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Pierre Merle : L'échelle de notation des élèves : un faux problème ?

Pierre Merle : L'échelle de notation des élèves : un faux problème ?
Dans son discours de clôture de la Conférence nationale sur l'évaluation des élèves, Étienne Klein, le président du jury, a avancé une affirmation pour le moins surprenante : « La question du système de notation sur laquelle on ne cesse pas de m'interroger depuis deux jours - Est-ce que nous allons proposer de remplacer l'échelle de 0 à 20 par 4 à 20 ou par 8 à 20 ou par ABCDE ? - est un faux problème (…) puisque tous ces systèmes sont convertibles les uns dans les autres et, en tant que physicien, je puis témoigner du fait qu'on ne change pas la nature d'un problème par un changement de variables. » Cette affirmation qui ne semble souffrir d'aucune contestation, puisque semble-t-il confortée par l'expérience du physicien spécialiste de la philosophie des sciences, pose plusieurs problèmes. Le savant et le populaire Le premier problème soulevé par l'affirmation d'Étienne Klein tient au fait que l'échelle de notation fait clairement débat dans l'opinion. Pierre Merle Notes :

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/12/18122014Article635544777725117276.aspx

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Faire construire des compétences. - Compétences La posture adoptée par l’enseignant en classe, face aux élèves, peut infléchir aussi bien leurs représentations que leurs actions. En effet, la posture, ce n’est pas seulement ce que l’enseignant donne à voir (l’attitude corporelle) ou à entendre (la voix et la parole) ; elle possède une puissance qui crée une dynamique propre au sein de la classe. Par exemple, une plaisanterie peut détendre l’atmosphère, recadrer les finalités de la tâche donnée aux élèves et faire avancer la séance.

Compétences : chercheurs et praticiens parlent-ils de la même chose ? La question des compétences dans la scolarité obligatoire en France fait apparaître un décalage significatif entre la reconnaissance officielle de la notion dans le socle commun, son succès relatif auprès de nombreux enseignants et acteurs éducatifs et le faible intérêt que lui porte la recherche en éducation. Il y a en effet bien peu de travaux de recherche sur la question des compétences dans l’enseignement en France. Une requête sur Google Scholar avec les termes « compétence éducation » montre que l’écrasante majorité des travaux cités émane d’auteurs canadiens, belges ou suisses. Faut-il en finir avec les notes Prévue pour la fin de l’année 2014, la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves a « pour mission d’élaborer des recommandations sur l’évolution du système d’évaluation des élèves ». Depuis plus d’un demi-siècle, des chercheurs de différentes disciplines ont mené des centaines de recherches utiles aux réflexions sur les pratiques d’évaluation des élèves. Cette contribution présentera d’abord un certain nombre de conclusions scientifiques avérées et proposera des changements souhaitables, eu égard aux résultats de la recherche. Les recherches sur la notation, menées depuis plusieurs dizaines d’années, aboutissent à au moins cinq résultats consensuels dans la communauté scientifique : 1 - Les notes ne mesurent pas de façon précise les compétences des élèves. Certes, entre le 5/20 et le 15/20, la différence de compétences est souvent considérable.

Une échelle badgée d'autoévaluation des compétences Comment attester des compétences d’un élève par rapport à un travail de longue haleine (type TPE) individuel que je nommerai ici travail de fin de scolarité? Je n’ai rien inventé, il est l’oeuvre d’un mémoire d’une ancienne collègue. Un travail de fin de scolarité peut se présenter sous la forme d’un écrit alliant théorie et pratique rédigé sur Evernote et d’un objet à réaliser soit sur un temps d’atelier, soit à l’extérieur. A l’issue de ce travail, les élèves passent une mini soutenance devant un jury composé de différents adultes. Il peut leur être proposé d’utiliser un support de présentation type power point, keynote ou prezi.

Des lectures sur l'approche et l'évaluation par compétences- Compétences Annie Di Martino et Anne-Marie Sanchez Socle commun et compétences Pratiques pour le collège . ESF Editeur en partenariat avec Les Cahiers Pédagogiques, 09/2011 L’éditeur présente cet ouvrage comme un recueil d’outils efficaces pour s’approprier les items du socle à travers des situations d’apprentissage. Il propose également une réflexion quant à l’évaluation et la valorisation des acquis des élèves. Dominique Odry Pour comprendre l’évaluation . CRDP d’Amiens, 2009 Deux ans sans notes au lycée. Un bilan Peut-on abandonner les notes au lycée ? Une année d'examen ? Célia Guerrieri, une jeune professeure de lettres, fait le bilan de deux années d'expérimentation en première. "La note est devenue utilitaire pour une grande majorité d’élèves, et non pas le simple constat qu’elle devrait être pour permettre de progresser.

