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« Je suis Charlie », c’est lui - lemonde.fr

« Je suis Charlie », c’est lui - lemonde.fr
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Simple et puissant. Mercredi 7 janvier, en apprenant l’attentat contre « Charlie Hebdo » Joachim Roncin, 39 ans, publie un message graphique sur Twitter. Depuis, son « Je suis Charlie » a fait le tour du monde. Et est devenu incontournable dans les rangs des défilés de soutien au journal satirique. Il est, lui aussi, l’un des hommes les plus « recherchés » du pays, en tout cas par les médias de France, mais aussi d’Allemagne, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, « de la Terre entière », dit-il… Joachim Roncin, 39 ans, est le créateur du slogan « Je suis Charlie » qui, depuis l’attentat terroriste commis mercredi 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo, a été repris à travers le monde en signe de soutien aux caricaturistes assassinés. Suivre la situation en direct sur Le Monde.fr « Ce slogan m’est venu naturellement » Les réseaux sociaux ont fait le reste. « Cela ne m’appartient plus »

http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2015/01/09/je-suis-charlie-c-est-lui_4552523_4497186.html

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Twitter peint #JeSuisCharlie dans son QG - Numérama À la suite de l'odieux attentat qui a dévasté la rédaction de Charlie Hebdo dans la journée de mercredi, un slogan – Je suis Charlie – a très rapidement émergé sur les réseaux sociaux en solidarité des douze victimes, avant de se répandre sur les sites web et les pancartes des Français qui se sont rassemblés spontanément pour exprimer leur attachement à la liberté d'expression. Très vite, ce slogan a pris une ampleur toute particulière. Il a été repris à l'étranger, avec parfois une traduction dans la langue de destination. Nous sommes tous des hypocrites Nous sommes tous des hypocrites. C’est peut-être ça, ce que veut dire « Je suis Charlie ». Ça veut dire : nous sommes tous des hypocrites. Nous avons trouvé un événement qui nous permet d’expier plus de quarante ans d’écrasement politique, social, affectif, intellectuel des minorités pauvres d’origine étrangère, habitant en banlieue. Nous sommes des hypocrites parce que nous prétendons que les terroristes se sont attaqués à la liberté d’expression, en tirant à la kalachnikov sur l’équipe de Charlie Hebdo, alors qu’en réalité, ils se sont attaqués à des bourgeois donneurs de leçon pleins de bonne conscience, c’est-à-dire des hypocrites, c’est-à-dire nous. Et à chaque fois qu’une explosion terroriste aura lieu, quand bien même la victime serait votre mari, votre épouse, votre fils, votre mère, et quelque soit le degré de votre chagrin et de votre révolte, pensez que ces attentats ne sont pas aveugles.

«Je suis Charlie» : l’inventeur du slogan veut prévenir toute dérive L'inventeur de « Je suis Charlie », le designer Joachim Roncin, va déposer le slogan pour prévenir une exploitation commerciale. Ce n'était pas son choix initial, mais il a dû s'y résoudre. Il avait inventé le slogan « Je suis Charlie » et le logo qui va avec, des lettres blanches et grises sur fond noir, dans les minutes qui avaient suivi l'attaque contre l'hebdomadaire satirique. En quelques heures, sa création était devenue virale, pour se retrouver en étendard dans des rassemblements de soutien tout autour de la planète et notamment à Paris. Joachim Roncin, journaliste graphiste à l'hebdomadaire gratuit Stylist avait dit qu'il laisserait son visuel libre de droits, pour peu qu'aucune utilisation commerciale n'en soit faite. Cela n'a pas été le cas puisque plus d'une cinquantaine de demandes de dépôt de marques ont été enregistrées par l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), pour utiliser « Je suis Charlie » sur les objets les plus variés.

#JeSuisCharlie, #JeSuisFlic, #JeSuisNico, ce que nous ont appris les réseaux sociaux - nouvelobs.com Des fleurs devant les bureaux de "Charlie Hebdo", le 14 janvier 2015 (J. SAGET/AFP). C'est en prenant du recul sur les événements dramatiques des 7-9 janvier 2015, puis à l'élan national qui a suivi les 10 et 11 janvier, que certains signaux apparaissent plus aisément aujourd'hui. Il y aura en effet aussi pour les réseaux sociaux un avant-après #JeSuisCharlie, et un avant-après la #MarcheRepublicaine. Essayons de les classer un peu, et surtout de pointer les questions qu'ils soulèvent.

