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Ne nous étonnons pas de ce que les profs entendent dans les écoles sur Charlie Hebdo

Ne nous étonnons pas de ce que les profs entendent dans les écoles sur Charlie Hebdo
Les multiples témoignages rapportant des propos odieux sur Charlie Hebdo, affirmant qu'ils ont mérité l'attentat, s'inscrivent dans un problème auquel les profs doivent faire face depuis longtemps. Parler avec des enfants qui défendent des terroristes est une expérience très violente. Honnêtement, je ne sais pas comment je m’en sortirais. Vous non plus. Mais nous n'avons pas à y faire face quand nous ne sommes pas profs. En revanche, depuis mercredi matin, beaucoup d'enseignants témoignent de leurs difficultés face à des élèves qui ne partagent pas leur avis, leur profonde condamnation de l'attentat de mercredi 7 janvier, à Charlie Hebdo. Tout ce que nous ne voyons pas forcément, là où nous sommes, avec les gens que nous côtoyons… les profs se le prennent en pleine face. «On ne va pas se laisser insulter par un dessin du prophète, c'est normal qu'on se venge. Ces condamnations de Charlie, ils les entendent aussi chez eux: Faire confiance aux enseignants Résurgence d'une vieille question

http://www.slate.fr/story/96689/ecoles-charlie-hebdo

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Pour mes élèves de Seine Saint-Denis Lorsque j’ai appris l’attaque de Charlie Hebdo, je rentrais de l’école. Un message, puis deux, sur mon téléphone. Puis je suis restée bloquée sur les chaînes d’information pendant un long moment sans pouvoir rien faire d’autre. Je me suis mise au travail, car c’était un mercredi après-midi et que j’avais des copies à corriger.

Charlie hebdo : comment parler d'une actualité violente à un enfant... La passerelle, blog d'Emmanuel Grange, enseignant d'histoire-géographie. Charlie Hebdo : pourquoi des dessinateurs de presse ont-ils été assassinés ? Ce mercredi 7 janvier est un jour noir pour la presse et la démocratie françaises. Deux hommes ont attaqué les locaux du journal satirique Charlie Hebdo avant de prendre la fuite (...) Lire la suite Le 7 janvier 2015, la ville de Paris est secouée par un attentat contre le journal Charlie Hebdo, qui a notamment fait 10 morts dans l’équipe de rédaction. Où est Charlie ? Au collège et au lycée, comment interroger l’actualité avec distance et raisonnement Le massacre perpétré le mercredi 7 janvier au siège du journal satirique Charlie Hebdo continue à être largement médiatisé par l’ensemble des supports de communication qui irriguent et alimentent notre quotidienne représentation du monde : presse, télévision, Internet, réseaux sociaux. L’onde de choc produite par l’événement hante ainsi le mur d’images dont sont nourris une majorité d’élèves aujourd’hui. La force symbolique de la vue des drapeaux en berne, de la minute de silence établie en l’honneur des douze victimes de l’attentat, comme des différents rassemblements républicains très médiatisés, contribue à inscrire l’événement dans l’espace public. Les nombreux hommages rendus aux victimes par les anonymes du monde entier, comme par les personnalités politiques, culturelles ou médiatiques en général, accentuent encore cette présence de l’événement.

Comment parler de Charlie Hebdo à l'école ? Une prof témoigne "Ce fut ma plus dure journée de prof" CHARLIE HEBDO - Sur l'horreur, il a fallu mettre des mots. Après avoir passé des heures sur Internet, navigant entre d'obscurs blogs et des réseaux sociaux déchaînés, les élèves avaient besoin d'entendre une parole apaisée. Alice*, 27 ans, en est convaincue. Cette professeur d'un collège sensible parisien contactée par Le HuffPost est ressortie lessivée de sa journée de cours. "Une journée nécessaire, enrichissante", dit-elle d'emblée, "mais aussi très fatigante, plus que d'habitude". Dans son collège, où il y a une forte communauté musulmane, les esprits devaient être rassurés. Histoire-géo et éducation civique - Attentat contre Charlie Hebdo : une attaque contre la liberté, la démocratie et la République En remettant directement en cause la liberté de la presse, de la pensée et d’expression, l’attentat terroriste contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo du mercredi 7 janvier 2015 s’attaque directement aux grandes libertés fondamentales – non pas seulement occidentales, mais bien universelles – reconnues et définies par et dans la Déclaration universelle de droits de l’homme. Il convient en particulier de rappeler dans le contexte actuel que ce sont les populations du Proche et Moyen-Orient, largement musulmanes, qui sont aujourd’hui les premières et principales victimes de la montée de la violence islamiste intégriste. Dans ce contexte, notre mission éducative et de formation civique est mille fois confortée et l’histoire et la géographie comme disciplines portent une responsabilité toute particulière dans l’explicitation et la défense des valeurs qui fondent la nation et la République. I. Une actualité du site Éduscol

