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Digital Humanities

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Contenus du cours et compléments à propos des humanités numériques.

Les Vietnamiens vont-ils perdre Internet ? «Gilets jaunes»: un mouvement qui s’écrit en vidéos. La réglementation des réseaux sociaux fait son chemin. « Infox », « intox », « canular » ou « mensonge », pourquoi il ne faudrait pas parler de « fake news » Fake News Ne dites plus « fake news », mais « infox ». La Commission d’enrichissement de la langue française, institution chargée d’acter l’évolution de la langue auprès de l’administration, a livré, jeudi 4 octobre, le résultat de ses cogitations pour franciser le terme anglo-saxon de « fake news », devenu très à la mode depuis l’élection de Donald Trump.

Le mot juxtapose « intoxication » et « information » ; il est défini comme une information « mensongère ou délibérément biaisée ». Lire aussi « Fake news » se dira « infox » en français Un choix qui a été préféré, dit la Commission, à d’autres expressions comme « infaux », par exemple. Trompeur ou erroné ? Littéralement, « fake news » signifie « fausse information ».

Donald Trump en avait fait l’éclatante démonstration en retournant aux médias américains l’expression « fake news », dont il use et abuse pour critiquer toute information qui lui déplaît (dans la presse notamment), qu’il en conteste la véracité ou non. Polysémie dangereuse. Les usages d’internet sont-ils les mêmes du haut au bas de l’échelle sociale. Il semble toujours difficile de saisir une enquête sociologique, car, comme toute bonne enquête sociologique, celles-ci sont surtout qualitatives et se fondent sur des témoignages peu nombreux et variés… dont il semble difficile de dégager des lignes directrices. C’est pourtant ce que réussit à faire la sociologue Dominique Pasquier dans son livre, L’internet des familles modestes en s’intéressant aux transformations des univers populaires par le prisme des usages et des pratiques d’internet. Alors qu’il n’y a pas si longtemps, la fracture numérique semblait ne pouvoir se résorber, les usagers les plus modestes semblent finalement avoir adopté les outils numériques très rapidement, à l’image de l’introduction de la photographie au début du XXe siècle dans les sociétés rurales traditionnelles qu’évoquait Pierre Bourdieu dans Un art moyen.

InternetActu.net : Existe-t-il un usage populaire d’internet ? Quelles sont les caractéristiques d’un internet des familles modestes ? Yuval Noah Harari : « On dispose des technologies pour pirater les êtres humains » Spécialiste de l’histoire militaire et médiévale, Yuval Noah Harari, 42 ans, est maître de conférences à l’Université hébraïque de Jérusalem. Dans son dernier ouvrage, 21 leçons pour le XXIe siècle (Albin Michel, 420 p., 23 euros, à paraître le 2 octobre), l’historien met en garde : l’homme pourra bientôt être piraté comme une machine. Il revient sur la crise écologique, la fragilité des démocraties libérales, les « fake news », le big data et l’intelligence artificielle pour en expliquer les enjeux à long terme. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Yuval Noah Harari, l’historien du futur Dans votre nouveau livre, « 21 leçons pour le XXIe siècle », vous écrivez que nous avons deux défis devant nous : la disruption technologique et la crise écologique.

Le nationalisme, qui semble avoir le vent en poupe, a-t-il des réponses à ces deux défis ? Yuval Noah Harari : Sur le long terme, le nationalisme a été une force de bien. On ne peut pas répondre à ces enjeux sur le seul plan national. Droit d’auteur et numérique : les mots pour comprendre la nouvelle directive européene. Le texte soulève un débat sur les bénéfices ou les dangers qu’il aurait pour la culture sur Internet. Le Parlement européen a finalement adopté, mercredi 12 septembre, une directive qui doit adapter le droit d’auteur à l’heure du numérique. Ce vote a lieu après une campagne intense de lobbying à propos de ce texte, dont une première version avait été rejetée par le Parlement en juillet. Pour les partisans de la directive — industries culturelles, médias, artistes… —, elle est en effet nécessaire pour assurer une meilleure rémunération des créateurs et des éditeurs dans l’économie actuelle d’Internet.

Pour les opposants — les grandes entreprises du Web et les défenseurs des libertés numériques —, il s’agit d’un texte européen dangereux à la fois pour leur business et pour leur fonctionnement, ainsi que pour la liberté d’expression. Le contenu de la directive européenne : Que peut-elle changer pour les internautes ? Article 11 Droits voisins Snippets et « mots individuels » Article 13. Directive sur le droit d’auteur : l’affrontement factice des deux têtes du capitalisme informationnel. Un quart de siècle qu’on se repasse ce même mauvais film, celui où les industries culturelles instrumentalisent la loi pour faire la guerre à leur public.

