La ville-mémoire. 1 M. Halbwachs, La Mémoire collective [1950], Paris, Presses universitaires de France, 1968, rassembl (...) 1Maurice Halbwachs, en écrivant La Mémoire collective, avait la préoccupation de distinguer clairement le « métier de sociologue » du « métier d’historien1 ». Travailler sur la mémoire collective c’était, pour lui, écrire, contre l’histoire des historiens, une histoire locale et matérielle, urbaine, à hauteur des groupes.
L’ambition de la mémoire collective est en effet de restituer une « histoire vivante », concrète et multiple, dans les interstices de l’histoire. 2La multiplicité du social à partir de laquelle il pense la mémoire s’enracine fortement dans l’observation du milieu urbain : une des façons de comprendre cette invention de la mémoire collective est de la considérer comme un renouvellement de la notion de tradition, liée d’habitude à une pensée terrienne de l’histoire, en particulier à une histoire du « pays ». Critique du temps subjectif 4 M. Critique du temps social. Min. culture (Espagne) Le portail des livres et des idées. PASOS Journal of Tourism and Cultural Heritage. Les chemins de la mémoire. De la raison patrimoniale aux mondes du patrimoine. 1Aujourd’hui le patrimoine, devenu synonyme de lien social, est partout, de la mobilisation des corps politiques à l’institution culturelle.
L’impératif de conservation de l’héritage, matériel et désormais immatériel, prend chaque jour un caractère plus général et plus contraignant, incarné par des dispositifs législatifs et réglementaires qui ne cessent d’étendre leur domaine d’application. Parallèlement, le tourisme, dans l’importance des enjeux économiques qu’il mobilise, fait de l’interprétation du patrimoine, voire de sa simulation, un instrument souvent décisif du développement local. Enfin, la réalité de destructions (iconoclasmes religieux ou idéologiques, dégâts collatéraux de conflits ou « domicides » concertés), que l’on avait eu sans doute tendance à sous-estimer ou à tenir pour abolies, et qui mobilisent les media, nourrit le sentiment d’urgence qui a toujours accompagné la conscience patrimoniale. 2007 - Politique de la memoire.pdf (Objet application/pdf)