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Réflexions

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Le critère de dégoût - Adamantin. 13 septembre 2010 Le critère de dégoût (célèbre dans le monde anglo-saxon sous le nom de Yuck Factor, ou de Wisdom of repugnance) est un argument clé des bioconservateurs (formulé pour la première fois par Leon Kass, en 1997).

Le critère de dégoût - Adamantin

Il désigne le sentiment de répulsion qui anime les individus au plus profond d'eux-mêmes lorsqu'il est question d'amélioration génétique, de clonage, etc. Ce sentiment communément partagé est mis en avant par les opposants à la médecine d'amélioration pour affirmer que celle-ci devrait être interdite, bien que, de leur aveu même, les raisons de ce dégoût soient difficilement identifiables et échappent apparemment à la raison. On pourrait penser que personne n'accorde beaucoup d'importance à cet argument. Or de nombreux philosophes le reprennent et consacrent souvent quelques pages à le discuter. Comme le montre très bien Leon Kass lui-même, le critère de dégoût est une réaction de l'humanité qui se sent mise en danger dans son essence même[1]. Notes Voir aussi : Humanisme et transhumanisme.

Eric de Rus* Né dans les années 80 aux États-Unis, le courant de pensée transhumaniste tend aujourd’hui à s’étendre.

Humanisme et transhumanisme

Selon le site officiel de la World Transhumanist Association, «le transhumanisme est une approche interdisciplinaire qui nous amène à comprendre et à évaluer les avenues qui nous permettrons [sic] de surmonter nos limites biologiques par les progrès technologiques» (1). En quelques mots, le projet transhumaniste vise principalement à développer et à faire usage des nouvelles technologies, et en particulier de la génétique et des nanotechnologies, pour permettre à l’Homme de «s’améliorer».

Il ne s’agit plus ici seulement d’utiliser la science à des fins thérapeutiques, mais bien de créer un «post-homme» dont les qualités ou capacités auront été génétiquement et technologiquement augmentées ou même créées. I. Techniques, dominations et pouvoir des vivants. L'homme passe infiniment l’homme. Brève réflexion sur le transhumain.

L'homme passe infiniment l’homme

"Parvis des Gentils", Paris, UNESCO, le 24 mars 2011 par Fabrice Hadjadj 1. Pourquoi sommes-nous rassemblés ici ? Est-ce pour une cérémonie protocolaire, un peu guindée, où chacun aura rempli sa fonction mais où personne ne sera venu avec son cœur ? 2. Certains disent que l’émergence de l’homme, au cours de l’évolution, serait due à sa plus grande capacité d’adaptation au monde. Nous avons ainsi tous, ici, ministre ou agent de sécurité, le sentiment d’être des passagers ou des passants. Nietzsche le rappelle : « Ce qui est grand dans l’homme est de n’être pas un but mais un pont : ce qui peut être aimé dans l’homme est d’être un passage et une chute. » Avec une telle phrase, Nietzsche fait penser à Rousseau, selon qui l’homme se distingue des autres animaux non pas par sa perfection, mais par sa « perfectibilité », et il semble surtout reprendre une affirmation de Blaise Pascal : « Apprenez que l’homme passe infiniment l’homme. » 3. 4. 5. 6.

J.O. : cauchemar cyberpunk. A première vue, il y a assez peu de rapports entre les Jeux olympiques de Londres et les univers dystopiques du cyberpunk, tel qu’ils ont été imaginés à partir des années 80 dans les romans de William Gibson ou de Bruce Sterling, à partir des premières intuitions de Philip K.

J.O. : cauchemar cyberpunk

Dick ou de John Brunner. A bien y réfléchir cependant, le dopage – dont le spectre rôde sans surprise toujours sur ces jeux 2012 – est déjà un élément qui fait penser au cyberpunk, où les humains cherchent à s’améliorer artificiellement par le biais d’implants bioniques ou l’absorption de substances chimiques. Mais c’est plutôt à travers la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO que l’analogie avec le cyberpunk me semble la plus pertinente et à mesure que se dévoile l’arsenal effrayant mis en place pour protéger les copyrights et les marques liés à ces jeux olympiques, on commence à entrevoir jusqu’où pourrait nous entraîner les dérives les plus graves de la propriété intellectuelle.

Like this: Faites progresser le débat - Newsring. Brèves, Real Humans, Robotique, Robot, Androïde, Kurtzweil, Descartes, Jean-Michel Besnier. « Du point de vue informatif, Real Humans ne présente rien de bouleversant : la série rassemble l’ensemble des interrogations suscitées par la robotique.

Brèves, Real Humans, Robotique, Robot, Androïde, Kurtzweil, Descartes, Jean-Michel Besnier

Peu de nouveautés. Par exemple, le robot qui mesure, comme les “hubots”, sa baisse de courant et qui se rebranche automatiquement date de… 1950 (ce sont les tortues cybernétiques de William Grey Walter). En revanche, la réaction du grand public à l’égard de la série, sa réception, sont instructives. « Une série symptôme, qu’il faut comprendre dans le contexte plus large du transhumanisme » Real Humans est une série-symptôme, qu’il faut comprendre dans le contexte plus large du post- et du transhumanisme. Real Humans marque un point d’acmé : la société réalise que la robotique de service qui déferlera d’ici quelques années posera des questions inédites, d’ordre social, métaphysique, éthique, épistémologique… » « Des robots déjà capables d’être dans la simulation ! Des expériences permettent de projeter des hypothèses.