En cause cette fois-ci, l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur en cours d’examen à Bruxelles, et sur lequel le Parlement européen se prononcera le 12 septembre. Dans sa rédaction actuelle, cette disposition impose que, dans le cadre d’accords avec les sociétés d’ayants droit (telle la Sacem), les ­plates-formes numériques (YouTube, Facebook et consorts) recourent à des outils de ­filtrage automatisés. Le but ? Repérer les ­contenus ­publiés par les internautes et bloquer ceux ­incluant des œuvres couvertes par le droit d’auteur. Une forme de censure préalable, automatisée et privatisée. Rien de bien nouveau, donc. A l’époque déjà, ces débats avaient conduit à la mobilisation des associations de défense des droits dans l’environnement numérique. Quand mon appart devient un hall de gare. Services et vente à domicile, location entre particuliers, soirées jeux et ateliers cuisine… L’espace privé est de plus en plus envahi par de parfaits inconnus.

Que reste-t-il alors de notre intimité ? LE MONDE | 07.09.2018 à 14h14 • Mis à jour le 09.09.2018 à 14h53 | Par Marlène Duretz Welcome Home… Portes palières et paillassons n’ont jamais été autant mis à contribution. Avec la banalisation des achats en ligne et des services à domicile, ou encore le succès des sites collaboratifs, une foule d’interlocuteurs se pressent désormais à nos portillons, parfois même au-delà de la barre de seuil. « Je commande au moins trois fois par semaine mes dîners sur Frichti, je vends de temps à autre sur Vinted et Leboncoin, et je fais appel à l’appli Simone pour une manucure, raconte Emilie. Je suis un peu comme un petit oiseau à qui l’on donne la becquée sans bouger de son nid. » Frontière ténue Avant la révolution numérique, peu de personnes étrangères au foyer pénétraient nos espaces privés.

L’impossible quête des « bots russes » de l’affaire Benalla. Stephan-Eloïse Gras : « Au Sud, rester connecté est une question de survie » Facebook va permettre aux utilisateurs de contrôler le temps qu’ils y passent. Recherche appartement du futur. Cet automne, à Montpellier, deux étudiants volontaires emménageront dans un appartement-observatoire truffé de capteurs, dans le cadre du projet pluridisciplinaire Human at home (HUT).

L’objectif pour les chercheurs : explorer les usages et effets des nouvelles technologies et des objets connectés sur notre – futur – quotidien. Mais également d’en souligner les limites… Imaginons plutôt. Installé(e) devant votre poste de télévision, un petit creux vous pousse à finir un paquet de gâteau… qui termine sa course dans votre poubelle connectée. Aussitôt, une notification s‘affiche sur votre télévision, votre téléphone et sur tous les autres écrans de l’appartement : on vous suggère, via un site marchand, de vous réapprovisionner en friandise dans la journée. Une autre notification vous alerte : vous avez largement dépassé la dose de sucre journalière recommandée.

Si le XXe siècle était celui du saut technologique, le XXIe sera celui d’une rupture dans les usages. Une « chimère » expérimentale. Pourquoi Internet doit rester neutre. Principe fondateur d'Internet, la neutralité du Net a cessé d'être appliqué aux États-Unis depuis le mois de juin. En France, au contraire, des parlementaires tentent à nouveau de l'inscrire dans la Constitution. Le spécialiste Serge Abiteboul nous indique pourquoi ce principe d'égalité d'accès aux données en ligne est précieux et indispensable pour garantir la liberté de chacun. Internet est à la base de toute notre économie et de notre société.

La neutralité du Net établit l’égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet. Selon ce principe, il est exclu de discriminer ces données suivant la source, la destination ou le contenu de l’information transmise sur le réseau. Un fournisseur d’accès Internet ne doit pas, par exemple, bloquer ou même ralentir les vidéos YouTube (discrimination négative) ni proposer des accès hors forfait à Facebook quand d’autres services en sont exclus (discrimination positive). Thomas Jansa/Adobe Stock.com La logique des fournisseurs d’accès. Présentation à l’école d’été “Autour du 2° C” Paper: « Cartographier l’ontologie d’un territoire sur le web Le cas de la Bolivie », in NETCOM, 29-3/4. Disponible sur Paper: « L’ingénierie philosophique de Rudolf Carnap De l’IA au Web sémantique », in Les Cahiers Philosophiques, 2015/2, n°141. Disponible sur Cairn. Paper: « La ressource et les agencements fragiles du web. La philosophie du web comme soin apporté aux choses », in Les Cahiers du Numérique, 10(4).

