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"Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous."

"Je ne suis pas Charlie. Et croyez-moi, je suis aussi triste que vous."
"Je ne suis pas descendu parmi la foule." Un @sinaute exprime, dans le forum de discussion de la dernière chronique de Daniel Schneidermann, son malaise vis-à-vis de "l'union nationale" suite aux attaques meurtrières qui ont visé Charlie Hebdo. En cause, la "dérive islamophobe" du journal et de cette gauche "Onfray/Charlie/Fourest laïcarde". Gros malaise. Je ne suis pas descendu parmi la foule. Je ne suis pas Charlie. Mais cet unanimisme émotionnel, quasiment institutionnel pour ceux qui écoutent les radio de service public et lisent les grands media, j'ai l'impression qu'on a déjà essayé de me foutre dedans à deux reprises. Première histoire: victoire des Bleus en 1998. Deuxième histoire: entre deux-tour en 2002.

http://www.arretsurimages.net/articles/2015-01-08/Je-ne-suis-pas-Charlie-Et-croyez-moi-je-suis-aussi-triste-que-vous-id7366

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Attentat à "Charlie Hebdo" : Rokhaya Diallo en larmes face aux accusations d'Ivan Rioufol Le journaliste a demandé à Rokhaya Diallo de se désolidariser de l'attentat, en tant que musulmane. Les Français s'unissent après l'attentat survenu mercredi matin au siège de "Charlie Hebdo", et qui a fait douze morts - dont les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski, Tignous et Honoré ainsi que le journaliste Bernard Maris - et plusieurs blessés. En fin d'après-midi, au moins une centaine de milliers de personnes se sont ainsi réunies sur diverses places dans toutes les grandes villes de France. Les radios généralistes ont, à l'image des chaînes d'information en continu, déprogrammé toute leur grille pour n'évoquer que le drame. Sur RTL, Marc-Olivier Fogiel a ainsi pris l'antenne dès le début d'après-midi, rejoint entre autres au cours de la journée par Laurent Ruquier, Jean-Jacques Peroni, Pierre Bénichou ou encore Mathieu Madénian.

A-t-on le droit de ne pas aimer Charlie Hebdo On l'accuse de verser des larmes de crocodile. Le dessinateur italien Vauro (bien connu des lecteurs de Courrier international) s'est retrouvé du jour au lendemain montré du doigt, considéré comme persona non grata dans le concert des condoléances à l’égard des victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. On lui reproche de pleurer Charlie et d'avoir, dans le même temps, eu quelque réserve quant à la position éditoriale de l'hebdomadaire. Le 9 janvier, le dessinateur italien est invité sur un plateau de télévision ; il apparaît avec un tee-shirt : "Je suis Charlie". Immédiatement, des auditeurs grondent et les réseaux sociaux s'emballent, rappelant qu'en 2006 Vauro s'était prononcé contre la publication des caricatures de Mahomet dans le quotidien danois Jyllands-Posten, les jugeant provocatrices et capables de susciter des "réactions violentes". Vauro ne serait donc aujourd'hui qu'un "profiteur" et un affreux opportuniste.

"On n'y est pour rien, on ne voit pas pourquoi on serait punis" Najat Tahani traversait Le Mans en voiture quand elle a appris par la radio ce qui était arrivé à "Charlie Hebdo". "C'était si violent que j'ai dû m'arrêter", dit encore en larmes, dans sa maison du centre-ville, ce maître de conférences en mécanique acoustique à l'Université du Maine depuis 25 ans. Ces dessinateurs nous ont tellement fait rire.

Après Charlie Hebdo: Une contre-manifestation à Dakar et en Afrique, pour dire "Je suis Africain" Ainsi, les initiateurs ont «constaté avec amertume la vague de contestation qui a eu lieu à Paris et ayant mobilisé plus de 50 Chefs d’Etats dont six présidents Africains (MackySall, Yayi Boni, Faure Gnassimbé, Ibrahime Boubacar Keita, Denis SassouNguesso et Aly Bongo). Au même moment, souligne la Pladh, l’Afrique comptait ses morts. La veille de cette marche dite républicaine plus de dix personnes ont été massacrées au Nigéria. Ça faisait longtemps que Charlie Hebdo ne faisait plus rire, aujourd’hui il fait pleurer. Il est minuit moins le quart dans le siècle. Nous sommes à un point de bascule historique sur l’islamophobie et le déchaînement du racisme en France et plus largement en Europe. La lecture simplifiée à l’extrême par les médias de cette journée du 7 janviers 2015 va se résumer et s’imprimer dans de nombreux cerveaux « par l’attaque meurtrière contre un journal « de Gauche » par des Musulmans. Cela va déstabiliser et retourner des positionnements politiques.

Vous n’êtes pas Charlie Liberté d’expression, dira-t-on, voici donc ma part, qui ne vous plaira surement pas. Mais si vous y tenez tant à ce qu’on n’y touche pas, à la liberté d’expression, à ce qu’on la défende mordicus, alors j’ai tout autant le droit de m’exprimer. Vous, gang de Charlie, faites exactement ce qu’on attend de vous, pleurer la « liberté d’expression » d’un journal « satirique » au contenu des plus opprimants, des plus discriminatoires et des plus abjects, alors qu’en temps normal vous n’auriez jamais défendu de tels propos. Vous pouvez être tristes et horrifiés de ce qui s’est passé – qui ne l’est pas?

Schlomo Sand : « Je ne suis pas Charlie » Précision pour les charlistes, non-charlistes, anti-charlistes, réductionnistes, simplificatistes et tutti-quantistes, publier un texte n'a jamais signifié un accord total avec ce texte. mardi 13 janvier 2015 par Shlomo Sand site de l'UJFP Rien ne peut justifier un assassinat, a fortiori le meurtre de masse commis de sang-froid. Faut-il défiler dans la rue dimanche La tournure que prend la manifestation de dimanche après-midi à Paris, qui est désormais officiellement « une manifestation internationale contre le terrorisme » m’interroge et m’inquiète. Et particulièrement la récupération politique qui en est faite. Car, contre (ou pour) quoi sommes nous supposés descendre la rue ? Contre le terrorisme ? Oui nous sommes affectés dans nos chairs, nous avons connu des scènes de violence devenues extrêmement rares en France (alors qu’elles sont malheureusement bien plus fréquentes pour nombre d’être humains en Irak, en Palestine, en Syrie, en Israël, au Liban, au Yemen, au Mali, au Brésil, en Ukraine pour ne citer que ces pays). Il est difficile de ne pas nous sentir « attaqués ».

Cette mère musulmane qui répond aux jeunes fascinés par les terroristes Son fils, Imad, a été la première des sept victimes de Mohamed Merah. La vague d'attaques de la semaine passée, près de trois ans après les tueries à Toulouse et à Montauban, a réveillé les démons de Latifa Ibn Ziaten. Elle qui est allée à la rencontre des jeunes des cités qui encensaient Merah et parlaient de lui comme d'un « héros ».

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