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Livre et régimes totalitaires

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Autodafé. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Autodafé

Autodafé de livres. Tableau du XVe siècle. Un autodafé (du portugais « auto da fé », traduction du latin « actus fidei » — « acte de foi ») est la cérémonie de pénitence publique célébrée par l'Inquisition espagnole ou portugaise, pendant laquelle celle-ci proclamait ses jugements. Dans le langage populaire, ce terme est devenu pratiquement synonyme d'une exécution par le feu d'hérétiques. Ce glissement de sens est dû au fait que les condamnés relaps ou refusant de se rétracter étaient remis par l'Inquisition aux mains des autorités civiles, qui, parfois, les envoyaient aux bûchers. « Autodafé » est aussi couramment utilisé pour caractériser la destruction publique de livres ou de manuscrits par le feu. Espagne wisigothique[modifier | modifier le code] Savonarole[modifier | modifier le code] Péninsule ibérique et Inquisition[modifier | modifier le code] Fin de la Reconquista[modifier | modifier le code]

Livres en flammes Les autodafés nazis Arte TVRip DivX6 CaribouProd. Liste Otto. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Liste Otto

La liste Otto est le nom donné au document de 12 pages intitulé « Ouvrages retirés de la vente par les éditeurs ou interdits par les autorités allemandes », publié le 28 septembre 1940, qui recense les livres interdits pendant l'occupation allemande. Les trois listes Otto[modifier | modifier le code] La première liste Otto, ainsi nommée en référence à l'ambassadeur d'Allemagne à Paris Otto Abetz, reprend le principe de la première liste d'ouvrages interdits par les autorités allemandes, la liste Bernhard, qui censure 143 livres politiques. Mais alors que celle-ci, mise en œuvre à Paris fin août 1940 [1], a été élaborée à Berlin, la liste Otto, diffusée par la Propaganda Abteilung et la Propaganda Staffel, est établie avec la collaboration du Syndicat des éditeurs français et des maisons d'édition.

C'est Henri Filipacchi, chef du service des librairies à Hachette, qui en rédige le document initial après avoir consulté les éditeurs. Autodafés de 1933 en Allemagne. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Autodafés de 1933 en Allemagne

Autodafé, Opernplatz à Berlin, le 10 mai 1933 Peu de temps après l'arrivée au pouvoir du NSDAP, en 1933, le chancelier Adolf Hitler lance une « action contre l'esprit non allemand », dans le cadre de laquelle se développent des persécutions organisées et systématiques visant les écrivains juifs, marxistes ou pacifistes. Il s'agit en fait d'une initiative organisée et mise en œuvre par des étudiants allemands sous la direction de la NSDStB, association allemande des étudiants nationaux socialistes. Le , le mouvement atteint son point culminant, au cours d'une cérémonie savamment mise en scène devant l'opéra de Berlin et dans 21 autres villes allemandes : des dizaines de milliers de livres sont publiquement jetés au bûcher par des étudiants, des enseignants et des membres des instances du parti nazi.

Ils constituent les autodafés allemands de 1933. Biblio_censure. LA VOLEUSE DE LIVRES Bande Annonce Francaise VOST. Il y a 80 ans, les nazis brûlaient les livres des grands intellectuels allemands. À Berlin, une plaque de métal incrustée dans le pavé de la Place Bebel rappelle cette sinistre date pour l'humanité, qui en préfigurait hélas de bien pires.

Il y a 80 ans, les nazis brûlaient les livres des grands intellectuels allemands

Le vers prémonitoire de l'écrivain Heinrich Heine (1797-1856) interpelle les passants. "Là où l'on brûle des livres, on finit aussi par brûler des hommes. " 20.000 livres brûlés à Berlin Sur cette place, face à l'une des plus prestigieuses facultés allemandes, l'Université Humboldt, 20.000 livres furent brûlés le 10 mai 1933. Ce soir-là, vers 23h, des ouvrages de Sigmund Freud, Heinrich Mann, Karl Marx, Kurt Tucholsky, entre autres, y furent réduits en cendres.

Le souvenir de cet autodafé de livres, qui se répéta dans 20 autres villes du pays, est rappelé par une plaque de verre. Un feu scénarisé comme "un rituel" L'action fut minutieusement mise en scène, comme "un rituel", poursuit Irmela von der Lühe. Images d'archives (en allemand) sur la mise à feu des livres à Berlin et le discours de Joseph Goebbels, le 10 mai 1933.