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L'énergie nucléaire est en déclin en France et dans le monde. Areva, un géant de l'atome, de la mine d'uranium au traitement des déchets. Areva, un géant de l'atome, de la mine d'uranium au traitement des déchets PARIS - Créé en septembre 2001, le groupe nucléaire public Areva fait figure de géant de l'industrie nucléaire mondiale avec des activités qui s'étendent de l'extraction d'uranium au traitement des déchets en passant par la conception des réacteurs et un total de 48.000 employés.

Areva, un géant de l'atome, de la mine d'uranium au traitement des déchets

Né de la fusion de Framatome (Franco-Américaine de Constructions Atomiques) et de la Cogema (Compagnie Générale des Matières Nucléaires), Areva doit son nom à une abbaye cistercienne espagnole, Arevalo. Grâce à ses mines au Canada, au Kazakhstan et au Niger, Areva est devenu en 2009 le premier producteur mondial d'uranium. En 2010, il a extrait 8.340 tonnes, devant les groupes miniers canadien Cameco et anglo-australien Rio Tinto. Au Tricastin, entre Drôme et Vaucluse, le groupe enrichit le yellow cake (poudre d'uranium) sortant de ses mines afin de le rendre utilisable par des réacteurs nucléaires. Nucléaire - Tout ce que vous devez savoir sur le Mox. Le Mox, késaco ?

Nucléaire - Tout ce que vous devez savoir sur le Mox

Avant d'être la pomme de discorde entre écologistes et socialistes, le Mox, de l'anglais mixed oxide, est un combustible nucléaire à base d'oxyde mixte d'uranium et de plutonium. Il contient entre 5 et 10 % de plutonium et entre 90 et 95 % d'uranium appauvri. À l'origine, le Mox était le combustible des réacteurs à neutrons rapides, du type Superphénix, tous à l'arrêt depuis l'abandon de ce dernier, en 1997, par Lionel Jospin.

La technologie qui permet sa fabrication est héritée du nucléaire militaire, puisque la production de plutonium a été lancée, dans les années soixante, pour les besoins de la bombe atomique. Après l'arrêt de Superphénix, la décision a toutefois été prise en France de l'utiliser dans les réacteurs électronucléaires existants qui fonctionnent normalement avec du combustible à l'uranium enrichi. 21 des 58 réacteurs français fonctionnent actuellement avec un maximum de 30 % de Mox. Quels sont les avantages de ce combustible ? Un réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim arrêté. Le sort de la centrale nucléaire de Fessenheim décidé en janvier. Nucléaire : Nicolas Sarkozy fustige ceux qui "s'opposent à l'idée même du progrès" Mensonges et trahisons d'EDF et d'Areva sur le coût d'une sortie du nucléaire.

Le nucléaire est une affaire d’argent...

Mensonges et trahisons d'EDF et d'Areva sur le coût d'une sortie du nucléaire

Ce n’est pas sortir du nucléaire qui est suicidaire, mais s'entêter... Areva sous perfusion financière D’abord, la situation financière actuelle d’Areva est catastrophique, et parler de ce qui est susceptible de se passer dans 15 ans évite de traiter des problèmes d'aujourd’hui. La société est sous perfusion d’EDF, seul client du retraitement à la Hague, un des seuls ou le seul acheteur de Mox (une usine de fabrication est aujourd’hui en chômage technique). A cela s'ajoute une dette monumentale, accentuée par des provisions pour l’EPR finlandais (3 milliards d'euros), le surcoût de l’achat d’UraMin, et une baisse de notation considérable. Aujourd'hui, la question pour Areva est bien celle de l’emploi et non celle du futur, en raison de choix stratégiques absurdes.

EDF traîne des pieds pour sécuriser ses centrales Et pourtant EDF a les moyens... c'est l'État qui offre ! Quel sera le coût de la mise à niveau ? La Tribune.fr. Baupin: «Pour se mettre d'accord, il faut arrêter l'EPR» Un gros atome dans la chaussure des socialistes et des écologistes.

Baupin: «Pour se mettre d'accord, il faut arrêter l'EPR»

Alors que leurs discussions ont repris la semaine dernière, pour tenter d’aboutir à un accord de gouvernement pour l’après 2012, la déclaration de François Hollande a jeté un froid lundi soir. Invité du JT de France 2, le candidat PS, tout en prêchant «une diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité», s’est engagé à «préserver la construction d’un EPR». De quoi couper la ligne avec Europe Ecologie-Les Verts. Ce matin, une source du parti annonçait à l’AFP que les négociations étaient «suspendues». La patronne d’EELV, Cécile Duflot, s’est elle-même interrogée sur «la volonté [de Hollande] d’avoir une stratégie qui fait l’impasse sur le rassemblement de la gauche et des écologistes».

Confirmez-vous que les discussions sont «suspendues» avec le PS? Elle ne sont pas «suspendues». Notre position est celle d’une sortie. Poursuivre l’EPR n’est pas dans cette horizon stratégique. Recueilli par LAURE EQUY. Sortie du nucléaire en France : les patrons de l'énergie font leurs comptes, Actualités.