Conseil de Google News: repensez votre écriture et apprenez à coder. Pour assurer « une renaissance des médias et du journalisme » face à une telle révolution dans la manière de distribuer l’information, vous devriez repenser vos formes narratives et apprendre à programmer ! C’est le message direct du nouveau patron de Google News, Richard Gingras, délivré hier à Madrid à une soixantaine de dirigeants de médias traditionnels européens, américains, asiatiques et africains, réunis par le Paley Center for Media. Repensez vos formes narratives ! Aujourd’hui, au lieu de tout miser sur votre front page ou home page, vous feriez mieux de porter toute votre attention sur l’architecture de vos articles et innover dans la manière de raconter un événement, a-t-il précisé. Pour Gingras, le trafic sur les sites d’informations se répartit aujourd’hui à 75% sur les pages et les articles, via le « search » et les réseaux sociaux et seulement à 25% sur la Une du site. « Et pourtant les gens continuent à refaire leur Une !
C’est la page de l’article qu’il faut changer ! ». Twitter jusqu’au vertige, par Mona Chollet. Une quinzaine d’années après son ouverture au plus grand nombre, se pourrait-il que la spécificité d’Internet, celle d’un média fabriqué par ses utilisateurs, continue d’échapper à beaucoup d’analyses ? La Toile reste souvent présentée comme la simple convergence des moyens d’information préexistants ; mais cette vision, objecte le chercheur Dominique Cardon, « transpose paresseusement vers Internet des modèles forgés dans les médias traditionnels : une pratique du contrôle éditorial, une économie de la rareté, une conception passive du public (1) ».
La nature d’Internet est pourtant devenue particulièrement évidente avec l’avènement du Web 2.0 et de ses outils faciles à manier. Les plates-formes de blogs ont ainsi permis à des internautes sans compétences spéciales en programmation d’accéder à l’autopublication. L’incontestable standardisation des sites qui en a découlé, loin du foisonnement créatif des débuts, suscite d’ailleurs le désappointement de certains pionniers (2). 5 Reasons Content Discovery Tools Need a Human Touch | mutations des médias et du journalisme. Mutations des médias et du journalisme. Essais et erreurs sur les réseaux sociaux. Quand la marque à la pomme prétend contenir tous les médias : l’invention du magasin général culturel, en ligne : le « store » d’Apple ou la métaphore du modèle éditorial du stock. Ressources pour prolonger la lecture : Livre blanc du ministère de la culture, novembre-décembre 2012 Le monde des médias d’information s’augmente désormais d’acteurs venus des « machines » à communiquer, qui ont aussi établi leur fortune et leurs modèles d’affaires sur la construction de systèmes d’exploitation des contenus circulant sur l’internet.
Les médias traditionnels, venus de la production de contenus, établis autour de marques éditoriales, comme Le Monde, TF1, Europe 1, etc ne sont plus seuls sur le marché de la proposition de solutions d’informations culturelles. La marque à la pomme participe de ce mouvement, voire l’a initialisé, à partir de la construction d’ordinateurs personnels, fonctionnant à partir d’un système propre. A venir… - en reprenant le titre - en relisant la syntaxe et la grammaire et. MoveOn.org, Occupy Wish List, and the Continuing Demise of the Audience.
UPDATE: MoveOn has posted a public FAQ that clarifies that they are not adding Occupy Wish List email addresses to their own list, but are merely using them to coordinate donations: There was a time, not so long ago, when an organization or a group of activists could sit around a table and – considering their goals, assets, allies, and opponents – develop a workable strategy for change. That time of strategic development in isolation is ending and the reason is the Internet. Message from the Former Audience: “Why Wasn’t I Consulted?” Early this year Paul Ford, a commentator for NPR, wrote a blog post called The Web Is a Customer Service Medium. In it he proposed that the fundamental question of the Internet is: “Why wasn’t I consulted?”. He explains: “Why wasn’t I consulted,” which I abbreviate as WWIC, is the fundamental question of the web…. Occupy Wish List and its Discontents The site seems straightforward enough (see left).
How will MoveOn respond? Le labo médias de l'école de journalisme de Sciences Po. Crédit photo: Eric Antheaume Où étiez-vous le vendredi 13 novembre 2015? Jamais vous n’oublierez ce que vous faisiez ce soir-là, au moment où les attentats ont frappé Paris. Vous n’oublierez pas non plus comment vous avez appris l’existence des fusillades dans les 10 et 11e arrondissements parisiens, puis l’explosion des bombes au Stade de France. Les journalistes, français, étrangers, sur le pied de grue ce soir-là, n’ont pas oublié non plus.
Sur une idée de Catherine Galloway, qui enseigne à l’Ecole de journalisme de Sciences Po, nous avons posé la question à nos confrères journalistes, français ou étrangers. Vendredi 13 novembre, je sortais d’un bar vers Parmentier à 21h30 et je m’apprêtais à rentrer chez moi rue de Marseille, dans le 10e arrondissement de Paris. Je crois que j’ai alors regardé Twitter: j’y ai vu les toutes premières infos sur “une fusillade au Petit Cambodge”. Là, je me suis arrêtée et j’ai appelé la radio pour leur dire que j’étais là. Lire le billet.
