
web journalisme
Une quinzaine d’années après son ouverture au plus grand nombre, se pourrait-il que la spécificité d’Internet, celle d’un média fabriqué par ses utilisateurs, continue d’échapper à beaucoup d’analyses ? La Toile reste souvent présentée comme la simple convergence des moyens d’information préexistants ; mais cette vision, objecte le chercheur Dominique Cardon, « transpose paresseusement vers Internet des modèles forgés dans les médias traditionnels : une pratique du contrôle éditorial, une économie de la rareté, une conception passive du public ( 1 ) ». La nature d’Internet est pourtant devenue particulièrement évidente avec l’avènement du Web 2.0 et de ses outils faciles à manier. Les plates-formes de blogs ont ainsi permis à des internautes sans compétences spéciales en programmation d’accéder à l’autopublication. L’incontestable standardisation des sites qui en a découlé, loin du foisonnement créatif des débuts, suscite d’ailleurs le désappointement de certains pionniers ( 2 ).
Twitter jusqu’au vertige, par Mona Chollet
Essais et erreurs sur les réseaux sociaux
MoveOn.org, Occupy Wish List, and the Continuing Demise of the Audience
UPDATE: MoveOn has posted a public FAQ that clarifies that they are not adding Occupy Wish List email addresses to their own list, but are merely using them to coordinate donations: http://occupywishlist.org/faq.html There was a time, not so long ago, when an organization or a group of activists could sit around a table and – considering their goals, assets, allies, and opponents – develop a workable strategy for change. That time of strategic development in isolation is ending and the reason is the Internet. Message from the Former Audience: “Why Wasn’t I Consulted?” Early this year Paul Ford , a commentator for NPR, wrote a blog post called The Web Is a Customer Service Medium .Crédit: Flickr/CC/Pedroreyna Faut-il que je me spécialise sur un seul support? Dois-je savoir coder?
W.I.P. (Work In Progress) » Le labo médias de l'école de journalisme de Sciences Po
“Tourner l’apathie citoyenne actuelle en activisme citoyen” » Article » Ownipolitics, Bilan, débats et enjeux
Image CC Flick m-c Nous avons demandé à deux spécialistes de la formation aux médias de réagir au billet d’Andreas Kluth sur la non-crise des médias. Entretien avec Divina Frau-Meigs, sociologue des médias, professeur à l’université Paris 3 Sorbonne, directrice du master pro “ingénierie de la formation à distance et de l’éducation aux médias”. Andreas Kluth estime qu’il n’y a pas de crise de l’information car nous n’avons jamais été aussi bien informés. Partagez-vous son point de vue ?Twitter et les journalistes
Jeff Jarvis est revenu récemment sur les transformations de l'industrie de l'information. Pour lui, Google n'est toujours pas le diable, et l'avenir se niche dans l'hyperlocal mobile, la relation aux lecteurs et une meilleure compréhension des nouveaux business models. Cela fait un moment que Jeff Jarvis , sur son blog et ailleurs , essaye de redéfinir l’avenir des médias en ligne. Il revient au cours d’une conférence à la Columbia Business School sur certains des aspects qui l’intéressent le plus.
Jeff Jarvis: repenser l’écosystème de l’information
En octobre 1962, le monde frôle la guerre nucléaire. Peu avant des élections de mi-mandat, le président John Kennedy va répétant qu’aucune implantation de missiles offensifs soviétiques à Cuba n’interviendra — ni ne serait acceptée. Moscou passe outre, mais sans pouvoir apprécier si les déclarations américaines visent à apaiser l’électorat ou constituent une réelle mise en demeure. Des communications — secrètes — vont préciser les intentions des protagonistes et leur permettre de dénouer la crise. Les Américains suggèrent qu’ils consentiront sans doute — mais plus tard et discrètement — à une des contreparties que Moscou réclame : le retrait de missiles de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) déployés en Turquie.
Le secret et les fuites, par Serge Halimi
L'art et la manière d'ignorer la question des médias, par Serge Halimi
n 1985, à l’apogée de l’ère Reagan, John Galbraith publia un texte titré « Comment avoir la conscience tranquille face à la présence des pauvres ? » ( 1 ) . Dans cet article, l’économiste recensait les techniques permettant, face à la question des inégalités sociales, de ne rien entreprendre, mais sans se sentir coupable : invocation de l’« effet pervers » des solutions de redistribution proposées, obligation de recourir à un État qui démotive ceux qu’il aide, etc. Essayons d’entreprendre un exercice du même genre, mais sur le sujet qui nous réunit. La question serait alors : comment faire, quand on est un intellectuel, un chercheur, un universitaire, pour ne pas engager le combat pour les médias tout en sachant, la plupart du temps, qu’il est décisif, y compris dans l’univers des intellectuels ?Le CSA ne veut plus que les télévisions et radios citent les mots Twitter ou Facebook
Sur le Web, l'article journalistique a-t-il encore un sens ?
Valérie Chanal, lors des rencontres de l'internet, à Autrans. (Crédit photo: S.Chanel) « Un nouvel espace et de nouveaux enjeux » . Valérie Chanal, enseignant-chercheur à l’ IEP (Institut d’Etudes Politiques) de Grenoble et responsable d’une conférence consacrée au sujet, se veut volontairement évasive, en l’absence de traduction satisfaisante de ce terme.

