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Comportement pro islamiste

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Le Kenya se dote d’un arsenal antiterroriste répressif. Contre la menace des groupes insurgés qui tentent de le déstabiliser, le Kenya est-il en train de faire leur jeu ? Nairobi vient de se doter d’une loi « antiterroriste », dont les premières victimes risquent d’être les libertés individuelles, à commencer par la liberté d’expression ou celle de réunion. Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a signé vendredi 19 décembre le décret d’application de cette loi qui prévoit, entre autres, que les personnes soupçonnées par les services de sécurité d’être engagées dans des activités « terroristes » pourront désormais être détenues près d’un an sans justification. La veille, le texte avait été voté à l’Assemblée nationale dans un climat de chaos, alors que l’opposition s’efforçait de bloquer son adoption.

Des députés en étaient venus aux mains. Certains d’entre eux font désormais l’objet d’une procédure qui pourrait leur faire perdre leur siège. Kalonzo Musyoka, un des responsables... Les nouveaux chiffres de la radicalisation religieuse. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Soren Seelow Lancé dans l’urgence par le ministère de l’intérieur en avril 2014 pour endiguer la multiplication des départs en Syrie, le plan national de lutte contre la radicalisation a atteint son rythme de croisière. Articulé autour d’une plate-forme téléphonique et des préfectures de département, ce dispositif permet aux services de l’Etat de faire remonter des situations ayant échappé aux services de renseignement. Les données recueillies depuis près d’un an ont permis aux autorités d’affiner leur perception du radicalisme. Un concept que le ministère définit, dans un manuel de formation destiné aux agents de l’Etat, comme « tout discours utilisant des préceptes religieux présentés comme musulmans pour mener un jeune à l’autoexclusion et à l’exclusion de tous ceux qui ne sont pas comme lui ».

Des programmes de "déradicalisation" encore balbutiants. Durant plusieurs mois, les faits et gestes de Mohamed Merah ont été observés et analysés comme un basculement progressif et inexorable dans le radicalisme islamiste. Ce processus aurait-il pu être désamorcé avant le passage à l'acte meurtrier du jeune Toulousain ? C'est l'une des questions qui hantent les responsables du contre-terrorisme au niveau européen. Avec, pour l'heure, des réponses balbutiantes. Depuis 2001, et plus encore depuis les attentats islamistes de Londres et Madrid en 2004 et 2005, ils s'interrogent sur les moyens d'enrayer les processus de radicalisation de certains jeunes musulmans européens. Coordinateur de la lutte contre le terrorisme au niveau européen, Gilles de Kerchove reconnaît que cette préoccupation est récente mais qu'il y a sur ces sujets "une effervescence".

Jusqu'à présent, contrairement à ce qui est tenté dans plusieurs pays musulmans, peu de pays européens ont mis en place des programmes élaboré... Apologie d'actes terroristes : des condamnations pour l'exemple. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Louis Imbert Au moins six condamnations ont été prononcées en France depuis vendredi 9 janvier, au surlendemain de l'attaque contre Charlie Hebdo, pour « apologie publique d'actes de terrorisme ». Les peines ont été prononcées en comparution immédiate à Valenciennes, Toulouse, Toulon et Reims – trois condamnations dans cette ville. Elles vont de trois mois à quatre ans de prison ferme. C'est la première fois qu'est ainsi appliquée la loi du 14 novembre 2014 sur « la lutte contre le terrorisme », la deuxième en deux ans après celle de décembre 2012. Cette loi inscrit le délit d'apologie d'un acte de terrorisme (déjà sanctionné par la loi de 1881 sur la liberté de la presse) au code pénal, avec la possibilité de passer en comparution immédiate devant la justice.

Les procureurs ont insisté sur la nécessité de montrer la « sévérité » de la République après les attentats des derniers jours. La loi « antiterroriste » de 2014 appliquée pour la première fois. Des peines très sévères pour apologie du terrorisme. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Pascale Robert-Diard « Soit il est complètement fou, soit il est dangereux », avait observé la procureure à propos d’Oussama Belour, jugé jeudi 15 janvier en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris. Ressortissant algérien, marié et père de famille en Allemagne où il travaille et dispose d’un titre de séjour régulier, il a été arrêté à Paris pour défaut de papiers.

