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Lettre à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire "Charlie hebdo"

Lettre à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire "Charlie hebdo"
Madame, Monsieur, L'attentat meurtrier contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo a atteint notre République au cœur. Les valeurs essentielles de notre République ont été visées : la liberté d'expression est au fondement de toutes les libertés ; la liberté de conscience et le respect des opinions individuelles sont les principes qui nous permettent de vivre ensemble. Il appartient à l'École de faire vivre et de transmettre les valeurs et les principes de la République. L'École de la République transmet aux élèves une culture commune de la tolérance mutuelle et du respect. L'École éduque à la Liberté : la liberté de conscience, d'expression et de choix du sens que chacun donne à sa vie ; l'ouverture aux autres et la tolérance réciproque. L'École éduque à l'Égalité et à la Fraternité en enseignant aux élèves qu'ils sont tous égaux. Au moment où notre pays manifeste son unité nationale face à l'épreuve, l'École doit plus que jamais porter l'idéal de la République. Related:  Débattre après l'attentat contre Charlie Hebdo en classe

Actualités - Liberté de conscience, liberté d'expression : outils pédagogiques pour réfléchir et débattre avec les élèves Comment parler d'un drame de l'actualité aux élèves ? Quelques principes Moduler son attitude pédagogique selon l'âge des élèves : à l'école maternelle, du début à la fin de l'école élémentaire, au collège...Accueillir l'expression de l'émotion des élèves, sans sous-estimer, y compris chez les très jeunes enfants, leur capacité à saisir la gravité des situations ;Rassurer les élèves : l'école est un espace protégé ; l'évènement s'est déroulé dans un lieu et un temps circonscrit, même si les média en parlent et diffusent plusieurs fois les images ;Etre attentif au « niveau de connaissance » que les élèves ont de l'évènement : certains élèves peuvent n'en avoir aucune connaissance ; d'autres ne disposer que d'éléments partiels, voire erronés, provenant de sources variées. Pour aller plus loin : Aborder un événement collectif violent Quelques repères pour agir à l'école primaire Aujourd'hui, le périmètre touché est beaucoup plus important. Distinguer les situations S'appuyer sur le collectif

Pour mes élèves de Seine Saint-Denis Lorsque j’ai appris l’attaque de Charlie Hebdo, je rentrais de l’école. Un message, puis deux, sur mon téléphone. Puis je suis restée bloquée sur les chaînes d’information pendant un long moment sans pouvoir rien faire d’autre. Je me suis mise au travail, car c’était un mercredi après-midi et que j’avais des copies à corriger. Des copies de brevet blanc, un sujet d’argumentation : « Pensez-vous que tous les élèves de France ont les mêmes chances de réussir à l’école ? Dans la salle des professeurs, l’une de mes collègues musulmanes réprime un sanglot en nous disant que sa religion est encore salie. Je veux vous parler de ce qui s’est passé hier. Alors ils m’ont dit ce qu’ils pensaient. Je leur ai expliqué. Et moi non plus, enseignante, je ne suis pas idiote. Il me semble de mon devoir, aujourd’hui, samedi 10 janvier 2015, de constater que nous avons face à nous une poignée de ces enfants.

Actualités - Histoire-géographie et éducation civique - Éduscol En remettant directement en cause la liberté de la presse, de la pensée et d’expression, l’attentat terroriste contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo du mercredi 7 janvier 2015 s’attaque directement aux grandes libertés fondamentales – non pas seulement occidentales, mais bien universelles – reconnues et définies par et dans la Déclaration universelle de droits de l’homme. Il convient en particulier de rappeler dans le contexte actuel que ce sont les populations du Proche et Moyen-Orient, largement musulmanes, qui sont aujourd’hui les premières et principales victimes de la montée de la violence islamiste intégriste. Dans ce contexte, notre mission éducative et de formation civique est mille fois confortée et l’histoire et la géographie comme disciplines portent une responsabilité toute particulière dans l’explicitation et la défense des valeurs qui fondent la nation et la République. I. Une actualité du site Éduscol II.

Où est Charlie ? Au collège et au lycée, comment interroger l’actualité avec distance et raisonnement Le massacre perpétré le mercredi 7 janvier au siège du journal satirique Charlie Hebdo continue à être largement médiatisé par l’ensemble des supports de communication qui irriguent et alimentent notre quotidienne représentation du monde : presse, télévision, Internet, réseaux sociaux. L’onde de choc produite par l’événement hante ainsi le mur d’images dont sont nourris une majorité d’élèves aujourd’hui. La force symbolique de la vue des drapeaux en berne, de la minute de silence établie en l’honneur des douze victimes de l’attentat, comme des différents rassemblements républicains très médiatisés, contribue à inscrire l’événement dans l’espace public. Les nombreux hommages rendus aux victimes par les anonymes du monde entier, comme par les personnalités politiques, culturelles ou médiatiques en général, accentuent encore cette présence de l’événement. Ramener l’événement dans le temps long La haine qu’il suscitait chez certains a conduit à son assassinat. Le traitement par les médias 1.