“Tourner l’apathie citoyenne actuelle en activisme citoyen” » Article » Ownipolitics, Bilan, débats et enjeux. Journalismes.info - Le web observatoire du journalisme sur Internet. France 24 - The Birds. Twitter et les journalistes. Jeff Jarvis: repenser l’écosystème de l’information. Jeff Jarvis est revenu récemment sur les transformations de l'industrie de l'information. Pour lui, Google n'est toujours pas le diable, et l'avenir se niche dans l'hyperlocal mobile, la relation aux lecteurs et une meilleure compréhension des nouveaux business models. Cela fait un moment que Jeff Jarvis, sur son blog et ailleurs, essaye de redéfinir l’avenir des médias en ligne. Il revient au cours d’une conférence à la Columbia Business School sur certains des aspects qui l’intéressent le plus. Optimiste de nature, Jeff Jarvis estime qu’il existe de nombreux nouveaux business models pour l’information, et que le discours déprimant et fataliste traditionnel peut être remise en cause.
Notamment celui qui vise à accuser Internet de tous les maux. De la gestion de la rareté à l’offre de service Aujourd’hui, nous n’en sommes pas au moment où une nouvelle grosse entreprise maligne remplace les anciennes grosses entreprises. Éloge de la petite entreprise en réseau La valeur est dans la relation. Le secret et les fuites, par Serge Halimi. En octobre 1962, le monde frôle la guerre nucléaire. Peu avant des élections de mi-mandat, le président John Kennedy va répétant qu’aucune implantation de missiles offensifs soviétiques à Cuba n’interviendra — ni ne serait acceptée. Moscou passe outre, mais sans pouvoir apprécier si les déclarations américaines visent à apaiser l’électorat ou constituent une réelle mise en demeure. Des communications — secrètes — vont préciser les intentions des protagonistes et leur permettre de dénouer la crise.
Les Américains suggèrent qu’ils consentiront sans doute — mais plus tard et discrètement — à une des contreparties que Moscou réclame : le retrait de missiles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) déployés en Turquie. Côté soviétique, une lettre confidentielle de Nikita Khrouchtchev signale à Kennedy qu’un engagement américain de ne plus envahir Cuba lui permettrait d’ordonner le retrait des missiles de l’île sans perdre la face (1). Écouter: Serge Halimi, Le grand bond en arrière. Comment l'ordre libéral s'est imposé au monde. L'art et la manière d'ignorer la question des médias, par Serge Halimi.
N 1985, à l’apogée de l’ère Reagan, John Galbraith publia un texte titré « Comment avoir la conscience tranquille face à la présence des pauvres ? » (1). Dans cet article, l’économiste recensait les techniques permettant, face à la question des inégalités sociales, de ne rien entreprendre, mais sans se sentir coupable : invocation de l’« effet pervers » des solutions de redistribution proposées, obligation de recourir à un État qui démotive ceux qu’il aide, etc. Essayons d’entreprendre un exercice du même genre, mais sur le sujet qui nous réunit. La question serait alors : comment faire, quand on est un intellectuel, un chercheur, un universitaire, pour ne pas engager le combat pour les médias tout en sachant, la plupart du temps, qu’il est décisif, y compris dans l’univers des intellectuels ? « Tout ce que vous dites, on le sait déjà. » « Tout ça, on le sait déjà » est la plaidoirie habituelle de qui, ne souhaitant pas diffuser un savoir, prétexte qu’il est répandu.
Le CSA ne veut plus que les télévisions et radios citent les mots Twitter ou Facebook. Chut, chut, pas de marques! Vendredi, à la suite d'une question posée par une chaîne dont l'identité n'a pas été révélée, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a décidé d'appliquer à Facebook et Twitter les mêmes consignes que pour les lessives et autres "sodas bien connus" : il est interdit aux chaînes de télévision et aux radios de les citer tels quels à l'antenne. Certains médias audiovisuels ont déjà commencé : Jean-Pierre Pernault a par exemple renvoyé mardi midi ses téléspectateurs vers la page d'un "réseau social" bien connu dédié au 13 heures de TF1. Dommage, puisque les émissions invitaient depuis quelques temps leurs auditeurs et spectateurs à les "aimer" ou à les "suivre", voire à poser des questions par le biais de ces nouveaux médias.
Facebook et Twitter génèrent tout de même un peu d'audience vers les sites Internet des chaînes. Mais pour le CSA, Facebook et Twitter sont des marques comme les autres. Lire l'interview d'Arnaud Mercier. V.V. BuzzMachine. Sur le Web, l'article journalistique a-t-il encore un sens ?
Cet article, dont vous commencez la lecture, fait-il partie d’un genre en déclin, une forme bientôt « optionnelle » du journalisme, un « produit dérivé » ou un luxe dans la manière dont les médias nous informent ? Tel est l’avis du professeur de journalisme et blogueur Jeff Jarvis. Une position qui suscite un débat soutenu parmi les passionnés de l’information en ligne aux Etats-Unis. Selon Jarvis, les articles ne sont plus une forme nécessaire pour la couverture des événements. Ils le sont encore pour les journaux imprimés, mais pas pour « le flux qui ne commence jamais et ne se termine jamais du numérique ». Jeff Jarvis appuie sa démonstration sur plusieurs exemples : Que devient l’article dans ce contexte ? Parmi les réactions suscitées, celle de Ben Ilfeld, fondateur du site Sacramento Press va encore plus loin : « L’article n’est pas l’unité de base de la narration, du reportage, de la vente ou de toute autre chose.
Deuxième groupe : le journalisme de « forme longue ».