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Etat tyran

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Éric Zemmour : "On nous bâillonne mais il faut auparavant qu'on dise merci" Par Éric Zemmour Tous les amateurs de romans policiers vous le diront : on reconnait le coupable à ce qu’il parait le plus innocent de tous les suspects. En annonçant qu’il saisirait le Conseil Constitutionnel sur le projet de loi renseignement - une première pour un président de la République de la Vème- François Hollande malin. C’est la maladresse des habiles.Parce que la saisine du Conseil n’est pas en elle même une garantie absolue pour les libertés publiques.

Un esprit du "11 janvier" très utile Ce n'est pas la première fois qu'un président de la République utilise habillement les plus hautes juridictions, explique Éric Zemmour. On se souvient que le Conseil d’État s’était empressé il y a quelques mois d’abolir une de ces jurisprudences les plus anciennes et les plus libérales pour complaire à Manuel Valls, qui voulait à toute force interdire les spectacles de Dieudonné.

Ce texte sur le renseignement trouble le traditionnel clivage-droite -gauche. LE BLOGNADEL - LE BLOGNADEL - LE BLOG DE GILLES WILLIAM GOLDNADEL. L’ubuesque comédie de Manuel Valls. A tous ceux qui pensent que cynisme et démagogie sont deux domaines dans lesquels nos politiques savent déployer des trésors d’inventivité, l’intervention de Manuel Valls ce dimanche au micro de Jean-Pierre Elkabbach a fourni un cas d’école. Le premier ministre aura, en bon comédien, usé de tous les registres du pathos pour expliquer aux auditeurs d’Europe 1 à quel point il a peur que son pays « se fracasse sur le Front National ». A force de répéter combien il est angoissé, Manuel Valls a fini par inquiéter les journalistes.

Elkabbach tenait donc, semble-t-il, à le rassurer : « On ne veut pas que vous soyez inquiets. Vous êtes le Premier ministre quand même. » Manuel Valls n’a pas lésiné sur la potion anxiogène, convoquant tout le ban et l’arrière-ban des croquemitaines politiques, du retour des années trente à la honte subie par la France des Droits de l’Homme basculant dans le nationalisme, jusqu’à l’Etat Islamique, mis presque sur le même plan que le Front National. Nous sommes tous Charlie : Politique Magazine. « L’émotion » provoquée par le massacre de l’équipe de Charlie Hebdo a été riche d’enseignement sur ce qu’est devenu notre peuple en cinq décennies. Ce journal qui, depuis toujours, outrage le christianisme comme l’islam, peut se vanter d’avoir fait sonner pour lui à toute volée les cloches de Notre-Dame.

Ce journal qui insultait l’armée a incité certains de ses sympathisants à embrasser des CRS. Successeur de l’hebdo Hara-Kiri, périodique qualifié en 1969 de « bête » et « méchant » par une lectrice indignée et interdit l’année suivante pour outrage au général de Gaulle, Charlie Hebdo est apparu, en ce début d’année 2015 comme le symbole des libertés de conscience, de pensée et d’expression constitutives de la démocratie républicaine et de la France, mère des Droits de l’Homme. Quel chemin parcouru en quarante-cinq ans ! Avec un aboutissement à première vue inattendu mais, somme toute prévisible car très caractéristique de notre éthique républicaine. Un club select du scandale. La démocratie selon Eddy Bellegueule. La tribune publiée dans le journal Libération du 1er août par les deux plumitifs Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie (sous le titre « Célébrer les rebelles ou promouvoir la réaction ?

») n’aurait sans doute mérité qu’un haussement d’épaule et un sourire las, tant le sectarisme borné de matons de Panurge enfermés dans leur cage aux phobes nous est désormais tristement familier. La routine des inquisitions, délations et excommunications auxquelles se livrent ces pseudos intellectuels prétentieux aux titres académiques fragiles mais aux allures de Savonarole certaines, nous fatigue désormais plutôt qu’autre chose.

Mais outre la grossièreté et la violence du terme « dégoût » accolé au nom de Marcel Gauchet, c’est le dernier paragraphe de cet appel à la censure qui interpelle et exaspère le constitutionnaliste. Que nous disent au final les grenouilles du bénitier bourdivin ? On croit rêver. Ces procureurs effrontés n’hésitent pas à prôner la censure au nom de la démocratie ! Houellebecq va faire une peur bleue à la France ! Soumission (éditions Flammarion, sortie le 7 janvier 2015), le nouveau livre de Michel Houellebecq, est-il islamophobe ? Telle est la question qui suinte depuis quelques jours des discussions parisiennes... Si oui, le scandale menace d'être immense, une nouvelle affaire Zemmour...

