur l'évolution de la longévité humaine, de la préhistoire à nos jours. Ses travaux montrent que l'espèce humaine a connu un allongement de l'espérance de vie unique parmi les espèces animales, enregistré principalement sur les 4 dernières générations, pour un total de 8000 étudiées. Cette progression récente et rapide suggère qu'elle est principalement due à notre capacité à améliorer nos conditions de vie, plutôt qu'à une prédisposition génétique ou une conséquence de l'évolution. Pas de limite en vue. L'homme continue-t-il à évoluer ? Longtemps le monde a donné l'illusion de la stabilité mais, depuis quelques siècles, l'humanité est entrée dans un maelström de bouleversements techniques, économiques et sociaux.

L'homme continue-t-il à évoluer ?

Aujourd'hui, elle contemple avec inquiétude les changements de l'environnement et du climat… La notion d'évolution a fini par s'imposer au cœur de la pensée moderne. Plus lente et plus profonde que l'évolution culturelle, l'évolution biologique modifie les organismes eux-mêmes. Sous la pression de la sélection naturelle, la reproduction des mieux adaptés est favorisée et le génome de l'espèce s'en trouve modifié.

Ces deux aspects, culturel et biologique, de l'évolution humaine sont en apparence très différents. En réalité, ils ne peuvent être dissociés. Comment décrypter une étude scientifique.