A force de déni, la France a créé ses propres monstres  SOCIÉTÉ - Comme une grande partie de mes concitoyens, je me souviendrai, sans doute toute ma vie, de ce que je faisais lorsque j'ai appris qu'une partie de l'équipe de Charlie Hebdo avait été assassinée de sang-froid par des individus cherchant à "venger le prophète". Ce crime inimaginable jusqu'alors m'a glacé d'effroi. Je milite depuis des années contre la haine raciale et pourtant, jamais je n'aurais imaginé qu'un massacre aussi abominable se déroulerait dans les locaux d'une rédaction française.

Le slogan "Je suis Charlie" detourné… Pour vendre des armes L'un des "hashtags" les plus partagés de l'histoire de Twitter est aussi l'un des plus convoités. Le fameux slogan "Je suis Charlie", conçu en hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier et repris dans le monde entier, a fait l'objet de 120 demandes de dépôt de marque, toutes rejetées, au cours des huit derniers jours. C'est le concepteur du logo, Joachim Roncin, qui a dénoncé ces tentatives de détournement vendredi matin sur RTL. Encore plus surprenant, le directeur artistique de la revue Stylist a précisé que deux demandes déposées auprès de l'Institut national de la propriété intellectuelle (Inpi) étaient dans la catégorie "armement". Il envisage des poursuites judiciaires et s'est "entouré de bons avocats" pour défendre le slogan. LIRE AUSSI >> Je suis Charlie ne deviendra pas une marque

Attentats: comment la Gendarmerie a crevé l'écran sur Twitter - lexpress.fr Durant toute la semaine dernière, à partir du premier attentat perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo, le compte Twitter de la Gendarmerie nationale a été très actif. Appels à témoins, soutien aux victimes, informations pratiques (pour signaler des propos vus sur les réseaux sociaux, fermetures d'écoles et de routes) mises en garde, démenti de fausses informations, suivi des opérations sur le terrain, photos et vidéos... Une communication très remarquée, et relayée. En une semaine, la Gendarmerie a gagné 19 000 followers sur Twitter, et 39 000 abonnés à sa page Facebook.

Aux fossoyeurs de tous bords - Comité de rédaction d'Article11 Pendant quarante ans Charb n’est pas Gébé. Tignous n’est pas Reiser. Bad buzz: la récupération du slogan "Je suis Charlie" par les 3 Suisses indigne les réseaux sociaux - RTL People Après l’attentat survenu à Paris dans les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo, de nombreux médias, personnages publics, journaux et citoyens se sont mobilisés. La marque de prêt-à-porter 3 Suisses a elle aussi voulu montrer son soutien. Malheureusement, même si, comme elle le soutient, l'initiative partait d’une bonne intention, l'idée a été dénoncée sur les réseaux sociaux comme une immonde récupération commerciale.

Apologie du terrorisme : justice exemplaire ou d'exception ? - Rue89 Jeudi après-midi devant la 23e chambre du Palais de justice de Paris, le travail des juges ressemble a priori à celui de tous les jours. Les affaires de vols, de violences ou de stupéfiants défilent en comparution immédiate dans le tribunal. Sauf qu’aujourd’hui, le délit d’apologie du terrorisme se démarque de tous les autres. Parce que le souvenir des attentats, des fusillades et des prises d’otages est encore tout frais dans les esprits. Parce que les peines sont si sévères qu’elles n’ont rien d’habituelles (ce sont les premières condamnations pénales depuis qu’une nouvelle loi a été votée en novembre). Plus de 54 personnes poursuivies Les religions sont contre les femmes Beaucoup d’émotions ces derniers jours autour de Charlie Hebdo. Une émotion dont s’est emparé le gouvernement de Valls et Hollande lors d’une manifestation d’unité nationale, malgré une ligne politique raciste et anti-ouvrière qui ne fait que poursuivre celle de Sarkozy. En prime, des cartons d’invitation conviant des responsables politiques de plusieurs Etats qui limitent pourtant gravement les droits et les libertés individuelles de leurs populations : Netanyahu &Bennett, Abbas, Lavrov, Orban, Erdogan, Davutoglu, Bongo, Rajoy… etc, tous étaient Charlie ce jour là. Même un pigeon qui a laissé sa trace sur l’épaule du Président. Une émotion dont s’est immédiatement emparé le FN ainsi que des militants d’extrême droite multipliant les actes contre des Mosquées.

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