background preloader

UE

Facebook Twitter

Angela Merkel souhaite un accord européen de "non-espionnage" Angela Merkel veut que les vingt-huit Etats de l'Union européenne parviennent à un "accord de non espionnage", similaire à celui que la France et l'Allemagne recherchent avec les Etats-Unis après le scandale des écoutes téléphoniques de la National Security Agency (NSA) américaine. Vendredi 25 octobre au soir, un porte-parole du gouvernement allemand a confirmé que la chancelière avait fait cette proposition aux chefs d'Etat et de gouvernement européens réunis en sommet à Bruxelles. Face au tollé suscité en Europe par les allégations d'espionnage des communications à l'encontre de la NSA, notamment en France et en Allemagne – le portable d'Angela Merkel aurait même été mis sur écoutes –, le Parlement européen enverra lundi à Washington une délégation de neuf élus pour recueillir les explications des autorités américaines. L'Allemagne enverra sa propre délégation, composée de collaborateurs d'Angela Merkel et de responsables des services de renseignement.

La NSA aurait mis sur écoute 35 "leaders internationaux" Les récentes révélations du Monde et du Spiegel sur la surveillance menée par l'Agence nationale de la sécurité américaine (NSA) en France et en Allemagne monopolisaient déjà les débats entre les dirigeants européens réunis à Bruxelles depuis jeudi, voilà qui va animer encore un peu plus les discussions. Le quotidien britannique The Guardian a publié jeudi soir, une nouvelle enquête, à partir des documents obtenus par l'ex-consultant Edward Snowden. Le quotidien y affirme que la NSA a en réalité mis sur écoute le téléphone personnel de 35 "leaders internationaux". Le document, qui date du 27 octobre 2006, a été diffusé à l'ensemble des membres du Signals Intelligence Directorate (SID), le bureau chargé du renseignement d'origine électromagnétique. Elle précise que ces coordonnées ont "permis d'accéder à des informations qui ont donné d'autres numéros intéressants, qui ont ensuite été sollicités".

Retrouvez tous les documents publiés par "Le Monde" sur l'espionnage de la NSA. La diplomatie française sur écoute aux Etats-Unis. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jacques Follorou Washington espionne aussi les ambassades françaises. Les documents dévoilés par l'ex-consultant de l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden n'ont pas seulement levé le voile sur l'ampleur de l'espionnage électronique des Etats-Unis à travers le monde.

Certaines pièces montrent que les services secrets américains ont développé des programmes très novateurs pour mener des missions d'espionnage plus traditionnelles. Des notes internes obtenues par Le Monde détaillent l'utilisation généralisée par la NSA de techniques de mouchards électroniques pour espionner les intérêts diplomatiques français à l'ONU à New York, ainsi qu'à Washington. Lire notre entretien avec Jean-Jacques Urvoas : "Les Etats-Unis n'ont pas d'alliés, que des cibles ou des vassaux" Il s'agit d'une note de deux pages datée du 10 septembre 2010.

Lire nos révélations : "Comment la NSA espionne la France" Read the English version of this article. Les services secrets norvégiens démentent les allégations d'espionnage américain. Les services secrets norvégiens ont démenti mardi 19 novembre des informations publiées par le quotidien populaire Dagbladet faisant état d'un vaste programme de surveillance américain en Norvège. D'après le journal, l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine aurait espionné plus de 33 millions d'appels téléphoniques en l'espace d'un seul mois.

Ces données, qui correspondent à 10 % de l'ensemble des communications, feraient à ce jour de la Norvège, qui compte 5 millions d'habitants, le pays le plus intensivement espionné au regard de la population. De prédécentes révélations avaient mis au jour des programmes de surveillance similaires en France, en Allemagne, en Espagne, en Inde, au Brésil et au Mexique. La NSA n'aurait pas espionné le contenu même des communications mais leurs métadonnées, à savoir l'identité des interlocuteurs ainsi que le lieu et la durée des appels.

Voir la carte des révélations sur la surveillance de la NSA : Editorial du "Monde" : combattre Big Brother. Espionnage : l'UE appelle les Etats-Unis à "rétablir la confiance" Les Etats-Unis doivent agir d'urgence pour "rétablir la confiance" avec les Européens, minée par les nouvelles révélations sur l'espionnage américain, a estimé mardi 29 octobre la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding. "Les amis et les partenaires ne s'espionnent pas (...). Il est urgent et crucial que nos partenaires américains agissent pour rétablir la confiance", a-t-elle souligné à Washington, avant d'ajouter : "La protection des données n'est pas de la bureaucratie ou une barrière douanière (...) c'est un droit fondamental, et en tant que tel, il n'est pas négociable".

Les récentes révélations sur l'espionnage massif de communications mené par l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) en France ou en Espagne, ainsi que la possible mise sur écoute de la chancelière allemande Angela Merkel ont créé une tempête diplomatique. Voir : "La carte des révélations sur la surveillance de la NSA" Voir : "Espionnage de la NSA : tous les documents publiés par 'Le Monde'" Les Etats-Unis auraient espionné le téléphone de Merkel dès 2002. Les Etats-Unis pourraient avoir espionné le téléphone d'Angela Merkel pendant plus de dix ans, rapporte samedi 26 octobre la presse allemande.

