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Lecture – Vers un cauchemar algorithmique ? Que valent vraiment vos données personnelles ? (tribune) Le vendredi 18 septembre, la société Comcast a accepté de payer aux autorités californiennes la somme de 33 millions de dollars pour avoir publié les informations personnelles de 75 000 de ses clients.

Que valent vraiment vos données personnelles ? (tribune)

Des clients qui avaient précisément payé pour garantir que leurs données restent privées… Chaque victime va donc se voir verser une compensation de 100 dollars pour le dommage subi. Ce cas est emblématique, non seulement parce qu’il concerne le plus grand câblo-opérateur au monde, mais aussi parce que les clients en question avaient précisément payé pour protéger leurs données.

Cet accord entre Comcast et les autorités californiennes est particulièrement intéressant puisqu’il nous donne donc pour la première fois un montant précis quant à la compensation qui est due en cas d’utilisation frauduleuse de données censées rester privées… La «silicolonisation» des esprits. Le projet de loi sur le numérique, au-delà de ses bonnes intentions de façade, a pour objectif prioritaire d’autoriser la publication de la quasi-totalité des informations relevant des administrations de l’Etat et des collectivités territoriales en vue de favoriser l’essor de ce qui est nommé «économie de la donnée».

La «silicolonisation» des esprits

Le texte veut entériner dans la loi la logique de l’Open Data, soit l’ouverture des données publiques destinées à être exploitées par des entreprises qui les transformeront en services monétisables. «Les informations publiques figurant dans des documents administratifs communiqués ou diffusés peuvent être utilisées librement par toute personne qui le souhaite à d’autres fins que celles de la mission de service public pour les besoins de laquelle les documents ont été produits ou reçus.» On ne saurait dire plus clairement l’intention, manifeste encore dans la notion de «service public de la donnée», voué dans les faits à alimenter le secteur privé.

Donner de la valeur à nos données de santé, c'est améliorer la santé publique ! Lorsque l’on songe à l’évolution subite de certaines formes de grippe, de chikungunya, ou encore à la progression de la dengue, il apparaît urgent de déployer, au-delà des dispositifs de surveillance actuels tels que GrippeNet.fr ou sentiweb, une forme de contribution individuelle destinée à parfaire nos connaissances sur la diffusion de ces maladies.

Donner de la valeur à nos données de santé, c'est améliorer la santé publique !

L’analyse de tendances sur les épidémies est, pour la majorité, associée aux requêtes et mots clés soumis aux moteurs de recherches sur Internet, ou encore aux données exposées sur les réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook. _Tous les internets. Faisons du Big Data une chance pour l’Europe ! Avec 15 milliards d’objets connectés aujourd’hui et 75 milliards en 2020, un volume de données qui double tous les 24 mois, notre monde subit un véritable déluge de données.

Faisons du Big Data une chance pour l’Europe !

Ces données sont de toute nature : géolocalisation, images, sons, données de connexion.... Le Big Data est la conjonction de trois phénomènes : une production de données d’une ampleur inédite, une production autonome puisque des machines en sont à l’origine (notre téléphone, notre voiture, demain notre compteur d’électricité ou nos habits), une production qui peut être analysée grâce à la puissance de calcul disponible. Lire aussi : L’Europe fait des propositions pour protéger les données personnelles Cette analyse est révolutionnaire puisqu’elle recherche des corrélations entre des informations qui n’ont a priori aucun lien entre elles et qui ont été produites dans un contexte et à des époques différents.

Reprenons le contrôle de nos données. Nos téléphones portables, ordinateurs, cartes bancaires ou de fidélité collectent chaque jour de nombreuses informations qui en disent long sur nous.

Reprenons le contrôle de nos données

Comment éviter les utilisations abusives et garder le contrôle de nos données personnelles ? Spécialiste du logiciel libre, Roberto Di Cosmo nous livre son analyse et invite la communauté scientifique à s’emparer de la question. Les technologies liées à l’informatique évoluent à une vitesse vertigineuse : la taille de la mémoire et de l’espace disque disponible, la puissance de calcul et la vitesse d’échange des informations ont gagné chacune deux ordres de grandeur en seulement dix ans. Nous avons produit, stocké, élaboré, échangé et exploité plus de données cette dernière année que dans toute l’histoire de l’humanité. Enregistrement de données sur la page Web d’une compagnie aérienne.

En contrepartie, une partie grandissante de nos informations personnelles se retrouve elle aussi numérisée, mise en ligne, et rendue disponible. Un data scientist à Washington pour enrichir l’action du gouvernement. Les spécialistes de l’analyse des données sont aujourd’hui des perles rares.

Un data scientist à Washington pour enrichir l’action du gouvernement

Convoités par les plus grandes entreprises du numérique, les data scientists sont également de plus en plus recherchés par le secteur public. Dernier exemple – frappant – en date : le recrutement d’un Chief data scientist par Barack Obama. Fast Company dresse son portrait. « Le gouvernement est bien plus dans une approche guidée par les données – « data-driven » – que la plupart des entreprises » déclarait DJ Patil, le nouvellement nommé Chief data scientist du gouvernement fédéral américain, lors de la conférence Strata+Hadoop World sur les Big Data.

A cette occasion, le Président américain a insisté sur l’importance qu’il accorde à la valorisation des données publiques. Page d'accueil. BD14-15_Guide_BD_14136_2.