Guéant, le côté obscur de la France. Mise à jour du 18 juin 2012: Claude Guéant, l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy n'est pas parvenu à réussir son installation à Boulogne-Billancourt, en région parisienne, lors des législatives françaises.
Il a été battu, dans le cadre d'une triangulaire par Thierry Solère, un dissident UMP. Claude Guéant n'a pu obtenir que 38,41% des suffrages. Il fallait s’y attendre. Impossible pour le gouvernement français et l’UMP de ne pas débiter au moins une bêtise par semaine à propos de l’islam et des musulmans de France. Cette fois encore, c’est le serial-provocateur Claude Guéant, ministre de l’Intérieur de ce qui reste de la République française, qui fait parler de lui en affirmant que «l’accroissement du nombre de fidèles (musulmans) et un certain nombre de comportements posent problème». On ne peut être plus clair: l’augmentation du nombre de musulmans en France est donc un problème pour Claude Guéant.
On va me dire, «oui, mais les prières dans la rue?» Akram Belkaïd. Un usager du RER meurt d'un infarctus après une interpellation. L'autopsie du corps de l'homme de 25 ans, décédé vendredi au lendemain de son interpellation dans une station de RER à Paris, a révélé qu'il était mort d'un infarctus, a-t-on appris samedi 5 novembre de source judiciaire.
Sept personnes, dont des agents de la SNCF et des policiers, ont initialement été placées en garde à vue et les enquêteurs ont également entendu plusieurs témoins de cette interpellation qui a eu lieu jeudi dans la gare Haussmann-Saint-Lazare du RER E. Mais ces mesures de garde à vue ont toutes été levées vendredi soir, rien dans les auditions ne permettant aux enquêteurs de conclure à un usage excessif de la force lors de l'interpellation.
"L'autopsie effectuée samedi a révélé que l'individu était décédé d'un infarctus", a-t-on indiqué de source judiciaire, sans préciser les causes de cet infarctus mais en ajoutant qu'une expertise médico-légale, et notamment toxicologique, devait encore être effectuée. A qui profite le fichier des « gens honnêtes » ? La Proposition de loi relative à la protection de l'identité, adoptée en deuxième lecture ce jeudi 3 novembre au Sénat, vise à doter les Français d'une nouvelle carte d'identité dotée de puces électroniques sécurisées qui "non seulement contiendront des données biométriques numérisées (état civil, adresse, taille et couleur des yeux, empreintes digitales, photographie) mais pourront également offrir à leurs titulaires de nouveaux services tel que l'authentification à distance et la signature électronique".
Accessoirement, elle entraînera aussi la création d'un fichier de 45 millions de "gens honnêtes" (sic). Cette proposition de loi est contraire à l'interprétation que se fait le Conseil d'État, la CNIL et la Cour européenne des droits de l'homme de la protection des libertés fondamentales. Le texte avait été adopté, en première lecture, par… 11 de nos 577 députés (7 députés de la majorité, et 4 de l'opposition), c'est dire si le sujet passionne nos représentants. Guéant et Bauer à la chasse aux empreintes faciales. Alain Bauer ou le paradoxe sécuritaire. Alain Bauer, figure incontournable du virage sécuritaire de ces dernières années, déplore aujourd'hui à mots couverts la politique menée par les ministres qui se succèdent à l'Intérieur.
Alain Bauer, figure incontournable des politiques sécuritaires de ces 15 dernières années, critique aujourd’hui, à mots couverts, l’instrumentalisation politicienne qui en est faite. Comme en témoigne le Livre blanc sur la sécurité publique qu’il a remis à Claude Guéant la semaine passée. La police perd son triple A. Effet d’optique?
Ces derniers temps, les affaires impliquant de hauts responsables policiers éclatent et pourrissent un peu l’ambiance. L’audition de Frédéric Péchenard, Directeur général de la police nationale, en tant que témoin assisté dans l’affaire des “fadettes” du Monde, clôt la semaine en beauté. La juge d’instruction Sylvie Zimmermann l’a entendu pendant quatre heures et a décidé de ne pas le mettre en examen, contrairement au patron du renseignement français, Bernard Squarcini. Ce dernier est soupçonné de “collecte illicite de données”, “atteinte au secret des correspondances”, et “recel de violation du secret professionnel”. Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait déjà assuré Frédéric Péchenard de son soutien, au cas où : “J’aurais la même réponse à l’égard de Frédéric Péchenard que celle que j’apportais à propos de Bernard Squarcini. [...] L’institution policière parvient ainsi à tenir en équilibre sans bouger en retenant sa respiration.
Camille Polloni.