Disponible sur Cairn. Journal special issue: « Philosophie du Web et Ingénierie des Connaissances », Intellectica, n°61, 2014/1, Alexandre Monnin et Gunnar Declerck (dir.). Paper: « Distinguer/Expliciter. Paper: « Philosophie du Web et Ingénierie des Connaissances », Alexandre Monnin & Gunnar Declerck (introduction), in Intellectica, n°61, 2014/1. Paper: « Ontologie(s). de la métaphysique au web en passant par l’intelligence artificielle », lettre de l'InSHS n°27 (CNRS)

ID unique : Adobe, Oracle et Salesforce attaquent Google et Facebook. Google et Facebook n'ont plus le monopole du ciblage basé sur l'utilisateur. Mais faute d'avoir de la data, leurs concurrents doivent ruser pour proposer une offre efficace. Dans la guerre que livrent Adobe, Oracle et Salesforce à Google sur le terrain du martech, il est une bataille majeure que le trio entend gagner : celle de l'identifiant unique.

Car depuis le lancement d'Audience Manager par Adobe, le rachat de Bluekai par Oracle et celui de Krux par Salesforce, le trio s'est positionné sur le créneau de la data management platform (DMP). Tous ont en effet besoin de permettre à leurs clients de recibler en emailing ou en achat média un internaute passé par leur site, ou de savoir que tel client physique correspond à tel cookie. Du courtage de données 1st party annonceur "Adobe, Oracle et Salesforce proposent à leurs clients un deal d'un nouveau genre : laisser leurs algorithmes venir crawler leurs bases de données anonymisées. La techno pour compenser l'absence de data Et aussi : Et si la mort de l'emploi était en fait une bonne nouvelle ?

« Réinventer le travail sans l’emploi. Pourquoi le numérique nous contraint à changer notre conception du travail ». Tel est le titre de la note écrite pour l'Institut Diderot par l'essayiste Ariel Kyrou. L'auteur a souhaité partager ce texte avec Usbek & Rica, dans une version légèrement augmentée. Dans cet avant-dernier chapitre, il avance que la subjectivité et l'empathie humaine peuvent permettre de façonner un futur dans lequel les tâches les moins créatives ou sociales auront été déléguées aux machines.

Ce texte a été publié en mars 2017 sous la forme d’une « note » de l’Institut Diderot. Dirigé par le philosophe Dominique Lecourt, l'Institut Diderot est un laboratoire d'idées français lancé en 2009 dont le but est de « favoriser une approche multidisciplinaire et une vision prospective sur les grands thèmes qui préoccupent la société ». Accepter la machine, revaloriser l'humain Combattre l'automatisation des esprits Le travail : trepalium ou facteur d'émancipation de l'homme ? Cerna economie numerique1. Fichier TES, géants du Net : qui en sait le plus sur vous ? Ce sera un gigantesque filet, "à la maille le plus fine possible, c’est-à-dire à l’échelle de l’individu".

Cette description du fichier TES ("titres électroniques sécurisés") est assumée par un commandant de police, mais cet outil "place la France dans un débat à la 'Minority Report'", concède-t-il. Le film décrit un pays qui, en 2054, a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention-détection-répression le plus sophistiqué du monde. Notre réalité n’en est pas là. Mais un fichage général de la population, une idée que redoutent les défenseurs des libertés publiques, jusque dans les rangs du gouvernement, obligeant Bernard Cazeneuve à accepter finalement l’organisation d’un débat parlementaire sur le sujet, est bel et bien lancé. (Cliquez sur l'image pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre.) 1 Comment ce fichier est-il né ? La première procédure reposait encore sur un formulaire papier et une technologie vieillissante. 2 Comment les données seront-elles collectées ?

Quand le ministère vous explique sans rire qu’il est possible de faire le choix du numérique… | Culture numérique. Pour ma part, l’affichage et l’annonce m’avaient échappé. J’avais pourtant vaguement remarqué la chose dans un billet de mai dernier (1). Mais c’est à la lecture d’un tweet récent qui semblait vouloir valoriser l’opération et le questionnement que j’ai redécouvert cette curieuse page en ligne qui s’insère dans la présentation générale du plan numérique pour l’éducation. Sans rire ? Une fois l’étonnement passé, je me suis demandé pourquoi, chez les communicants du ministère, on posait publiquement ce genre de question. Tentative de décryptage. « Le numérique, en fait, on n’est pas certain que ça marche » Sic. Il va de soi que la phrase ci-dessus n’a strictement pas le moindre sens — je vous explique tout ça dans un moment, si vous voulez bien patienter — mais c’est, je vous l’assure, ce qui se susurre sous le manteau, dans les cabinets, les alcôves de la DGESCO, les couloirs lambrissés des rectorats, les réunions pédagogiques, les salles de profs… du haut en bas de la grande maison.

