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L’enfance misérable des frères Kouachi

L’enfance misérable des frères Kouachi
Elle en rêvait, de son logement social. Elle pose donc meubles, enfants, mari, dans un F4 du 156 rue d’Aubervilliers, à Paris. Avec son CAP de comptabilité, Evelyne s’en va chaque matin travailler tout près de la cité, en plein 19e arrondissement. « Ici, nous vivions entre pauvres. Un enfant comme les autres Alors, Evelyne crée des associations. On la prévient, dans la bande des enfants, l’un est particulièrement coquin, voire turbulent. « J’adorais cet enfant. Mère en détresse Sa mère n’a pas d’argent pour payer la cantine, et elle n’est pas du genre à demander de l’aide. Quelques mois après la sortie à Eurodisney, Chérif rentre de l’école comme chaque midi. Finalement, tout le monde connaissait le quotidien de cette mère célibataire. Les enfants sont orphelins, Saïd a douze ans, Chérif a dix ans. "On aurait dû aider cette maman" Evelyne l’a reconnu sur sa télé mercredi 7 janvier. « J’ai appelé mon gendre, qui lui aussi a grandi dans le quartier. "Nous étions entourés de violence" Related:  Charlie -08-01-2015

Attaque du supermarché Hyper Cacher : un otage raconte l'horreur Nessim Cohen et sa compagne Marie D. (prénoms modifiés à leur demande) , âgés tous les deux de 37 ans, faisaient partie des otages retenus vendredi par Amedy Coulibaly dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Au cours d'un entretien téléphonique d'une quarantaine de minutes, Nessim Cohen nous a livré son témoignage de la séquestration. La prise d'otages a fait quatre morts parmi les clients du magasin: Yoav Hattab, Philippe Braham, Yohan Cohen et François-Michel Saada. Elle s'est achevée avec la mort du preneur d'otages, tué dans l'assaut du Raid. Ce dernier est également le principal suspect du meurtre à Montrouge, jeudi, d'une jeune policière municipale. «Ce vendredi, je me suis rendu avec ma compagne pour faire quelques petites courses avant la fermeture du magasin. «Ma copine et moi avons pris notre courage à deux mains et décidé de monter. «L’un d’entre elles était encore en train de suffoquer. «On ne peut pas dire qu’il nous surveillait de près. «Ensuite, il a voulu BFM.

Luz : « Envie de passer à autre chose » On ne compte plus en ce moment les ouvrages – essais et romans principalement – qui évoquent de près ou de loin les attaques terroristes de janvier à Paris. S’il faut n’en lire qu’un, autant que ce soit celui-ci : Catharsis (Futuropolis), de Luz. Deux raisons à cela. Primo, en tant que collaborateur de Charlie Hebdo depuis plus de vingt ans, Luz – qui a échappé à la tuerie pour être arrivé en retard à la conférence de rédaction – a légitimement des choses à dire sur le sujet. Luz y raconte, de « l’intérieur », le maelström des sentiments, des peurs, des contradictions qui l’habitent depuis le 7 janvier. Le dessinateur nous a accordé un long entretien il y a dix jours pour les besoins d’un portrait à paraître ce jeudi dans Le Monde des livres. La tendresse qui émane de certaines de vos histoires, mais aussi de votre trait, est assez étonnante au regard du contexte dans lequel cet album a été réalisé… N’était-il pas possible de le faire dans « Charlie Hebdo » ? Non. Non. Oui, c’est vrai.

Contre l’exode des juifs de France «Nous devons faire bloc et ne plus considérer comme une fatalité que des gens puissent être menacés sur leur sol parce qu’ils portent une kippa ou une étoile de David», explique cette tribune d'un contributeur de Slate. L’euphorie Il y a des drapeaux français, les crayons brandis. Et puis, je croise une dame qui brandit une pancarte sur laquelle est inscrit «Je suis juif». Car moi aussi, je suis Français et juif. Les frères Kouachi ont très explicitement visé la nation et ses valeurs en ciblant Charlie Hebdo tandis que Amedy Coulibaly, après tant d’autres djihadistes, s’en est une fois de plus pris à des Juifs. Le malaise La veille du rassemblement, une amie a publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel elle s’étonnait qu’après les flots d’indignation légitime qui ont suivi la tuerie de Charlie Hebdo, il n’y ait guère de monde pour s’émouvoir de l’assassinat de juifs par Coulibaly. Benyamin Netanyahou, celui qui divise L’exode des juifs est-il irréversible? Joachim Cohen