Placé au centre de rétention de Vincennes, il a copieusement insulté les policiers – « Fuck la police, fuck la France » –, imité le cliquetis d’une mitraillette en les regardant « d’un air provocateur », puis s’en est pris à la femme médecin chargée de l’examiner, « tu as les yeux bleus, tu es juive, Hitler n’a pas fini son travail, je reviendrai te tuer », avant d’agonir à nouveau d’injures l’escorte qui le ramenait au centre, « les frères Kouachi ont raison, je les soutiens, je vais mettre une bombe sur les Champs-Elysées ».

Lourds antécédents psychiatriques. Apologie du terrorisme : la justice face à l'urgence. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Lucie Soullier Une justice d'exception, expéditive, et qui mène à des peines trop lourdes. Les voix s'élèvent pour dénoncer les procédures judiciaires lancées par dizaines depuis les attentats en région parisienne. Au cœur des critiques : l'« apologie du terrorisme ». La première mise en garde est venue d'Amnesty International. « Le risque est grand que ces arrestations violent la liberté d'expression », estimait l'association le 16 janvier. Le syndicat de la magistrature, à gauche, a suivi en publiant un communiqué le 20 janvier qui appelle à « résister à la vague de l'émotion » et à « l'injonction de la répression immédiate ». Retour sur une notion floue qui agite les tribunaux.

Faire l'apologie du terrorisme, qu'est-ce que c'est ? Une définition large Les profils et l'esprit de la loi Si la définition est large, l'objectif du législateur apparaît clairement. Ce qui n'empêche pas la justice de frapper fort. Une justice d'exception ? Après « Charlie » : Ecouter la parole des enfants, « même si elle nous sidère » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Romain Geoffroy et Eric Nunès Victime, témoin ou auteur de faits répréhensibles, qu'un enfant, même très jeune, soit entendu par les forces de l'ordre n'a rien d'exceptionnel.

Mais les récentes auditions de mineurs pour un soupçon de délit d'apologie du terrorisme revêtent un caractère inédit. Fin janvier, Ahmed, 8 ans, a été entendu par la police de Nice (Alpes-Maritimes). Le motif ? L'enfant a refusé d'observer la minute de silence en hommage aux victimes de l'attaque contre Charlie Hebdo et soutenu verbalement les terroristes au sein de son école. Lire notre décryptage : Apologie du terrorisme : pourquoi un enfant de 8 ans a-t-il été entendu par la police ? Le délit d'apologie du terrorisme est un délit de droit commun.

Pour Jean-Pierre Rosenczveig, ces réactions relèvent de l'émotion consécutive aux attaques des 7, 8 et 9 janvier. « D'évidence le pays traumatisé par ces événements est en risque de perdre “les pédales”. Un garçon de 8 ans entendu par la police pour ses propos sur le terrorisme. La police de Nice a confirmé, mercredi 28 janvier, avoir auditionné un enfant de 8 ans pour des propos sur le terrorisme qu'il aurait tenus dans son école primaire. Selon le directeur départemental de la sécurité publique, Marcel Authier, l'enfant avait été signalé aux autorités par le directeur de l'établissement où il est scolarisé en raison de son comportement après les attentats perpétrés en région parisienne.

Le garçon aurait refusé d'observer la minute de silence en hommage aux victimes et tenu des propos de « solidarité » avec les terroristes, selon son instituteur. « Dans le contexte actuel, le directeur de l'école a décidé de signaler ce qui s'est passé à la police », précise le commissaire Authier, en notant qu'il ne s'agit aucunement d'une plainte. « On a convoqué l'enfant et son père pour essayer de comprendre comment un garçon de 8 ans peut être amené à tenir des propos aussi radicaux », explique M. Authier. . « Visiblement, l'enfant ne comprend pas ce qu'il a dit.