Pour en finir (ou presque) avec les notes - Évaluer par les compétences Devant les inconvénients maintes fois montrés des évaluations par la note, certains pays comme la Belgique tentent de passer à l’évaluation par les compétences.En France, à côté des livrets de maternelle et des évaluations nationales en CE2, 6e, 5e et seconde, des professeurs tentent de sortir un peu de notre système traditionnel dans une perspective d’évaluation formative. Un témoignage concret au collège en français, en sixième et cinquième. « - M’dame, c’est noté ? - Non, ce n’est pas noté, c’est évalué ! » Beaucoup d’élèves et leurs parents se comportent en consommateurs attendant une note comme on attend une rétribution : « tout travail mérite salaire »... Noter, est-ce évaluer ? Sans essayer de comprendre cette étrange relation, disons que l’annonce ministérielle va peut-être enfin ouvrir la voie d’une vraie réflexion sur un sujet particulièrement douloureux, après l’évaluationnite infernale et galopante qui inonda l’école ces derniers temps.De toute évidence, une pause s’impose, à la fois de réflexion et de méfiance, eu égard aux errements passés, qui, sous couvert de changement, ont proposé des solutions aussi ridicules et minables que ce qu’ils prétendaient améliorer... La pratique qui consiste à affubler d’une note toute production d’élève est une de ces étrangetés dont l’école traditionnelle a le secret.Dès qu’on y réfléchit un peu, on se heurte à une question sans réponse : comme on ne peut évaluer qu’après avoir appris, si on note tout le temps, quand est-ce qu’on apprend ?? De toute façon, la contradiction dénoncée plus haut est toujours là. Une question surgit ici : quel type d’évaluation ? Formative ou sommative ?

Les tâches complexes : le plein de ressources ! Depuis la loi de 2005 instituant le socle commun, les enseignants ont été incités à recourir aux tâches complexes dans leurs classes. Si l’étiquette était nouvelle, cette pratique pédagogique était déjà présente dans la boîte à outils de certains enseignants. Élaborer une tâche complexe, c’est mettre les élèves en situation pour qu’ils analysent et résolvent un problème. Deux objectifs sont poursuivis : travailler et acquérir des compétences du socle commun.mener une pédagogie différenciée et vivante (où le travail en groupes/oral a la place qu’il mérite)

Point de vue d'un enseignant. C'est une question qui agite la salle des profs, à l'heure de la mise en oeuvre du socle commun. J'émets l'hypothèse de l'incompatibilité. La note sur 20 permet, à travers l'exemple de la dictée, de sanctionner les fautes. On peut rétorquer que dans les multiples évaluations notées, les points sont comptés en positif : on pointe les réussites des élèves par un point, qu'on pourra d'ailleurs décliner jusqu'au quart de point selon le degré d'approximation de la formulation de l'élève.

Pourquoi l’école échoue? Le diable est caché dans la «moyenne» Pourquoi l’école échoue? Le diable est caché dans la «moyenne» Le 10 janvier, Philippe Meirieu a reçu l’hommage de son Université Lumière-Lyon 2 pour sa retraite. Abrégé des arguments de P. Merle et A. Antibi Les notes constituent-elles une mesure fiable des compétences et de la valeur des élèves ? Hélas, non ! confirment les recherches sur la question. De multiples biais viennent s’introduire dans l’évaluation des copies. C’est pourquoi, selon Pierre Merle, remplacer le baccalauréat par un contrôle continu présente certains dangers.

Travailler dans une « 6ème compétences », qu’est-ce que cela change ? Par Myriam Ménager Comment l’approche par compétences peut changer la vie des enseignants et des élèves. Au collège Jean Monnet de Janzé (35), Myriam Ménager, professeure de français, témoigne de 3 années d’expérience. L’évaluation formative Depuis quelques années, une réforme des systèmes d’éducation a fait place à de nombreux changements concernant les méthodes d’évaluation utilisées dans le processus d’apprentissage des élèves. L’évaluation, qui consiste à porter un jugement sur les apprentissages, permet de recueillir, d’analyser et d’interpréter des données en vue de répondre à des décisions pédagogiques. par Marie-Josée Leclerc, UQAM Les réformes scolaires ont alors des répercussions multiples sur le choix de l’évaluation d’apprentissages, notamment celui qui consiste à passer d’une évaluation sommative vers une évaluation basée sur les compétences. Ainsi, compte tenu de l’impact des évaluations scolaires sur le processus d’apprentissage des élèves, il paraît important de se questionner quant aux modes d’évaluation utilisés en classe. L’utilisation d’évaluations sommatives

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