Non, « Charlie Hebdo » n’est pas obsédé par l’islam L’étude des « unes » de 2005 à 2015 montre que le journal brocardait beaucoup plus les chrétiens que les musulmans, selon les sociologues Céline Goffette et Jean-François Mignot. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-François Mignot (Sociologue) et Céline Goffette (Sociologue) De qui se moquait le journal satirique Charlie Hebdo, avant que deux terroristes islamistes assassinent cinq caricaturistes et six autres personnes présentes à la conférence de rédaction du 7 janvier ? Pour apporter une réponse raisonnée à cette question, nous analysons les 523 « unes » du journal de janvier 2005 (n°655) au 7 janvier 2015 (n°1177). Quatre grands thèmes émergent des « unes » de Charlie Hebdo : la politique ; les personnalités médiatiques du sport et du spectacle ; l’actualité économique et sociale ; et la religion. Au fil des années, cette répartition en quatre catégories principales a peu changé. Irrévérencieux et indéniablement antiraciste Besoin de chercheurs en sciences sociales

« C’est Charlie, venez vite, ils sont tous morts » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Soren Seelow Sur la table, devant elle, Sigolène Vinson avait posé sa lecture du moment : La Faute de l’abbé Mouret, d’Emile Zola, l’histoire d’un prêtre déchiré entre sa vocation religieuse et l’amour d’une femme. Ce mercredi 7 janvier, peu après 10 heures, chacun s’est embrassé en se souhaitant la bonne année. La jeune femme, chroniqueuse judiciaire de l’hebdomadaire satirique, se souvient de chaque détail de cette matinée où les rires se sont tus. En entrant dans la rédaction, ce jour-là, son gâteau dans les bras, elle salue Angélique, la femme chargée de l’accueil, dont le bureau fait face à l’entrée. Charb, comme toujours, griffonne Lila, le petit cocker roux du journal, trottine de jambes en jambes. Autour de la grande table rectangulaire sont assis, de gauche à droite à partir du seuil de la porte : Charb, Riss, Fabrice Nicolino, Bernard Maris, Philippe Lançon, Honoré, Coco, Tignous, Cabu, Elsa Cayat, Wolinski, Sigolène Vinson et Laurent Léger.

Vidéo : Daech expliqué en sept minutes - En bref Tandis que les récits des exactions perpétrées par l'organisation de l'Etat Islamique (Ei, ou Daech, son acronyme arabe) s'ajoutent les unes aux autres, jour après jour, peut-être avions nous besoin d'un peu de recontextualisation. LeMonde.fr a produit dans ce but une courte vidéo de sept minutes pour faire le point sur ce qu'est Daech, d'où vient cette organisation terroriste, où elle en est et quels sont les rapports de force dans la région. L'approche est aussi économique, religieuse et étayée par de nombreuses cartes. Pratique. Comprendre la domination de l'Etat islamique en sept minutes, par Le Monde :

» Mystérieux « suicide » du policier chargé de la connexion Charlie Hebdo-Jeannette Bougrab Exclusif. Panamza a recueilli le témoignage troublant de la famille d'Helric Fredou, commissaire de police chargé de rédiger un rapport sur l'entourage familial de Charlie Hebdo et retrouvé mort d'une balle dans la tête quelques heures après l'attentat. Le 16.01.2015 à 10h59 Une chape de plomb en France, un sujet d'interrogation à l'étranger. Tel est le contraste médiatique au sujet de l'annonce du "suicide" d'un policier impliqué dans l'investigation relative à la fusillade survenue au siège de Charlie Hebdo. Les millions de téléspectateurs de l'émission Daily News & Analysis (DNA) de la chaîne indienne Zee News ainsi que les 150 000 abonnés du compte Youtube de l'antenne ont ainsi pu découvrir ce dont les Français ont été privés à ce jour : un reportage audiovisuel consacré à une affaire passée sous silence par les médias nationaux. Le jeudi 8 janvier, la presse locale de Limoges (Le Populaire, France Bleu et France 3 Limousin) faisait état du décès d'un homme dénommé Helric Fredou.

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