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Bretagne

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Petite histoire des ardoisières bretonnes (1/3) - L'ardoise Naturelle. L’exploitation de l’ardoise est ancienne en Bretagne, elle remonte au XVI e siècle dans la région de Châteaulin et au XVI e siècle dans celle de Mûr-de-Bretagne.

Petite histoire des ardoisières bretonnes (1/3) - L'ardoise Naturelle

Le passage de la couverture en chaume à celle en ardoise au cours du Second Empire va développer l’activité ardoisière dans la région. À son apogée, entre 1920 et 1935, cette industrie emploie plus d’un millier d’ouvriers. Grève des penn sardine. L'Ouest en mémoire - La crise de la chaussure à Fougères. Dans les mémoires collectives, l'année 1968 est fortement associée au mouvement de révolte de la jeunesse étudiante.

l'Ouest en mémoire - La crise de la chaussure à Fougères

Le poids des évènements de mai tend à faire oublier que la contestation ne fut pas seulement estudiantine, parisienne et circonstanciée à un seul mois de l'année. Ce mouvement social de grande ampleur, qui s'inscrit en réalité dans un temps plus long, a mobilisé différentes couches sociales de la société française et cela dans l'ensemble de l'hexagone. En particulier, le mouvement ouvrier fut très retentissant. Dans le premier trimestre de l'année 1968, de grandes grèves ont lieu dans plusieurs villes de l'Ouest français (comme à Caen et à Redon). Fougères, ville bretonne située dans le département de l'Ille-et-Vilaine, est elle aussi le théâtre d'une importante grève le 26 janvier 1968. Bretania, le portail des cultures de Bretagne - Douarnenez, 1921 : première municipalité communiste de France.

Auteur : Patrick Gourlay / juillet 2016 Douarnenez fut la première municipalité française à élire un maire communiste en 1921, soit quelques mois seulement après le célèbre congrès de Tours de 1920.

Bretania, le portail des cultures de Bretagne - Douarnenez, 1921 : première municipalité communiste de France

La ville échappait ainsi, encore davantage, aux puissants industriels de la conserverie. « Les ouvriers venaient en bleu plage du Valais » Quand René Huguen se souvient de l'été 1936, il a des étoiles dans les yeux.

« Les ouvriers venaient en bleu plage du Valais »

Pour celui qui deviendra résistant pendant la guerre, puis adjoint au maire de Saint-Brieuc en 1945, cet été-là est plein de la joie suscitée par les nouvelles conquêtes sociales. Les gens pensent que les congés payés ont toujours existé, mais il faut se souvenir que cette avancée a été obtenue après des grèves majeures. Les ouvriers des Forges et laminoirs ont fait grève à Saint-Brieuc, c'était logique, mais les filles des grands magasins - des sortes de galeries Lafayette - aussi, et cela, c'était vraiment inimaginable ! Elles étaient payées à la vente et ont obtenu d'être payées au mois. Les Parisiens arrivaient à bicyclette La semaine de 40 heures, les congés payés, c'était une utopie qui devenait réalité. Beaucoup de Parisiens avaient des attaches en Bretagne. Des voisins ont pu recevoir leur fils, qui leur a présenté sa femme et ses deux enfants. À peine arrivés les enfants demandaient à voir la mer. L'Histoire de la Marque Citroën.

Bretania, le portail des cultures de Bretagne - Mai 1968 en Bretagne. Auteur : Tudi Kernalegenn / avril 2016 Le 8 mai 1968, la Bretagne est massivement dans les rues derrière le slogan « L’Ouest veut vivre ».

