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Racisme en France

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Le très-petit Nicolas. Samedi soir, très tard, ils ont regardé On n’est pas couché, la bande à Ruquier.

Le très-petit Nicolas

Ils n’ont pas dormi de la nuit. La barbe… Le temps est aux réactions, à être « pour » ou « contre », à soutenir ou à haïr. Le temps est aux « oui » ou « non ». On s’est demandé s’il fallait réagir à tes réactions, Nicolas Bedos. Tu n’es pas drôle, Nicolas Bedos. Dans la télévision, tu es arrivé avec une barbe de Dieudonné et une moustache de Hitler, encadré de deux vigiles et de Laurent Ruquier qui a préféré le rire forcé aux pleurs. Nicolas Bedos, tu penses que la vie est aussi simple que ton dialogue ridicule ? Il a fallu attendre samedi, après une semaine dégoulinante, pour entendre et voir le pire. Tu as réussi. Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah. L'expérience du racisme. "Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente au téléphone". "Le Monde" a demandé à un de ses journalistes, Mustapha Kessous, 30 ans, d'écrire ce qu'il racontait en aparté à ses collègues : les préjugés contre les Maghrébins, qui empoisonnent sa vie privée et professionnelle.

"Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente au téléphone"

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mustapha Kessous Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet "apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. «A Paris, le niveau de mixité est de loin le plus élevé» Paris aurait perdu son peuple, chassé par la gentrification.

«A Paris, le niveau de mixité est de loin le plus élevé»

La recherche de la mixité sociale ne serait qu’une illusion, participant au contraire à ce mouvement centrifuge. Dans nos pages (1), la géographe Anne Clerval développait cette thèse radicale. Jacques Lévy, géographe, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), récuse cette vision de l’embourgeoisement. Est-ce que le concept de gentrification a un sens ? Nabilla Benattia, the "French Kim Kardashian": Power Behind Popularity. “Euh, allô!

Nabilla Benattia, the "French Kim Kardashian": Power Behind Popularity

Non, mais allô, quoi. T'es une fille et t'as pas de shampooing? Allô. De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc » Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations.

De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc »

En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social). Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ».

Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social. “il y a des blancs pauvres ! Le top 5 des préjugés sur les Roms. Les Roms sont devenus la nouvelle phobie de la droite et d'une partie de la gauche française.

Le top 5 des préjugés sur les Roms

C'est la surrenchère dans la stigmatisation des 15 000 à 20 000 Roms vivant en France dans des camps de fortune. Ils seraient une menace pour la France qu'ils s'apprêteraient à envahir le 1er janvier prochain. Il y avait eu le plombier Polonais, voleur d'emplois au printemps 2005, voici venu le temps des Roms, voleurs de poules et de cuivre. "Le dossier des Roms au cœur de la campagne municipale" titre le Figaro en mettant en avant les dérapages d'Anne Hidalgo. En réponse à Nathalie Kosciusko-Morizet -"J'ai l'impression que les Roms harcèlent beaucoup les Parisiens"-, la candidate socialiste avait répondu: "Paris ne peut pas être un campement géant". Quant au ministre de l'Intérieur, il veut "dire la vérité aux Français": C'est illusoire de penser qu'on réglera le problème des populations roms à travers uniquement l'insertion" qui ne peut "concerner que quelques familles (...)

Qui sont-ils?