L'hebdomadaire Der Spiegel assure que le téléphone portable de la Chancelière allemande a été placé dès 2002 sur une liste établie par un service spécial de la National Security Agency (NSA), le Special Collection Service (SCS). Il y figurait sous le code "GE Chancellor Merkel" et s'y trouvait toujours dans les semaines qui ont précédé la visite de Barack Obama à Berlin en juin.

De précédents articles de presse évoquant la surveillance du téléphone d'Angela Merkel par la NSA ont suscité l'indignation en Allemagne et l'ambassadeur américain à Berlin a été convoqué jeudi par le ministre des affaires étrangères. Lire : Le portable d'Angela Merkel espionné par les Etats-Unis ? Dans un document du SCS cité par le magazine, la NSA dit disposer d'une "antenne d'espionnage non recensée légalement" au sein de l'ambassade des Etats-Unis à Berlin.

Angela Merkel souhaite un accord européen de "non-espionnage" Obama aurait su que Merkel était espionnée, la NSA dément. L'Agence de sécurité américaine (NSA) a assuré, dimanche 27 octobre, que le président américain Barack Obama n'avait à aucun moment été informé d'un éventuel espionnage de la chancelière allemande Angela Merkel, démentant les informations d'un journal allemand. Le patron de la NSA, le général Keith Alexander "n'a pas discuté avec le président Obama en 2010 d'une supposée opération de renseignement impliquant la chancelière Merkel et n'a jamais discuté d'une quelconque opération l'impliquant.

Les informations de presse affirmant le contraire ne sont pas vraies", affirme dans un communiqué transmis à l'AFP une porte-parole de la NSA. Citant des sources des services secrets américains, le quotidien Bild am Sonntag a affirmé, plus tôt dans la journée, que Keith Alexander avait informé Barack Obama d'une opération d'écoute des communications d'Angela Merkel dès 2010.

Lire : "Les Etats-Unis auraient espionné le téléphone de Merkel dès 2002" En Espagne, 60 millions de communications espionnées par la NSA. Suite aux révélations du quotidien El Mundo concernant l'espionnage de 60 millions d'appels téléphoniques en Espagne entre décembre 2012 et janvier 2013 par la NSA, lundi 28 octobre, le gouvernement espagnol a réclamé aux Etats-Unis des informations dans les plus brefs délais, quelques heures seulement après avoir convoqué l'ambassadeur américain.

"Ces pratiques, si elles sont avérées, sont inappropriées et inacceptables entre pays alliés et amis", a commenté le ministère des affaires étrangères espagnol. Lors de l'entretien entre l'ambassadeur américain, James Costos, et le secrétaire d'Etat espagnol pour l'Union européenne, Iñigo Mendez de Vigo, ce dernier a "sommé les autorités des Etats-Unis de fournir toutes les informations nécessaires sur les supposées écoutes réalisées en Espagne", a indiqué le ministère espagnol.

Sur la même période, en France, la NSA a capté 70,3 millions de données téléphoniques, comme le révélait Le Monde. Surveillance de la NSA : François Hollande dénonce "des pratiques inacceptables" LE MONDE | • Mis à jour le | Par Yves-Michel Riols La journée du lundi 21 octobre restera dans les annales des relations franco-américaines comme une journée à oublier. Elle avait commencé par la très inhabituelle convocation de l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris au Quai d'Orsay, après les révélations du Monde sur l'espionnage massif des communications réalisés à l'encontre de la France par l'Agence nationale de sécurité (NSA) américaine. Elle s'est achevée, peu avant minuit, par un coup de téléphone agacé de François Hollande au président Barack Obama.

"Le chef de l'Etat a fait part de sa profonde réprobation à l'égard de ces pratiques, inacceptables entre alliés et amis, car portant atteinte à la vie privée des citoyens français", a indiqué l'Elysée dans un communiqué. >> Lire aussi les réactions : Espionnage de la NSA : l'affaire soulève une vague d'indignation à droite comme à gauche M. NSA : Naïf ou complice, le gouvernement est embarrassé. S'indigner, quand même, mais sans renchérir. Et puis, si possible, dévier les questions sur le voisin. Voilà comment on pourrait résumer la réaction des autorités françaises aux révélations du Monde sur l'espionnage massif de la France par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA).

Contactés par Le Monde, mardi 22 octobre, Matignon comme le ministère de la défense renvoient ainsi vers le Quai d'Orsay. "La réponse est d'abord diplomatique et portée par le ministre Fabius", précise-t-on chez Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense. M. >> Lire : Comment la NSA espionne la France Devant l'Assemblée nationale, le premier ministre a néanmoins dénoncé des "pratiques préoccupantes et choquantes" lors des questions au gouvernement.

