background preloader

La planète a atteint ses limites

La planète a atteint ses limites
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, perte de nutriments agricoles… jusqu’à quel point l’humanité peut-elle modifier son environnement sans risquer d’importants désagréments ? C’est en cherchant à répondre à cette question qu’une équipe de chercheurs internationaux a forgé, en 2009 dans Nature, la notion de « limite planétaire ». Leurs travaux, qui font date, identifiaient les seuils limite à ne pas franchir pour éviter que « le système Terre ne bascule dans un état très différent [de l’actuel], probablement bien moins favorable au développement des sociétés humaines ». Vendredi 16 janvier, dans la revue Science, la même équipe publie une mise à jour de cette étude et identifie quatre limites déjà franchies ou en cours de dépassement. Ces conclusions seront présentées au Forum économique mondial qui se tient à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier. Changement climatique Érosion de la biodiversité Changement d’usage des sols

http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/01/15/la-planete-a-atteint-ses-limites_4557476_3244.html

Related:  EffondrementCRISE CLIMATIQUE ET ENVIRONNEMENTALERéchauffement climatiqueChangement climatique, réchauffement : dangerwilliamh

« Au pied du mur. De l'origine commune aux crises écologique et économique », par Claus Peter Ortlieb (Exit !) - Critique radicale de la valeur Au pied du mur De l’origine commune des crises écologique et économique[1] Claus Peter Ortlieb Le réchauffement climatique aggraverait la pauvreté (Banque mondiale) "Sans une action forte et rapide, le réchauffement [...] et ses conséquences pourraient considérablement aggraver la pauvreté dans de nombreuses régions du globe." Ce cri d'alarme est issu d'un rapport de la Banque mondiale (BM) publié dimanche 23 novembre. L'institution prévoit un scénario catastrophe dans lequel la communauté internationale n'atteindrait pas son objectif de limiter la hausse du thermomètre mondial de +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, contre +0,8°C actuellement. Dans l'hypothèse d'une hausse de 4°C, les événements climatiques "extrêmes" pourraient devenir la "nouvelle norme", affirme l'institution, qui sonne particulièrement l'alarme sur trois régions du globe (Amérique latine, Moyen-Orient et Europe orientale). "Les conséquences pour le développement seraient graves avec un recul des ressources aquatiques, une montée des eaux, un déclin des récoltes et la vie de millions de personnes mises en danger", explique l'institution. Et de renchérir:

CNRS/sagascience - Biodiversité et climat : des conclusions sans appel Aujourd'hui, notre planète entre dans une nouvelle ère. Elle se réchauffe et le doute ne semble plus permis : les activités humaines en sont en grande partie responsables. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), qui a reçu en 2007 le Prix Nobel de la paix pour ses travaux, est formel. Cette émanation de deux organismes de l'ONU - l'Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) - a rendu son quatrième rapport en novembre 2007 et prédit une augmentation moyenne de la température de la planète comprise entre 1,4°C et 6,4°C.

La Terre a perdu la moitié de ses animaux sauvages en 40 ans Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Audrey Garric La planète est malade, et sa guérison semble de plus en plus incertaine. La pression exercée par l'humanité sur les écosystèmes est telle qu'il nous faut chaque année l'équivalent d'une Terre et demie pour satisfaire nos besoins en ressources naturelles, tandis que le déclin de la biodiversité est sans précédent. Ce sont les conclusions alarmantes du Fonds pour la nature (WWF), dans la dixième édition de son rapport Planète vivante, le bilan de santé le plus complet de la Terre. Ce rapport bisannuel, réalisé avec la société savante Zoological Society of London et les ONG Global Footprint Network et Water Footprint Network, et présenté à l'Unesco mardi 30 septembre, se fonde sur trois indicateurs.

L'humanité aurait dépassé 4 limites planétaires sur 9 Une équipe internationale de chercheurs déclare que le changement climatique, la perte de l'intégrité de la biosphère, le changement du système de la terre, et les cycles biogéochimiques modifiés comme le phosphore et le ruissellement d'azote ont tous dépassé les niveaux qui mettent l'humanité dans un espace "sécurité d'exploitation. " La civilisation a traversé 4 des neufs soi-disant limites planétaires comme le résultat de l'activité humaine, selon un rapport publié dans "Science" par l'équipe de recherche de 18 membres.

Ces sauveteurs du climat qui commencent à inquiéter l’industrie pétrolière Basta ! : Malgré sa création récente, 350.org a déjà organisé plusieurs actions spectaculaires et remporté des succès inattendus, ce dont témoigne l’ampleur prise par le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) que vous avez lancé, et auquel se sont associés des centaines de fondations, d’organisations religieuses, de fonds de pension, d’organisations publiques, d’universités ou de collectivités locales [1]. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la différence entre 350.org et les autres organisations qui travaillent sur l’environnement et le climat ?

