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En direct sur les otages : la folle imprudence des chaînes télé

En direct sur les otages : la folle imprudence des chaînes télé
Les différentes chaînes d’info n’ont cessé de répéter à leurs téléspectateurs qu’elles ne pouvaient pas « tout dire » pour ne « pas entraver le travail de la police ». Et pourtant. BFMTV, i>Télé, France 2..., n’ont cessé de filmer les positions des forces armées et d’informer le public sur le nombre d’otages avant même l’assaut du Raid et du GIGN porte de Vincennes (Paris) et à Dammartin (Seine-et-Marne). « Vous avez failli faire une grosse erreur » Samedi soir, la femme d’un ex-otage qui s’était caché dans la chambre froide de l’épicerie casher et qui en est sorti indemne, était interrogée par BFMTV. « Vous avez failli faire une grosse, grosse, grosse erreur, BFM. Et d’ajouter : « Heureusement qu’il n’a pas vu la bande qui passait en bas [le bandeau en bas de l’écran, ndlr]. Joint par Le Monde, Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFMTV, livre une étonnante justification en admettant avoir communiqué la position d’un otage (et donc de tous les otages), mais une seule fois.

Francetv info - Actualités en temps réels et info en direct Charlie Hebdo : au cœur du live du Monde Sébastien Bailly Journaliste, Sébastien Bailly est aussi formateur et consultant. Ses spécialités ? L'écriture web, les réseaux sociaux, la communication en ligne. Il est l'auteur du premier livre français sur l'écriture web. Les derniers articles par Sébastien Bailly (tout voir) Le début du live du Monde, le jour de l’attentat à la rédaction de Charlie Hebdo L’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, puis la prise d’otages au supermarché Cacher de la porte de Vincennes, s’est traduit par un live d’une ampleur inédite sur le site web du quotidien Le Monde. Durant 125 heures, une quarantaine de journalistes, sans compter les rubricards, se sont succédé pour alimenter le fil, dans une course tenant à la fois du sprint et du marathon. Le résultat d’audience a été à la hauteur de l’émotion provoquée par les événements, et de l’enjeu d’information. 500 000 personnes étaient connectées simultanément au live, et 50 000 commentaires ont été postés.

Des infos à la chaîne Dans leur traitement de ces jours de violence, les télés ont eu une attitude relativement prudente. Ne pas répéter les mêmes erreurs que dans un passé récent. Ce sont des télévisions très regardées et étroitement surveillées qui ont couvert les événements tragiques de ces trois derniers jours. En mars 2012, BFM-TV avait annoncé prématurément la mort de Mohamed Merah, à Toulouse. « Depuis, la chaîne a grandi : nous sommes plus nombreux, mieux structurés. Pas de sensationnalisme Les chaînes de télévision ont fait aussi le choix de ne pas montrer à l’antenne certaines images, comme celle du policier blessé, achevé d’une balle dans la tête, boulevard Richard-Lenoir. « L’image a été traitée et elle a conservé une information sans tomber dans le sensationnalisme », explique Catherine Nayl, la directrice de l’information de TF1. « J’ai même veillé à ce qu’on enlève le son à cette séquence montée », assure pour sa part Marc Saikali, directeur de France 24. L’émotion inévitable

Le 20h de France 2 : journal télévisé du 11 janvier 2015 en replay Le JT de 20 Heures du dimanche 11 janvier 2015 est présenté par Laurent Delahousse sur France 2. Retrouvez dans le journal télévisé du soir : avec la sélection des faits marquants, les interviews et témoignages, les invités politiques et de la vie publique et l'essentiel de tous ce qu'il faut savoir de la journée. A noter : chaque sujet vidéo du journal est consultable indépendamment avec des informations à lire pour rappeler le contexte de l'actualité. Poursuivez l'expérience avec les titres de la rédaction de francetv info. 1 Les images marquantes d'une marche républicaine "sans précédent" France 2 a filmé la grande marche parisienne, avec ses cortèges d'hommes d'États et d'anonymes de tous âges et de toutes origines.2 La place de la Nation ne désemplit pas Une grande marche républicaine s'est tenue cet après-midi à Paris.