Le Parlement européen tente de s'imposer comme le fer de lance de la résistance à la NSA. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Yves Eudes Face à l'avalanche de révélations sur la surveillance de pays en Europe par les services secrets américains, et à l'inertie des gouvernements, le Parlement européen tente de mener le front de la résistance à la NSA (Agence de sécurité américaine).

La commission parlementaire Libertés civiles, justice et affaires intérieures (LIBE) a ainsi approuvé, lundi 21 octobre, un projet de règlement sur la protection des données personnelles à une majorité de 51 voix contre 1, et un projet de directive sur les données de sûreté par 29 voix contre 20. >> Lire aussi l'analyse : L'espionnage américain divise l'Europe Le règlement vise à limiter l'exploitation commerciale des données privées par les sociétés Internet, à renforcer les droits des consommateurs et à unifier la législation dans tous les pays de l'Union.

La directive, elle, permettra de mieux encadrer les transferts internationaux de données policières et judiciaires, y compris avec les Etats-Unis. Renseignement : Hollande veut une "coopération bilatérale" entre France et Etats-Unis. Les révélations du Monde sur l'ampleur de l'espionnage des communications françaises par l'Agence nationale de sécurité (NSA) poussent l'Elysée à demander des comptes aux autorités américaines.

En ce sens, François Hollande a souhaité, mercredi 23 octobre, "une coopération bilatérale" entre les services de renseignement français et américains ; ce qui a été accepté par le président Barack Obama, a assuré la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Une décision prise "pour y voir plus clair" et "encadrer les choses" dans l'affaire Snowden, pour "que nous soient transmises toutes les informations utiles sur ces interceptions", a-elle ajouté. Mme Vallaud-Belkacem a par ailleurs précisé qu'ils s'étaient "mis d'accord sur le fait que les opérations de collecte des renseignements devaient être encadrées, que cet encadrement, pour être efficace, [devait] se faire notamment dans un cadre bilatéral".

Des informations que le directeur du renseignement américain (DNI), James R. Le portable d'Angela Merkel espionné par les Etats-Unis ? Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Les services secrets américains surveillent-ils le téléphone portable d'Angela Merkel ? Cette information, avancée dans une enquête publiée par l'hebdomadaire Der Spiegel, inquiète en tout cas le gouvernement fédéral allemand, qui a fait savoir, mercredi 23 octobre, que la chancelière s'est entretenue par téléphone avec le président Obama à ce propos. "Le gouvernement fédéral a obtenu des informations affirmant que le téléphone portable de la chancelière pourrait avoit été mis sur écoute par les services américains", explique un communiqué du porte-parole d'Angela Merkel, Steffen Seibert.

Dans la foulée, l'ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, John B. Emerson, a été convoqué au ministère des affaires étrangères allemand. "Entre des amis proches et des pays partenaires comme le sont la République fédérale d'Allemagne et les Etats-Unis depuis des décennies, une telle surveillance d'un chef de gouvernement ne peut exister. La France, nouvelle "plus ancienne alliée des Etats-Unis" Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le | Par Soren Seelow Il a suffi d'un vote. Puis d'une phrase. Et c'est toute la "relation spéciale" entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis qui s'est trouvée ébranlée. Le vote – celui des députés britanniques, qui ont refusé, jeudi soir, par 285 voix contre 272, toute action armée en Syrie – constitue un "couac" historique dans les relations diplomatiques entre Londres et Washington.

La phrase, c'est celle du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, décrivant vendredi 30 août la France comme "notre plus ancienne alliée" ("Our oldest allies"), au moment d'égrainer la maigre liste (France, Australie et Ligue arabe) de pays susceptibles de participer à une intervention contre Damas. Compte-rendu : "Le discours de John Kerry, vendredi, sur la Syrie" A Londres, le Telegraph constate que "John Kerry gifle la Grande-Bretagne en qualifiant la France de 'plus ancienne alliée'". Le Daily Mail n'est pas en reste : Urvoas : "Les Etats-Unis n'ont pas d'alliés, que des cibles ou des vassaux" Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Nicolas Chapuis Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois à l'Assemblée nationale, est l'auteur d'un rapport sur le cadre juridique applicable aux services de renseignement en France.

Il dénonce, dans un entretien au Monde, l'attitude des Etats-Unis envers leurs alliés. Comment avez-vous accueilli les révélations du Monde sur la surveillance à grande échelle des communications des Français par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA) ? Jean-Jacques Urvoas : Soyons honnêtes, ce n'est pas une surprise d'apprendre que la NSA espionne la France. Elle n'est d'ailleurs pas la seule agence américaine à agir ainsi. En revanche, la vraie découverte dans cette affaire, c'est l'ampleur et la systématicité de ces écoutes.

Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a convoqué l'ambassadeur américain. Cependant, il est très important de rappeler aux Etats-Unis que nous sommes leurs alliés, et ce depuis leur origine. NSA : Washington tente de relativiser son espionnage en France. Les services secrets allemands veulent accroître leur surveillance sur internet. Cybersurveillance : l'Union européenne, cible prioritaire de la NSA. Islande, l'île aux pirates.

Prism : Merkel défend à demi-mot les écoutes américaines. Des SMS furtifs sur vos portables.