Le puits de carbone de l'Amazonie est menacé par le réchauffement Les nuages « popcorn » que l'on voit ici au-dessus de la forêt amazonienne le 19 août 2009 se forment pendant la saison sèche. Ils apparaissent probablement à partir de la vapeur d'eau libérée par les plantes. © Nasa's Earth Observatory Le puits de carbone de l'Amazonie est menacé par le réchauffement - 2 Photos La conquête de l’espace est parfois présentée comme une quête de l’inutile engloutissant des fortunes.

Réchauffement climatique et dégel du permafrost : la plus grave menace de l'humanité Illustration de fissures dans le permafrost, un sol gelé pendant plus de deux ans consécutifs (Wikimedia Commons/Brocken Inaglory) L’effet de serre a déjà élevé la température de la Terre de presque un degré et nous en voyons les conséquences. Aujourd’hui, les glaces d’Arctique, du Groenland et d’Antarctique fondent vite. Le WWF rapporte que la moitié d’espèces d’animaux vertébrés a déjà disparu. La spécialiste climat de la Banque mondiale déclarait récemment que moins d’aliments ont pu être cultivés sur la Terre en 2013, et qu’il y en aura de moins en moins ces prochaines décennies.

La Nasa prédit la fin de notre civilisation : une catastrophe (difficilement) évitable L'Espagne et le Portugal pris en photo depuis la Station spatiale internationale le 12/03/14 (CB2/ZOB/SIPA) Les civilisations vont et viennent, l'histoire en est la preuve. L'empire romain, les Han de Chine, Sumer, Babylone, l'Égypte des pharaons et bien d'autres encore, ont disparu. Les causes en sont multiples, certes, mais il est peut-être possible d'en prévoir quelques-unes. « La planète ne peut pas continuer ainsi. De gré ou de force, nous devons changer notre attitude » Reporterre - La conférence sur le climat s’est déroulée au Pérou en décembre dernier. Êtes-vous optimiste en ce qui concerne les négociations de 2015 ? Jean-Paul Guevara - Nous sommes des « optimistes bien informés ». Certains disent que les optimistes sont ceux qui manquent de connaissances, et que les pessimistes le sont parce qu’ils savent ce qui va se passer. Pourquoi sommes-nous optimistes ?

Pourquoi « le sujet le plus important du monde » ne fait presque jamais la une des newsmagazines français La population française sait-elle en quoi consiste l’effet de serre, cause du réchauffement climatique ? Pas vraiment si l’on en croit l’enquête menée chaque année par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) sur « les représentations sociales de l’effet de serre et du réchauffement climatique ». Les trois quarts des répondants (72%) estiment bien que « le réchauffement de la planète est causé par les activités humaines ». Mais seul un sur six (15%) associe précisément l’effet de serre à l’émission de gaz et de CO2 (les autres réponses évoquent la chaleur, la couche d’ozone ou la pollution en général) [1]. 85 % des répondants n’identifient donc pas spontanément le lien entre CO2 et effet de serre.

La couche d'ozone menacée par du tétrachlorométhane de source inconnue Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'ouvre et se ferme au gré des saisons (avril 2006 à gauche et septembre 2006 à droite). Dans cette région, la quasi-totalité de l’ozone entre 15 et 20 km d'altitude se trouve détruite chaque année au printemps. L’épaisseur totale d’ozone est alors diminuée de moitié. Une diminution de l’ozone se produit également, mais avec une moindre amplitude, au printemps au-dessus de l’Arctique. © NOAA, KNMI, Esa Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique. Selon ce texte du GIEC, résultat d'un immense travail de lecture et de compilation de douze mille publications scientifiques, le changement climatique a eu ces dernières décennies des impacts « sur tous les continents et dans les océans », essentiellement sur les systèmes naturels. Dans de nombreuses régions, le changement dans les régimes de précipitations et la fonte des neiges et des glaciers ont modifié les systèmes hydrauliques, « affectant les ressources en eau en quantité et en qualité ». Le changement climatique a également eu un impact plus « négatif » que positif sur la production alimentaire (blé et maïs).

Rapport du WWF: moitié moins d'animaux sauvages sur Terre qu'il y a 40 ans, l'humanité surexploite la Terre NATURE - L'action de l'homme a entraîné la disparition, en 40 ans, de plus de la moitié des animaux sauvages de la planète: ce constat brutal est au cœur du rapport Planète Vivante 2014 de l'ONG WWF, dernier état des lieux d'une Terre surexploitée. Le reste du rapport est tout aussi alarmant. Entre 1970 et 2010, l'Indice Planète Vivante -qui mesure l'évolution de 10.380 populations de 3038 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons- a chuté de 52 %. Et "cette tendance lourde ne donne aucun signe de ralentissement", selon la 10e édition du rapport, pour qui il est encore possible d'agir pour renverser ce déclin et combiner développement et sauvegarde de l'environnement. Lire aussi : BLOG - L'avenir des océans profonds est entre nos mains, agissons!

Related:  DéchetRéflexion