Bretania, le portail des cultures de Bretagne - Mai 1968 en Bretagne

Loin de se contenter de suivre les événements parisiens, les Bretons ont leur propre dynamique au cours du printemps 1968. De Sud-Aviation (Bouguenais) à CSF (Brest), ils savent même être à la pointe de la radicalité ou de l’innovation. L’Ouest veut vivre Depuis les années 1950, émerge en Bretagne le sentiment d’une marginalisation politique et socioéconomique. L'Ouest en mémoire - Douarnenez autrefois. Les changements qui caractérisent les années 70 imposent à la cité sardinière de Douanenez un retour sur le destin de ses femmes, femmes des usines et femmes des marins.

l'Ouest en mémoire - Douarnenez autrefois

Les usines de conserverie de sardines se sont installées à Douarnenez dès le milieu du XIXème siècle. La plus ancienne, Chancerelle, fut fondée en 1853. C'est alors que débute une intense vie industrielle dans les conserveries, qui connait son apogée vers 1880. Les sardinières de Douarnenez : un symbole des luttes de classes. Au XIXe siècle, Douarnenez, ville du Finistère, s’industrialise et prospère grâce au commerce de la sardine.

Les sardinières de Douarnenez : un symbole des luttes de classes

L’essor de la pêche était auparavant limité : malgré un riche vivier de sardines dans la baie et les fonds voisins, les marchés se trouvaient trop loin pour pouvoir les vendre. De ce fait, quand la technique de conservation des aliments fut inventée par Monsieur Appert (l’appertisation) et ensuite développée (les boîtes en fer-blanc remplacèrent les bocaux de verre), le Nantais Joseph Colin, confiseur de son métier, créa et développa des usines sur les côtes bretonnes dès le début du XIXe siècle. Douarnenez passe de trois usines en 1860, à près de trente en 1880. En Bretagne, l’activité de pêche et les conserveries se sont donc rapidement développées avec, durant l’entre-deux-guerres, 132 usines de sardines sur 160 en France. Le port de Douarnenez quant à lui s’affirme comme principal centre sardinier de la côte et capitale de l’industrie de la conserve. Elles ont eu le courage de dire « non : Les sardinières de Douarnenez (1924)

Elles ont eu le courage de dire « non »: Les sardinières de Douarnenez (1924) Des sardinières du littoral breton, certains en connaissent peut-être la coiffe traditionnelle ou encore les chants.

Elles ont eu le courage de dire « non : Les sardinières de Douarnenez (1924)

Cependant, nombreux sont ceux qui ignorent l’incroyable mouvement de grève qui toucha la commune de Douarnenez en 1924. Là-bas, pendant plus de six semaines, près de 2000 ouvrières des conserveries ont fièrement et courageusement tenu tête à un patronat intransigeant. Malgré les pressions, les intimidations et même les violences, elles ont courageusement mené à bout leur lutte contre l’exploitation dont elles étaient victimes.

Histoire. Il y a 90 ans à Douarnenez, la grande grève des sardinières. Cet hiver, le comité de soutien de l’hôpital a manifesté contre le transfert de la chirurgie ambulatoire à Quimper.

Histoire. Il y a 90 ans à Douarnenez, la grande grève des sardinières

Dans les rues, samedi 6 décembre, près de 4 500 personnes, élus, soignants, citoyens. Sur un air de laridé, certains ont même chanté : « Aujourd’hui, à Douarnenez, tous ensemble sur le pavé, tout comme les sardinières, nous chantons notre colère. »Le 21 novembre 1924Une colère dont étrangement, personne n’a pensé à célébrer le 90e anniversaire. Certes, Michel Mazéas n’est plus là pour entonner une autre chanson, que sa mère Joséphine lui avait apprise : « De l’usine Carnaud, tous ces prolétaires, le vendredi 21 novembre, lâchaient les outils, et puis tous ensemble… » Vendredi 21 novembre 1924, en effet, sans mot d’ordre, sans slogan, sans consigne, sans tract, une grève éclate dans l’usine Carnaud de Douarnenez. Voici les principales dates de la grande grève de 1924. La grève des sardinières de Douarnenez (Finistère) en 1924 : une grève communiste ? – PAPRIK@2F. Carte postale représentant l’industrie sardinière en Bretagne La Bretagne grâce à l’activité de pêche a développé très tôt des conserveries dans ses ports et « compte 132 des 160 usines de conserves de sardines en France » au cours de l’entre-deux-guerres.

