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Cinna, tragédie de Pierre Corneille (1642)

Cinna, tragédie de Pierre Corneille (1642)
Quelques axes de lecture Une tragédie historique? Le fait que Cinna a été admirée en son temps pour sa fidélité à l'histoire montre la conception particulière que s'en fait le XVIIe siècle. Certes, la conjuration contre Auguste est attestée par les documents (et commentée par Sénèque dans le De clementia), mais le temps historique a été considérablement comprimé pour faire entrer dans les vingt-quatre heures règlementaires tous les événements nécessaire. Une pièce sur le pouvoir? Le pouvoir d'Auguste est-il légitime? Une pièce d'actualité Cette légitimation du pouvoir absolu est à l'ordre du jour en 1642, lorsque la monarchie est de nouveau sérieusement menacée et que la plupart des arguments avancés pour justifier l'imperium d'Auguste pouvaient être adaptés au trône de Louis XIII, fragilisé par les cabales, les révoltes, et les conjurations parfois menées par les membres de la famille royale ou les plus grands personnages du royaume. Le tragique Le destin

Cinna de Corneille : Résumé Résumé : Cinna ou la Clémence d’Auguste de Corneille (1641) Émilie, fille de Toranius, aspire à venger la mort de son père, tuteur d’Auguste, et proscrit par lui durant le triumvirat. Cinna, petit-fils de Pompée, aime Émilie, et, pour lui plaire, trame contre Auguste une conjuration dans laquelle il fait entrer les plus illustres républicains échappés aux proscriptions. La main d’Æmilie doit être le prix de la mort d’Auguste. Maxime a mis à exécution son idée de révélation. Émilie sait déjà que la conjuration est découverte ; Maxime vient le lui confirmer. Auguste, depuis son entretien avec Livie, revenu à des sentiments plus calmes, a mandé Cinna. Appréciation littéraire et analytique « Cinna, qui suivit les Horaces, est un drame beaucoup plus régulier. Geoffroy a parfaitement répondu à ce reproche ; voici sa réfutation : « Qui donc l’a pu changer ? “Vous n’aviez pas tantôt ces agitations Vous ne sentiez au cœur ni remords, ni reproche.” Cinna lui répond : “Qu’il dégage sa foi,

Pierre Corneille Auteurs français ► XVIIe siècle ► vous êtes ici Auteurs français Vie de Corneille Débuts littéraires Pierre Corneille est né à Rouen le 6 juin 1606, dans une famille de magistrats. Mélite (1629), sa première création, fut confiée aux acteurs qui fonderont plus tard le théâtre du Marais et rencontra à Paris un succès suffisant pour décider son auteur à embrasser la carrière dramatique, qu’il ne quittera plus jusqu’en 1674. Ses premières pièces furent essentiellement des comédies ; le genre, jugé secondaire, était alors en crise, et il contribua beaucoup à le réhabiliter. Querelle du Cid Le triomphe du Cid (1637) fit date dans la carrière de Corneille : alors que le succès public le consacrait avec éclat dans son métier de dramaturge, il dut affronter ce qu’on appelle « la querelle du Cid ». Succès et controverses En revanche, les années 1650 furent assombries par la disgrâce que lui valut Nicomède (1651). Dernières années Œuvres de Corneille Comédies Évolution du genre Caractéristiques Tragédies

Le Cid (Corneille) Le Cid est une pièce de théâtre tragi-comique[1] en vers (alexandrins essentiellement) de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 7 janvier 1637 au théâtre du Marais[2]. Origine et inspiration Selon une tradition peu convaincante[3] rapportée par l'historien du théâtre Pierre-François Godard de Beauchamps, un conseiller à la cour des comptes de Rouen, Rodrigue de Chalon, issu d'une famille espagnole, aurait initié Corneille à la langue et la littérature espagnoles et lui aurait suggéré la lecture d'une pièce de théâtre de Guillén de Castro Las Mocedades del Cid (Les Enfances du Cid) parue en 1631 et qui aurait inspiré le dramaturge français. L'influence de Rodrigue de Chalon est incertaine, mais il est attesté que Le Cid s'inspire fortement de la pièce de Guillén de Castro, au point que Jean Mairet, dans une épître en vers anonyme, l’« Auteur du vrai Cid espagnol », écrite au traducteur français de Guillén de Castro, accuse Corneille de plagiat en mars 1637[4] :

Racine : Biographie Vie et œuvres de Jean Racine (1639-1699). Vie Jean Racine est né à La Ferté-Milon (Aisne) le 21 décembre 1639. À l'âge de deux ans, il perdit sa mère et, bientôt après, son père. Resté orphelin, il fut élevé par sa grand'mère, Marie des Moulins. Ses études terminées, après une année de philosophie au collège d'Harcourt, à Paris, Racine accepte une petite place auprès de son oncle Vitart, intendant du duc de Chevreuse. En 1664, la troupe de Molière, au Palais-Royal, joue la première tragédie de Racine : La Thébaïde ou les Frères ennemis. De 1667 à 1674, Racine donne, toujours avec succès, mais non sans luttes ni polémiques : Andromaque (1667), les Plaideurs (1668), Britannicus (1669), Bérénice (1670), Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie (1674). Mais Racine, précisément cette même année, se réconcilie avec ses anciens maîtres de Port-Royal, en particulier avec le grand Arnauld. Les Tragédies — Andromaque (1667) — Britannicus (1669) — Barjazet (1672) — Iphigénie(1674) Poétique de Racine

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