Eh bien non : Soumission n'est pas un brûlot anti-musulman. Il est pire que ça : une théorie convaincante et inspirée sur la fin de notre civilisation européenne, de sa culture et de sa démocratie. Au printemps 2022, François Hollande achève son second mandat. Le confort émollient de la démocratie mène à son suicide Sous la plume de Michel Houellebecq, la société française semble se satisfaire de ce nouvel ordre des choses. Houellebecq insiste également sur l'aveuglement, le silence, la passivité et finalement la complicité des médias et des intellectuels de centre gauche dans l'accession au pouvoir de la Fraternité musulmane. Trop faux pour être vrai ? Fisc : salauds de contribuables ! C'est un bien triste anniversaire pour les démocrates et les citoyens épris de liberté : on vient de "fêter", si l'on peut dire, le premier anniversaire, à marquer d'une pierre noire, de l'une des lois les plus dangereuses que le législateur français ait jamais votées dans le cadre d'une batterie fiscale qui compte déjà parmi les plus répressives du monde !

Et ce n'est pas un hasard si elle a été promulguée par un président de la République féru de droit fiscal et issu de la Cour des comptes. La presse avait un peu parlé de cette loi du 6 décembre 2013 à l'époque parce qu'elle créait un nouveau zinzin administratif, l'"Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales", et un nouveau poste de procureur financier ayant une compétence nationale, confié à une femme de caractère, Mme Éliane Houlette. Mais elle avait été très peu détaillée et à peine expliquée. Une bande organisée... à deux Prouver son innocence Un camp de concentration fiscal. Comment l'individualisme à outrance met en péril l'Etat-nation. FIGAROVOX/ANALYSE - Revenant sur les déclarations de Manuel Valls, qui souhaite «accélérer l'émancipation des individus», Gérard Thoris s'inquiète des conséquences de cette réorientation politique de la gauche pour la cohésion nationale.

Economiste et philosophe, Gérard THORIS dirige Socieco dont l'objet est le décryptage et la prospective. Il publie régulièrement des articles en matière de politique économique et sociale (Liberté politique, Revue française des finances publiques, Sociétal, etc.). Il est expert auprès de l'Association Progrès du Management (APM) sur la crise économique mondiale et les questions de politiques publiques. «Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s'attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c'est comment orienter la modernité pour accélérer l'émancipation des individus».

Il était temps! Cependant, cet État-Providence est aussi un État prédateur. 1984, c'est maintenant ! FIGAROVOX- De la mise sur écoute généralisée à la fabrication d'un homme nouveau échappant à tout déterminisme, les prophéties de George Orwell dans le roman d'anticipation 1984 n'ont jamais eu autant d'actualité. La réalité a même dépassé la fiction dans une France plus orwelienne que jamais. Jean-David Sichel est juriste. 1984, le célèbre livre de George Orwell est le plus souvent cité pour deux de ses terrifiantes anticipations. D'abord, la société de surveillance généralisée dont on peut dire qu'elle est aujourd'hui advenue: écoutes téléphoniques hors de contrôle, profilage numérique, déclenchement de webcams à distance, télésurveillance, transparence à outrance.

«Ce fut la fin de la vie privée»: nous y sommes. Ensuite la novlangue, dont le but assumé, via la dénaturation et la destruction fanatique du vocabulaire, est de rendre impossible le crime par la pensée car «il n'y aura plus de mot pour le dire». C'est le pourquoi que comprendra Smith avant de disparaître. Comment l'utopie mène au crime : une nouvelle enquête sur le nazisme. FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Le caractère monstrueux du nazisme prend racine dans l'utopie. Tel est le propos du dernier livre Crime et utopie, de Frédéric Rouvillois. L'écrivain y montre comment le rêve d'un homme parfait a entraîné la Shoah et mis l'Europe à feu et à sang. Frédéric Rouvillois est professeur de droit public et écrivain. Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des idées, notamment L'invention du Progrès, aux origines de la pensée totalitaire (CNRS éditions, 2010), ainsi que des essais sur la politesse, le snobisme et les institutions, et plus récement Une histoire des best-sellers (Flammarion, 2011).