La liberté d’expression doit impérativement s’enseigner La liberté d’expression est décidément une chose trop précieuse pour ne pas faire l’objet d’un enseignement. On l’a encore vu aujourd’hui : oublier de la défendre, mettre un frein au rappel de ce qu’elle porte d’essentiel, de fondamental, c’est prêter le flanc aux obscurantistes et aux lâches, c’est leur permettre d’exister, de porter leurs messages d’intolérance et de mort. Il ne faut jamais renoncer à l’enseigner, dans toutes les disciplines, et à tout mettre en œuvre pour en garantir l’exercice, en tous lieux, en toutes circonstances, à l’école comme ailleurs. Internet lui a ouvert les portes de l’universalité et c’est peut-être ce qui vaut aujourd’hui que des crétins ignares veuillent les assassiner, Internet et la liberté d’expression, comme ils ont assassiné ceux qui en usaient et à qui je pense très fort aujourd’hui. La prochaine Semaine de la presse et des médias à l’école devra la célébrer, pour rendre l’hommage qui convient aux journalistes qui la défendaient.

À propos du dessin de presse Exposition virtuelle Daumier et ses héritiers, BnF Ces quelques ressources en ligne permettent de mieux comprendre ce que sont le dessin de presse, la caricature, le dessin éditorial. Daumier : caricature au 19e siècle Une exposition de la Bibliothèque nationale de France sur Daumier, présentée à Paris en 2008, s’est prolongée de manière virtuelle et est toujours disponible sur le site des Galeries virtuelles de la BnF. Cette exposition est composée de textes et d’illustrations dont certaines peuvent être explorées de manière rapprochée grâce à leur numérisation en haute définition (dans la section À la loupe). On souligne les caractéristiques communes aux dessins des différentes époques : utilisation du pastiche d’œuvres connues de tous, de la métaphore du jeu et de la figure du pouvoir, invention de personnages comme Ratapoil, le Grand Duduche, le Beauf’. Pour aborder le sujet en classe Histoire Sources

Je suis Charlie. Hommage aux victimes du fanatisme et de la barbarie. Hommage aux défenseurs de l’humanisme | Paratge Après le terrible attentat contre Charlie Hebdo, je voulais rédiger un article sur l’intolérance et le fanatisme religieux, à partir d’exemples pris dans l’Histoire du Languedoc. J’ai finalement choisi de rédiger, plutôt qu’un article savant, un hommage aux victimes du fanatisme et de l’intolérance. Mais aussi un hommage à tous ceux qui défendent l’humanisme par leur crayon, leur plume, leurs actions. Il s’agit aussi de montrer que la barbarie et le fanatisme ne sont pas l’apanage d’une religion, d’une époque ou d’une région du monde. Mais que à toutes les époques et dans toutes les religions des voix se sont élevées et s’élèvent pour condamner la barbarie et l’obscurantisme, et pour promouvoir l’humanisme et les droits de l’homme. On trouvera dans le texte suivant des références à des évènements et des personnes bien connus, mais aussi des références à des évènements qui se sont déroulés dans le Midi et qui n’ont pas une notoriété nationale ou internationale. Je suis Charlie. J'aime :

Charlie : En parler en cours de philosophie ? L'attentat contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier, a bouleversé le quotidien des cours. La situation s'est posée rapidement aux professeurs de philosophie, d'avoir à répondre aux « besoins ou demandes d'expression » des élèves, comme le préconise la lettre de la ministre. La discipline semble se prêter tout particulièrement à une évocation de l'événement : liberté d'expression, fanatisme, justice, violence... Mais comment aborder sereinement en classe une actualité aussi vive, dans la chaleur de l'émotion et le trouble de l'opinion ? Est-ce pertinent ? Des questions et des inquiétudes Pas facile, d'engager la discussion en cours de philosophie sur les événements récents. Plus compliqué en séries technologiques « En classe Technique, poursuit Sylvie B., les choses ont été plus compliquées qu'en séries générales. Thèses complotistes et antisémites « Impossible de réagir à chaud sur ce genre de situations ». Jeanne-Claire Fumet (1) les prénoms et initiales ont été changés. Dans Ouest France

Le dessin de presse face à la censure : exposition - Depuis 1830, le dessin de presse et la caricature commentent l’actualité, défendent des opinions, accompagnent les polémiques, les crises politiques et les luttes sociales. Avant comme après la grande loi sur la presse de 1881, nombreuses ont été les entraves à la liberté d’expression, jusqu'au terrible drame du mercredi 7 janvier 2015. Quelles ont été les conséquences des différents types de contraintes juridiques, politiques, administratives ou économiques, sur le dessin de presse et les dessinateurs ? Exposition proposée en deux versions permettant d'explorer l'histoire de la caricature politique dans ses confrontations aux différents types de censures juridique, politique, administrative, économique et de poser la question de la liberté d'expression, de sa définition, de ses limites. TARIF de la redevance pour format A2 ou A1 : Collèges et lycées, 200 euros (100 euros pour le format A3) ; centres culturels, mairies, médiathèques, 400 euros. Siret n° 51039732600016

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