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Être ou ne pas être Charlie – là n'est pas la question

Être ou ne pas être Charlie – là n'est pas la question
Ce massacre ignoble est revendiqué par des individus qui se disent membres de Al Qaida. La nécessité absolue de combattre les mouvances obscurantistes de l’islamisme radical ne doit pas nous rendre amnésique. Ces courants qui s’imposent par la terreur affirment commettre leurs crimes au nom de l’Islam. Leur développement a été rendu possible par les interventions impérialistes, le démembrement des États et l’utilisation par l’Occident de ce courant contre les forces progressistes. En France, la situation sociale insupportable que vit la population issue de l’immigration post-coloniale, le racisme d’État, l’islamophobie, les discriminations, la stigmatisation ou les contrôles au faciès portent une responsabilité évidente dans l’essor de ce courant qui touche en réalité une frange marginale d’une jeunesse de toutes origines mais sans horizon. Bien sûr le crime risque de provoquer des amalgames. Mais Charlie Hebdo a mené une bataille politique.

http://www.ujfp.org/spip.php?article3760

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Ces morts que nous n’allons pas pleurer Une sensation circule depuis l’attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo : nous sommes en train de vivre un « 11 septembre français ». Si on laisse de côté la question du volume (environ trois mille morts d’un côté, une douzaine de l’autre), le parallélisme entre les deux événements saute en effet aux yeux. Dans les deux cas, les attentats ont été perpétrés par des personnes se réclamant de l’Islam. Ils ciblent par ailleurs des personnes civiles et des symboles de la modernité occidentale (la presse ici, le capitalisme là-bas). Enfin, ils mettent en œuvre une stratégie « terroriste » au sens où il s’agit de provoquer une émotion de peur dans le pays touché.

Après Charlie Hebdo: Une contre-manifestation à Dakar et en Afrique, pour dire "Je suis Africain" Ainsi, les initiateurs ont «constaté avec amertume la vague de contestation qui a eu lieu à Paris et ayant mobilisé plus de 50 Chefs d’Etats dont six présidents Africains (MackySall, Yayi Boni, Faure Gnassimbé, Ibrahime Boubacar Keita, Denis SassouNguesso et Aly Bongo). Au même moment, souligne la Pladh, l’Afrique comptait ses morts. La veille de cette marche dite républicaine plus de dix personnes ont été massacrées au Nigéria. Des massacres qui viennent s’ajouter aux 4900 morts enregistrés dans ce même pays d’Afrique depuis mai 2009. Ainsi, il s’agira pour les organisateurs, «de dire non à l’impérialisme galopante de la France, mais aussi et surtout pour se solidariser avec le peuple africain.

Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer. Il est minuit moins le quart dans le siècle. Nous sommes à un point de bascule historique sur l’islamophobie et le déchaînement du racisme en France et plus largement en Europe. La lecture simplifiée à l’extrême par les médias de cette journée du 7 janviers 2015 va se résumer et s’imprimer dans de nombreux cerveaux « par l’attaque meurtrière contre un journal « de Gauche » par des Musulmans. Cela va déstabiliser et retourner des positionnements politiques. La Peur, la colère, la tétanie, l’incompréhension, la panique morale vont chez certains laisser largement place à la Haine. Au-delà des paramètres d’opportunité militaire qui ont pu justifier le choix de ce journal par ce commando cette attaque correspond à une logique et à une vision politique des tak-taks : précipiter l’affrontement et la radicalisation de fractions importantes de la population.

Charlie Hebdo », pas raciste ? Si vous le dites… - Olivier Cyran Post-scriptum 11 janvier 2015 : à tous ceux qui estiment que cet article serait une validation a priori de l’attaque terroriste ignoble contre Charlie hebdo (ils l’auraient bien cherché), la rédaction d’Article11 adresse un vigoureux bras d’honneur. Charognards ! Pour que les choses soient bien claires, il y a ce texte. Cher Charb, cher Fabrice Nicolino, « Et que ceux qui prétendent et prétendront demain que “Charlie” est raciste aient au moins le courage de le dire à voix haute, et sous leur nom. Nous saurons quoi leur répondre. » En lisant cette rodomontade à la fin de votre tribune dans Le Monde1, façon « viens nous le dire en face si t’es un homme », j’ai senti monter comme une envie de rejoindre mon poste de combat dans la cour de récré.

Cette mère musulmane qui répond aux jeunes fascinés par les terroristes Son fils, Imad, a été la première des sept victimes de Mohamed Merah. La vague d'attaques de la semaine passée, près de trois ans après les tueries à Toulouse et à Montauban, a réveillé les démons de Latifa Ibn Ziaten. Elle qui est allée à la rencontre des jeunes des cités qui encensaient Merah et parlaient de lui comme d'un « héros ». Elle s'est confiée sur son fils et les a écoutés parler de leur errance. Au lendemain de la marche de dimanche, la fondatrice de l'Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix évoque la nécessité de s'engager sur le terrain pour incarner le sursaut républicain.

"Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous." "Je ne suis pas descendu parmi la foule." Un @sinaute exprime, dans le forum de discussion de la dernière chronique de Daniel Schneidermann, son malaise vis-à-vis de "l'union nationale" suite aux attaques meurtrières qui ont visé Charlie Hebdo. En cause, la "dérive islamophobe" du journal et de cette gauche "Onfray/Charlie/Fourest laïcarde".

L’humour est une arme Je vais parler d’humour. La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Mais voilà, l’humour a bien des formes. Et est parfois instrumentalisé. Peut-on accepter toutes les formes d’humour ? A toutes les belles âmes. Retour agacé sur les discussions concernant le drame à Charlie Hebdo [Ajout : #NousSommesEnsemble une initiative lancée ce matin contre l’antisémitisme et l’islamophobie (je résume) dans le climat actuel ] Je veux parler ici des échanges que j’ai eus sur les réseaux sociaux à propos du drame qui a coûté la vie à 12 personnes, le 7 janvier à Paris. Ici je focaliserai sur les échanges négatifs, à savoir ceux qui m’ont gonflé.

"Les institutions musulmanes sont désemparées face aux fondamentalistes" "Leur islam n'est pas le nôtre", peut-on lire sur de nombreux tweets après l'attaque qui a visé Charlie Hebdo. Un acte barbare qui a profondément heurté la communauté musulmane. Au choc s'est rapidement ajoutée la peur des amalgames. L'événement ne va-t-il pas accélérer une islamophobie qu'ils dénoncent ?

Au lendemain de l’attentat à Charlie Hebdo, violences contre des lieux de culte musulmans Des lieux de culte musulmans ont été visés par des tirs d’arme à feu et des grenades cette nuit, au Mans et à Port-La-Nouvelle, dans l’Aude, sans faire de victimes. Au Mans, quatre grenades d’exercice ont été lancées aux alentours de minuit dans la cour de la Mosquée des Sablons. L’une d’elles à explosé, sans faire de victimes. A Port-la-Nouvelle, un ou plusieurs coups de feu ont été tirés en direction d’une salle de prière musulmane, vers 20h, une heure après la fin de la prière, a précisé le parquet de Narbonne. Heureusement, la salle était vide.

Pourquoi l’attentat nous rend (déjà) cons L’attentat contre Charlie Hebdo tourne en boucle sur BFM TV. Normalement plus une actu est partout dans les médias, moins on en a grand chose à foutre. On change de gouvernement, la Bourse se casse la gueule : on continuera à aller boire des coups le soir et déconner de la même manière. Pourtant sur ce coup là, avec l’attentat, on est en plein dedans. Déferlante raciste et islamophobe dans toute la France (mise à jour 14 janvier, 14h) Dernière mise à jour mercredi 14 janvier, 14h (voir en fin d’article). On en profite aussi pour rappeler le rassemblement contre l’islamophobie, dimanche 14h à Chatelet, Paris Ier. À l’heure où l’union nationale fait le plein chez les politicards, du Front de Gauche au Front National et où l’on peut sentir que le "cordon sanitaire républicain" se dissout bien dans la guerre aux musulmanEs (pardon, au terrorisme), il y en a bien quelques-uns qui ont compris que c’était le bon moment pour eux... Ce bilan évolutif n’est malheureusement probablement pas exhaustif.

Les limites de la liberté d'expression La pression sociale en France pour soutenir Charlie Hebdo laisse peu de place aux musulmans offensés par ses caricatures, soutient le quotidien conservateur britannique. 12 janvier 2015 | Partager : Normalement, la gauche libérale française et George W. Bush ne font pas bon ménage. Mais aujourd’hui, le discours des premiers fait étrangement écho à celui du second. Les pancartes "Je suis Charlie" qu’ils brandissent en réaction aux assassinats du 7 janvier dans les bureaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ne proclament en réalité rien d’autre que le fameux slogan de l’ancien président américain : "Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes avec les terroristes". Vous n’êtes pas Charlie Liberté d’expression, dira-t-on, voici donc ma part, qui ne vous plaira surement pas. Mais si vous y tenez tant à ce qu’on n’y touche pas, à la liberté d’expression, à ce qu’on la défende mordicus, alors j’ai tout autant le droit de m’exprimer. Vous, gang de Charlie, faites exactement ce qu’on attend de vous, pleurer la « liberté d’expression » d’un journal « satirique » au contenu des plus opprimants, des plus discriminatoires et des plus abjects, alors qu’en temps normal vous n’auriez jamais défendu de tels propos. Vous pouvez être tristes et horrifiés de ce qui s’est passé – qui ne l’est pas? – sans cautionner des propos de MARDE au nom de la sacro-sainte liberté d’expression. Je tiens à vous rappeler que la liberté d’expression des uns et des unes s’arrête là où la liberté d’existence des autres commence.

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