Votre thèse est à première vue déconcertante: le nazisme, une utopie! Qu'y a-t-il de commun entre l'utopie de Thomas More, l'Abbaye de Thélème de Rabelais, le socialisme utopique d'un Fourier et la barbarie nazie? L'utopie, ce n'est pas seulement un gentil projet difficile à réaliser, une amélioration impossible. Mais alors, quelle est la spécificité de l'utopie nazie? Affaire Depardieu: "Dans un pays libre, l'égoïsme est un droit. Partir aussi" Il est normal que l'exil fiscal de Gérard Depardieu ait fait causer, et même qu'il ait choqué: sa décision était fondée sur son seul intérêt personnel.

L'égoïsme est moralement critiquable, mais suffit-il à ôter toute légitimité aux démarches de ceux qui en font montre? Peut-on, sur ce seul constat, leur reprocher un "comportement minable", les accuser de "déserter", voire les qualifier de "traîtres" ou de "collabos" - pour ne retenir que les commentaires les moins grossiers?

Dans un pays libre, l'égoïsme est un droit - d'ailleurs, cela seul, quand on y pense, fait que la générosité est méritoire... Dans un pays libre, partir aussi est un droit! Le propre des dictatures est d'interdire tout départ et, pour ceux qui s'en vont malgré tout, de les déchoir de leur nationalité (comme l'a proposé pour Depardieu le député PS Yann Galut) puis de confisquer leurs biens (ce que son collègue Jérôme Lambert n'a pas manqué d'ajouter). De quoi Depardieu est-il le nom? Une justice impartiale ? Pas pour un certain nombre de juges du SM... C'est un magistrat qui a fait cette découverte. Accompagnant un collègue au siège du Syndicat de la magistrature à Paris, ce juge apolitique et non syndiqué a eu la surprise de constater la présence d'un gigantesque panneau dans la salle principal du local syndical, surplombé d'une affichette sur laquelle était écrit "Mur des cons".

(voir vidéo ci-dessous) Créé en 1968, le Syndicat de la magistrature représente 1/3 des magistrats de l’ordre judiciaire. Proche de la gauche, il a appelé en 2012 à voter contre Nicolas Sarkozy. C’est la garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui a ouvert son 46e Congrès en novembre dernier. Sur ce mur, des dizaines de photos de personnalités pour la quasi-totalité classées à droite de l'échiquier politique. Mais il n'y a pas que des politiques. La liste n'est pas close. Effaré, notre visiteur a eu le réflexe de filmer ce Mur des cons à l'aide de son iPhone.

S'agit-il d'une plaisanterie, comme on pourrait en voir dans un local lycéen ? Cet observatoire de la droitophobie malheureusement indispensable. A lire sur le site de Valeurs actuelles : l'Observatoire de la droitophobie Atlantico : Valeurs actuelles a lancé sur son site, ce vendredi, un Observatoire de la droitophobie. Que faut-il penser de cette initiative ? La « droitophobie » est-elle un phénomène réel en France ? En quoi ? Guillaume Bernard : Les choses sont en train, lentement, de changer, un certain nombre d’intellectuels ou de politiques s’assumant de nouveau de droite.

La droite a donc longtemps laissé, même si elle s’en défendait, non seulement le « monopole du cœur » mais aussi celui du cerveau à la gauche : les idées nouvelles et généreuses étaient à gauche, les vieilles lunes poussiéreuses étaient de droite. Une expression, bâtie par le philosophe américain Léo Strauss, permet de comprendre le ressort profond de la « droitophobie » : la reductio ad hitlerum. Deux raisons expliquent son efficacité. Faire sauter la machine bureaucratique sans violence et en toute légalité. Cet article a précédemment été publié sur hastable Aujourd’hui, passons aux travaux pratiques !

Certes, la France s’enfonce doucement dans le tiers-monde, mais ce n’est pas une raison pour rester les bras croisés, à regarder la télé en mangeant des chips. Au contraire. Voici quelques pistes à explorer. Il est en effet nécessaire, une fois de temps en temps, de mettre la main à la pâte et d’exercer un peu notre capacité d’action sur les choses du monde matériel. Pour le libéral qui tente de survivre en France, les circonstances actuelles sont devenues proprement invivables. Et lorsqu’on se fait attaquer, il faut, à un moment ou un autre, se protéger. Organisez votre fuite à l’extérieur Certains ont déjà suggéré, devant l’appétit du Léviathan, la solution évidente qui consiste à l’affamer.

En effet, chaque étudiant qui ne revient pas, chaque expatrié qui ne paye plus ses impôts en France, chaque travailleur qui s’en va consommer ailleurs sont autant de coups de canifs dans le Léviathan.