Lettres : Apprendre à rire L’horrible attentat commis contre Charlie-Hebdo interroge sans aucun doute le sens que chaque enseignant donne à son métier. Les réactions de nos élèves ont témoigné des mêmes stupéfaction et douleur que les nôtres : autant dire de valeurs partagées. Pourtant une impression de ratage quelque part subsiste : comment expliquer que sortent du système scolaire des jeunes capables d’actes aussi contraires à ses finalités ? comment admettre que dans certaines classes on ait pu entendre dès le lendemain de la tuerie sinon des justifications, du moins des circonstances atténuantes ? C’est bien entendu que certains considèreront toujours la raison comme un dangereux adversaire. C’est aussi que la société française, et l’Ecole avec elle, continue à exercer un terrible pouvoir d’exclusion et à susciter à son tour le rejet.

"Les médias nous mentent": mon combat ? Que mes élèves cessent de s'informer via la rumeur Une minute de silence pour "Charlie Hebdo" au lycée Paul Bert, à Bayonne, le 8/01/15 (B.EDME/SIPA) La guerre est déclarée… On entend beaucoup ça en France depuis quelques jours. "La Guerre est déclarée", c’est le titre d’un film récent de Valérie Donzelli qui racontait le combat de deux parents pour sauver leur fils atteint d’une tumeur au cerveau… Superbe métaphore pour la France d’aujourd’hui. Ma guerre à moi, professeur de lycée, comme pour des milliers de mes collègues, c’est la guerre des mots et ce depuis des années.

Je suis Charlie - Le CLEMI Sous-titre : Héritage et actualité Auteur: Solenn Duclos Chasseneuil-du-Poitou : CNDP, 2011 / Paris : CLEMI, 2011. 82 p. La loi du 29 juillet 1881 instaurait durablement la liberté de la presse, après un combat séculaire contre les censures qui l’entravaient régulièrement. Quasiment inchangée, cette loi vient de franchir le seuil du XXIe siècle, au moment même où d’autres faits réinterrogent les droits de la presse. L’intégration de la France dans l’Europe, l’essor d’Internet ou encore les apparentes contradictions entre l’information et la protection de la vie privée constituent autant d’enjeux inédits.

Classe média : les caricatures Dans le cadre de la classe média, on ne pouvait pas passer à côté des événements tragiques de mercredi dernier. D’autant plus que dans le collège, nous avons eu certaines réactions très particulières, de type « bien fait pour eux » (pour rester soft). Toutes les classes ont bien entendu eu un moment d’explication et de recueillement jeudi, mais des incompréhensions demeures. Les élèves font des confusions, s’en tiennent à des brides d’informations. Bref, il reste du boulot. “Mes chers élèves…”, par Fanny Capel, professeur de lettres Prendre son temps, observer, comparer, lire, apprendre, critiquer, s'exprimer… une enseignante du XXIe siècle invoque les Lumières pour aider ses élèves à ne pas céder à l'obscurantisme. Fanny Capel est professeur de lettres au lycée Paul Eluard à Saint-Denis, celui dans lequel un (faux) colis piégé « je ne suis pas Charlie » a été déminé la semaine dernière. Hospitalisée, elle n'a pu être là pour expliquer à ses élèves le sens à donner à ces événements. Alors elle leur a écrit une lettre avec les mots que beaucoup de parents auraient sans doute aimé que leurs enfants entendent au lendemain de cette tragédie. Fanny Capel est membre du Collectif Sauvez les lettres et collaboratrice occasionnelle de Télérama. Elle est l'auteure de Profs… et fier de l'être !

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