La grève des sardinières de Douarnenez (Finistère) en 1924 : une grève communiste ? – PAPRIK@2F

Douarnenez compte une vingtaine de conserveries ainsi qu’une usine qui fabrique les boîtes de conserve. Leur main d’œuvre est majoritairement féminine : les sardinières ou « Penn sardin ». Ce surnom qui veut dire « tête de sardine », vient, comme le rappelle Anne-Denez Martin, de la coiffe qu’elles portent par mesure d’hygiène. Ces conserveries sont également appelées « friture » puisqu’il faut encore faire frire dans l’huile les sardines avant la mise en boîtes.

Grève des sardinières de Douarnenez (Finistère), 1924 : “le cortège des grévistes”Source: Cedias – Musée Social, Photothèque La grève des sardinières s’inscrit dans une agitation décidée par la CGTU locale et nationale. Douarnenez Ces sardinières qui ont su tenir tête à leurs patrons. Douarnenez (Finistère, Bretagne), envoyée spéciale. À ces mots, la France du début du XXe siècle imagine un lieu de conformisme où les familles vivent de l’exploitation des champs et où règne un certain conservatisme. Pourtant, cette commune de 12 259 habitants étonnera lors des municipales de 1921 en élisant le premier maire communiste de France, Sébastien Velly. Mais un autre souvenir marque également la mémoire collective. 1936 : les élections enflamment les Côtes-du-Nord. Entretien Pourquoi le climat politique est-il tendu le 1er mai 1936 dans les Côtes-du-Nord ? Le 1er mai, nous sommes entre les deux tours des élections législatives. Le climat de la campagne électorale est à l'affrontement.

En février 1934, à Paris, la violente manifestation de ligues d'extrême droite, en réaction au scandale financier qui mouille le gouvernement, a fait craindre un coup d'État. Ce qui a poussé les forces de gauche à s'unir. Comment se traduisent les tensions sur les terrains ? L'affrontement est avant tout verbal dans les meetings politiques. L'affrontement est aussi physique à Bégard... Juin-juillet 1936 : 3 000 grévistes à St-Brieuc. Le 8 juin 1936, 283 dockers travaillant pour des importateurs de charbons se mettent en grève au port du Légué, imités le 9 juin par 300 ouvriers de l'usine Chaffoteaux (dont 120 femmes) à l'usine du Légué. Ils réclament l'application des accords de Matignon signés les 6 et 7 juin entre les partenaires sociaux et l'État. 7 000 grévistes Un accord révolutionnaire : il instaure les libertés syndicales, les conventions collectives, la semaine de 40 heures et les congés payés ! Les mouvements au port du Légué sont le point de départ d'une série de grèves inégalées dans le département : pas moins de 54 conflits, dont 15 avec occupation d'usine. 7 000 grévistes mobilisés, dont 3 000 rien qu'à Saint-Brieuc !

« Les ouvriers venaient en bleu plage du Valais » Front populaire. Mai 1936, la Bretagne a la fièvre rouge... - Histoire - LeTelegramme.fr. Bien que peu industrialisée, la Bretagne se joint rapidement au mouvement revendicatif au travers de ses principaux bassins d’emplois dans les départements de Loire-Inférieure, du Morbihan, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-du-Nord.

Dans les Côtes-du-nord, cinquante quatre conflits, dont quinze avec occupation des lieux de travail, éclatent simultanément à Saint- Brieuc, Guingamp, Lannion et Dinan, pour faire appliquer les accords de Matignon intervenus les 6 et 7 juin 1936. Les Forges et Laminoirs, la boulonnerie, les brosseries qui constituent les pôles industriels majeurs du chef-lieu sont touchés, de même que les carrières de granit de Perros-Guirec, Ploumanac’h, Pléherdel et du Hinglé. Face à l’intransigeance syndicale, à la détermination du personnel et aux menaces de rétorsion sur les infrastructures, certains patrons se voient contraints de faire évacuer par la force les bâtiments et de procéder provisoirement à leur fermeture. Des coiffeurs au bistrot.