Je déteste: Hiroshima et Nagasaki « Le dernier Québécois. Il y a parfois des gens qui me demandent: « Louis, pourquoi sembles-tu détester les États-Unis à ce point? » Et je leur réponds: « Parce qu’ils sont parmi les pires criminels du dernier siècle et que leurs actions sont responsables de la mort de millions de personnes ». Et inévitablement, on cherchera des arguments pour disculper le pays en relatant les atrocités – réelles – commises par d’autres pays.
Car si celles-là sont bien connues, relayées par des médias complaisants et un cinéma chauvin, on connaît bien moins les crimes commis par le pays de l’Oncle Sam. Voici donc le premier texte d’une possible série sur le sujet. C’est ambitieux: expliquer et dénoncer les crimes commis par le pays se qualifiant, dixit George W. Bush, de « phare de la liberté ». Rien n’est plus éloigné de la réalité. En effet, la guerre était déjà gagnée. Mais on a lancé la bombe atomique deux fois sur le Japon, tuant près de 350 000 personnes des suites directes de ces bombardements. On tue, gratuitement. Mythes et mensonges sur Hiroshima et Nagasaki. Différentes thèses s’affrontent pour expliquer les motivations réelles du bombardement atomique d'Hiroshima et de Nagasaki (les 6 et 9 août 1945) par les États-Unis, les amenant ainsi à commettre un crime contre l'Humanité.
La polémique ne doit pas être considérée comme une simple querelle entre historiens: au-delà de la simple question du « pourquoi? », il y a toute l'implication qui se cache derrière la réponse. Implication très actuelle car les États-Unis sont désormais la seule superpuissance atomique capable de frapper où que ce soit dans le monde et ils se doteront bientôt, avec le système de défense anti-missile, d'un outil capable de supprimer toute dissuasion nucléaire. Selon les tenants de cette thèse, au cas où les troupes U.S auraient débarqué au Japon, les soldats nippons, fanatiques et partisans d'une guerre à outrance, auraient opposé une résistance suicidaire et jusqu’au-boutiste. L'argument des 500.000 (ou plus) vies épargnées ne tient absolument pas debout.
Notes: Prestige de la terreur. « Finir les fers au pied, c’eût été le but d’une vie. Mais c’est une volière à barreaux. Indifférent, autoritaire, sans gêne, le bruit du monde fluait et refluait à travers le grillage ; le captif, au fond, était libre : il pouvait prendre part à tout, rien ne lui échappait au dehors ; il eût pu même déserter la cage ; les barreaux se distendaient sur la largeur d’un mètre ; il n’était même pas pris. »Franz Kafka. Le 8 août 1945 Ceci n’est pas une thèse. Car une thèse non seulement s’écrit de sang froid et avec toutes les précautions littéraires d’usage, mais encore nécessite une accumulation de références et de données plus ou moins statistiques à quoi je m’en voudrais de sacrifier le mouvement de révolte et de fureur qui me dicte ce texte.
Ceci n’est pas une thèse et ne se satisfait pas de n’être qu’une protestation. Le 8 Août 1945, restera pour quelques uns, une date intolérable. Saint-Georges exagère. Le 8 Août 1945 est une des dates les plus basses dans la carrière de l’humanité. Hiroshima, Nagazaki: deux crimes contre l'humanité jamais avoués - L'ESPRIT REPUBLICAIN. A 8 h 15 du matin, le 6 août 1945, le bombardier B-29 américain baptisé « Enola-Gay » et piloté par le commandant Paul Tibbets lâchait sur la ville japonaise de Hiroshima la première bombe atomique de l’histoire. C’était la fin de la seconde guerre mondiale, et le début de l’ère nucléaire.
La bombe allait tuer, d’un coup, 100 000 personnes, et provoquer des formes inédites de souffrance humaine. L’Américain John Hersey fut l’un des premiers journalistes étrangers à se rendre sur place. Paru d’abord dans The New Yorker, son témoignage est considéré comme l’un des classiques du reportage de guerre. Ce matin-là, avant 6 heures, il faisait si clair et si chaud déjà que la journée s’annonçait caniculaire. Hiroshima avait la forme d’un ventilateur : la cité était construite sur six îles séparées par les sept fleuves de l’estuaire qui se ramifiaient vers l’extérieur à partir de la rivière Ota. Le matin était redevenu calme, tranquille. Des maisons étaient en feu. Henri Guillemin explique Robespierre et la révolution française (1/2)