Les Métadonnées : Surveiller et Prédire – Penser les crypto-wars – Medium. Le Conseil national du numérique s’est saisi en septembre 2016 de la question du chiffrement des données. Dans le cadre de ces travaux, il publiera à échéances régulières des articles d’approfondissement pour éclairer les différents enjeux du débat. Cet article est issu des réflexions du groupe de travail interne au Conseil. Les positions qui y sont exprimées ne préjugent pas de l’avis qui sera adopté au terme de ce travail par le Conseil dans son ensemble.

Les métadonnées sont littéralement des données sur des autres données. Dans le cas des communications électroniques, le terme de métadonnées désigne par exemple les données qui, sans faire partie du contenu de la communication, servent à son acheminement : origine, destinataire, date, position géographique… Parce qu’elles sont nécessaires au bon fonctionnement des services, les métadonnées sont difficiles à cacher et restent le plus souvent en clair (non chiffrées). “We Kill People Based on Metadata” “Precrime, It Works!” Pour cause. « Attention aux solitudes interactives » Et si les nouvelles technologies, au lieu de nous rapprocher, nous éloignaient les uns des autres ? C’est la mise en garde de Dominique Wolton, spécialiste de la communication politique.

Vous venez de publier un livre, La Communication, les Hommes et la Politique, qui retrace votre carrière de chercheur en communication… Dominique Wolton1 : C’est un livre-manifeste qui couvre 40 années de recherche. J’y ai réuni une soixantaine d’articles publiés sur dix thématiques différentes : la famille et le couple, les syndicats et l’organisation du travail, les médias, l’Europe, la mondialisation… Et, bien sûr, la communication, qui est le fil rouge de toutes mes recherches, et le véritable enjeu de chacun de ces domaines. Que ce soit à l’intérieur du couple, dans les entreprises ou dans le champ de la politique, de l’espace public ou de la communication politique, ce qui m’intéresse depuis toujours, ce sont les difficultés de la communication, ce que j’appelle l’incommunication.

Numérique ou Digital

Définition. Droit à l'oubli. [Dictionnaire] Extimité – Technologies discursives. [Dictionnaire] Pseudonymat – Technologies discursives. CNIL_CAHIERS_IP2_WEB. Google Plus, la dictature des vrais noms. Quantified self, m-santé : le corps est il un nouvel objet connecté ? | CNIL. Connais-toi toi même (petite philosophie du #QuantifiedSelf ) Etudier la performativité plutôt que l’engagement. The rabbit hole | L'actualité du transmedia storytelling.

Métiers. Quand la Bibliothèque nationale de France privatise le domaine public. "Scan this book", Kevin Kelly, NYT. L'économie collaborative supporte-t-elle la régulation ?

Économie numérique

Ubérisation et économie de plateforme. Jeremy Rifkin, le gourou du gotha européen (1) L'économie collaborative supporte-t-elle la régulation ? Platform Cooperativism vs. the Sharing Economy – Trebor Scholz – Medium. «La Troisième Révolution» de Rifkin n’aura pas lieu. The Long Tail. Le poids du e-commerce dans l'économie française. Infographie : le poids du numérique en France. Qui a fait élire Trump ? Pas les algorithmes, mais des millions de “tâcherons du clic” sous-payés. Votre attention est rare, et chère. Les robots vont-ils nous remplacer ? Deux IA ont communiqué dans une langue indéchiffrable par l'homme. Comprendre le principe des licences à réciprocité en 5 minutes – – S.I.Lex – L’intelligence artificielle va-t-elle tuer l’homme ?

Le test de Turing : les débuts de l'intelligence artificielle - Histoire(s) de sciences. Une histoire de la technocritique : entretien avec François Jarrige. Yuval Harari : « Les êtres humains sont tous des algorithmes ! » | L'Atelier : Accelerating Innovation. Ces métiers que la smart city va inventer. Le grand chambardement des métiers. Les robots vont-ils vous mettre au chômage? L'économie numérique, une menace pour l'emploi... selon la génération Z.