"Charlie Hebdo" : "Le crayon guidant le peuple", décryptage d'une photo culte- 14 janvier 2015 "Le Triomphe de la République." C'est le nom de la statue qui domine la place de la Nation, à Paris. C'est aussi le titre qu'on est tenté de donner, par métonymie, à cette photo prise à la fin de la Marche républicaine du 11 janvier par Martin Argyroglo, jeune photographe indépendant dont l'image fait le tour du monde... et la couverture de "l'Obs", en kiosque ce mercredi. Cette scène visuellement grandiose, certains internautes l'appellent "Le crayon guidant le peuple", parce que l'image – avec d'autres – évoque irrésistiblement Delacroix. Le photographe, lui, se garde de l'emphase et des élans patriotiques : il a intitulé son cliché "Nation", simplement "puisque c'est là qu'il a été réalisé." Décryptage. (Martin Argyroglo) La Une de l'Obs du 14 janvier # La séquence Il est environ 20 heures lorsque Martin Argyroglo, placé près du centre de la place de la Nation, immortalise au 35 mm l'envahissement de la statue par les manifestants venus afficher leur soutien à la liberté d'expression.

L'histoire du "crayon guidant le peuple", la photo symbole de la marche républicaine Par Mathieu Dehlinger Mis à jour le , publié le Il ne s'appelle pas Charlie, mais Charles. Ce comédien de 22 ans est le héros malgré lui d'un cliché de la marche républicaine organisée à Paris, dimanche 11 janvier, en hommage aux victimes des attentats. En quelques minutes, l'image sur laquelle il apparaît a fait le tour du monde, comme un symbole de ce rassemblement historique dans les rues de la capitale. >>> Hommages, sécurité, enquête... Placardée en une de grands journaux et multidiffusée sur les réseaux sociaux, la photographie immortalise Charles armé d'un crayon géant, installé sur Le Triomphe de la République, la sculpture au centre de la place de la Nation. Travaillant habituellement à Nantes (Loire-Atlantique), Stéphane Mahé était à Paris dimanche, appelé en renfort par Reuters pour couvrir la mobilisation qui s'annonçait exceptionnelle. En raison de l'affluence, les manifestants piétinent dans le cortège. Sur la statue, Charles Bousquet est posté depuis 16 heures déjà.

Dessinateurs du monde entier, tous « Charlie » S’ils pensaient réduire au silence les dessinateurs de presse du monde entier, les auteurs de la tuerie perpétrée mercredi 7 janvier au siège du journal satirique Charlie Hebdo, qui a fait douze morts, parmi lesquels Cabu, Georges Wolinski, Charb, Tignous et Honoré, se sont trompés dans les grandes largeurs. Un flot continu de dessins, de caricatures et d’hommages graphiques n’en finit pas, depuis, d’alimenter les journaux et les sites Internet d’information aux quatre coins du monde. De très nombreux quotidiens ont d’ailleurs décidé de confier leur « une » à des dessinateurs, comme s’il fallait démontrer, à chaud, que ce genre fondateur de l’histoire de la presse qu’est l’illustration au sens large était capable de se relever immédiatement de la tragédie qui la touche aujourd’hui en plein cœur. Sollicités par Le Monde, certains auteurs – proches ou non des victimes – ont parfois mis du temps à réagir tant l’émotion était grande.

Attentat Charlie Hebdo : ce que nous dit la photo des terroristesle blog de la sémio | le blog de la sémio Triste journée après l’attentat meurtrier au sein de la rédaction de Charlie Hebdo. BFMTV s’est fait le relais médiatique de cet acte terroriste. Une des photographies m’interpelle, elle me rappelle la notion de « punctum » telle que la définit Roland Barthes dans La Chambre Claire. Voici la photographie des deux hommes qui ont ouvert le feu dans la rédaction : C’est la photographie qui circule actuellement le plus sur le net. Lorsque Roland Barthes s’interroge sur la nature et l’essence de la photographie dans La Chambre Claire, il nous explique qu’un détail d’une photographie peut parfois surgir, c’est ce qu’il appelle le punctum : « Cette fois, ce n’est pas moi qui vais le chercher (comme j’investis de ma conscience souveraine le champ du studium), c’est lui qui part de la scène, comme une flèche, et vient me percer. Le punctum s’impose à moi et c’est par la lecture de celui-ci que la photographie va prendre tout son sens.

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