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Charlie à tout prix

Charlie à tout prix
Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015. Lorsque le pouvoir de transfiguration de la mort, ce rituel social qui commande l’éloge des disparus, se joint à la puissance d’une émotion commune à l’échelle de la société tout entière, il est à craindre que ce soit la clarté des idées qui passe un mauvais moment. Il faut sans doute en prendre son parti, car il y a un temps social pour chaque chose, et chaque chose a son heure sociale sous le ciel : un temps pour se recueillir, un temps pour tout dire à nouveau. Mais qu’on se doive d’abord à la mémoire de ceux qui sont morts n’implique pas, même au plus fort du traumatisme, que toute parole nous soit interdite. « Je suis Charlie ». Mais l’émotion n’a été si considérable que parce qu’il était perceptible à tous que ce qui venait d’être attaqué excédait évidemment les personnes privées. Alors « union nationale » ?

http://blog.mondediplo.net/2015-01-13-Charlie-a-tout-prix

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La nouvelle sainte croisade, par Manlio Dinucci Le massacre de journalistes de Charlie Hebdo et de policiers n’en finit pas de surprendre les analystes et chroniqueurs du monde entier. Si la presse française est unanime à dénoncer le terrorisme islamistes, beaucoup —comme Manlio Dinucci dans Il Manifesto— y voient clairement une manipulation de services secrets occidentaux. De véritables commandos, dans leur façon de bouger, de tirer. Etre "Charlie" ou pas : à Roubaix, "on marche sur des œufs" Samedi 10 janvier, à Lille, la mécanique des foules s’est quelque peu déréglée. D’un côté, les circumambulations de la population nordiste unie dans sa grande diversité pour profiter des soldes d’hiver. De l’autre, entre la porte de Paris et la place de la République, la procession rangée de 40.000 manifestants d’une saisissante homogénéité : blancs, venus en famille, lookés avec la même négligence soignée. Samedi 10 janvier, à Lille, disons le sans fard : la population musulmane n’a pas su ou n’a pas voulu se mobiliser derrière la grande bannière noire "Je suis Charlie" du Club de la Presse Nord-Pas-de-Calais. Ou alors si peu. En l’espace d’un long quart d’heure, posté à mi-parcours du défilé, on aura vu passer une poignée de quinquagénaires brandissant des pancartes "pas en mon nom", et une petite famille – monsieur tiré à quatre épingles, madame en tchador, fillette trottinant à leurs côtés – magnifique par son aplomb mais si isolée dans sa singularité.

Charlie « J’essaie de me rassurer en me disant que lesgens pleurent davantage l’assassinat d’une partie de leur enfance (RécréA2) qu’un torchon réac ». J’espérais me débarrasser de mon malaise en 140 caractère et pouvoir retourner à mon code, mais comme je vois que tout le monde a retrouvé aujourd’hui le mode d’emploi de son carnet, je m’en voudrais de ne pas apporter ma voix à la cacophonie. Les histoires d’A… J’ai commencé à acheter Charlie Hebdo et le Canard Enchainé un mercredi matin au printemps 1994. Une élection approchant, j’avais décidé de m’intéresser un peu à la politique. Je n’ai plus la moindre idée de pourquoi mon choix s’est porté sur ces deux titres. Après Charlie Hebdo: Une contre-manifestation à Dakar et en Afrique, pour dire "Je suis Africain" Ainsi, les initiateurs ont «constaté avec amertume la vague de contestation qui a eu lieu à Paris et ayant mobilisé plus de 50 Chefs d’Etats dont six présidents Africains (MackySall, Yayi Boni, Faure Gnassimbé, Ibrahime Boubacar Keita, Denis SassouNguesso et Aly Bongo). Au même moment, souligne la Pladh, l’Afrique comptait ses morts. La veille de cette marche dite républicaine plus de dix personnes ont été massacrées au Nigéria. Des massacres qui viennent s’ajouter aux 4900 morts enregistrés dans ce même pays d’Afrique depuis mai 2009.

L’attentat contre Charlie Hebdo : l’occultation politique et médiatique des causes, des conséquences et des enjeux 11 janvier 2015 Article en PDF : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. » Bertolt Brecht Les conséquences politiques de l’attentat sont déjà désastreuses pour les classes populaires et cela va se renforcer si aucune alternative politique à la fameuse « Union Nationale » n’est proposée. En effet, la manière dont les médias français et une écrasante majorité de la classe politique réagissent est criminelle. Schlomo Sand : « Je ne suis pas Charlie » Précision pour les charlistes, non-charlistes, anti-charlistes, réductionnistes, simplificatistes et tutti-quantistes, publier un texte n'a jamais signifié un accord total avec ce texte. mardi 13 janvier 2015 par Shlomo Sand site de l'UJFP Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Ce qui s’est passé à Paris, en ce début du mois de janvier constitue un crime absolument inexcusable.

"On n'y est pour rien, on ne voit pas pourquoi on serait punis" Najat Tahani traversait Le Mans en voiture quand elle a appris par la radio ce qui était arrivé à "Charlie Hebdo". "C'était si violent que j'ai dû m'arrêter", dit encore en larmes, dans sa maison du centre-ville, ce maître de conférences en mécanique acoustique à l'Université du Maine depuis 25 ans. Ces dessinateurs nous ont tellement fait rire. La perte est énorme.

Cette mère musulmane qui répond aux jeunes fascinés par les terroristes Son fils, Imad, a été la première des sept victimes de Mohamed Merah. La vague d'attaques de la semaine passée, près de trois ans après les tueries à Toulouse et à Montauban, a réveillé les démons de Latifa Ibn Ziaten. Elle qui est allée à la rencontre des jeunes des cités qui encensaient Merah et parlaient de lui comme d'un « héros ». Elle s'est confiée sur son fils et les a écoutés parler de leur errance.

Cofidis : l’inattendu mécène d’Amedy Coulibaly C’est un sponsor totalement imprévu qui s’est révélé peu après la prise d’otage perpétrée à l’Hyper Casher. En effet, un prestigieux et vertueux organisme de prêts à la consommation, Cofidis, aurait octroyé la somme de 6 000 € à Amedy Coulibaly en décembre 2014. À l’heure où les banques, d’un seul homme, rendent hommage à Charlie Hebdo, nous sommes atterrés d’apprendre cette nouvelle. Surtout que l’argent a servi en partie à financer les frères Kouachi… Cofidis, à l’instar des Rotschild et autres Rockefeller dans les années 30, a financé la bête immonde ! L’ont-ils fait sciemment ? Cofidis, coupable ou responsable ?

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