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Pierre Merle : L'échelle de notation des élèves : un faux problème ?

Pierre Merle : L'échelle de notation des élèves : un faux problème ?
Dans son discours de clôture de la Conférence nationale sur l'évaluation des élèves, Étienne Klein, le président du jury, a avancé une affirmation pour le moins surprenante : « La question du système de notation sur laquelle on ne cesse pas de m'interroger depuis deux jours - Est-ce que nous allons proposer de remplacer l'échelle de 0 à 20 par 4 à 20 ou par 8 à 20 ou par ABCDE ? - est un faux problème (…) puisque tous ces systèmes sont convertibles les uns dans les autres et, en tant que physicien, je puis témoigner du fait qu'on ne change pas la nature d'un problème par un changement de variables. » Cette affirmation qui ne semble souffrir d'aucune contestation, puisque semble-t-il confortée par l'expérience du physicien spécialiste de la philosophie des sciences, pose plusieurs problèmes. Le savant et le populaire Le premier problème soulevé par l'affirmation d'Étienne Klein tient au fait que l'échelle de notation fait clairement débat dans l'opinion. Pierre Merle Notes : Related:  Textes de réflexion

10 BIAIS DE CORRECTION … à connaitre absolument lorsqu’on est enseignant(e) ! – SCIENCES CO & PÉDAGO Il m’arrive souvent de me poser cette question lorsque je corrige des copies d’élèves : Suis-je vraiment juste, équitable et objectif dans ma correction ? En d’autres termes, ai-je véritablement un jugement neutre et sans a priori lorsque je passe de la copie de Morgane à celle d’Otman puis à celle de Nathan ? Si comme moi, vous vous êtes déjà posé ce genre de questions, alors je vous conseille la lecture de cet extraordinaire article de l’Université de Laval que vous trouverez ci-dessous ! les biais liés à l’étudiantles biais liés aux copies individuellesles biais liés au groupeles biais liés à l’enseignant Et pour encore plus de clarté, et faciliter la mémorisation de ces informations, j’ai élaboré une infographie qui reprend l’essentiel de ces 10 biais de correction à connaître lorsqu’on est enseignant(e). Je vous renvoie donc vers ce tableau des biais de correction, puis vers l’infographie interactive.

www.ipp.eu/wp-content/uploads/2014/12/n14-notesIPP-decembre2014.pdf Quand les études de genre révolutionnent l'évaluation Et si les notes étaient en elles-mêmes un outil pour changer l'Ecole ? En plein débat sur "l'école bienveillante", plusieurs recherches venues des études de genre sont en train de modifier en profondeur notre conception de l'évaluation. Au final, le laboratoire LIEEP Sciences Po sur les politiques éducatives proposent d'utiliser les notes comme un levier pour améliorer les résultats et non comme un indicateur. Il s'interroge aussi sur le rapport que l'Ecole doit entretenir avec les cultures adolescentes. Le 16 décembre, Agnès Van Zanten et Denis Fougère, du laboratoire LIEPP de Sciences-Po travaillant sur les politiques éducatives, ont réuni 4 chercheurs pour étudier les rapports des filles et des garçons à l'Ecole. Au coeur de ce travail, la thèse de Camille Terrier, Paris School of Economics, sur l'évaluation des filles en français et en maths. Les filles surnotées en maths Ce que nous dit C Terrier est double. La culture macho des garçons est sensible aux filles ! François Jarraud

La docimologie - Les Cahiers Pédagogiques Chers lectrices et lecteurs, chers amis et amies des Cahiers pédagogiques et du CRAP, Nous vous avons déjà alertés depuis trois ans sur nos difficultés financières. Elles sont particulièrement critiques en ce moment, et nous manquons de trésorerie au point que nous pourrions devoir cesser nos activités d’ici à la rentrée, bien que des projets et des financements soient en vue pour l’automne. Nous avons besoin d’un peu de temps pour nous sortir d’affaire. En faisant un don, c’est ce temps que vous nous donnerez. Chers lectrices et lecteurs, chers amis et amies des Cahiers pédagogiques et du CRAP, Nous vous avons déjà alertés depuis trois ans sur nos difficultés financières. Elles sont particulièrement critiques en ce moment, et nous manquons de trésorerie au point que nous pourrions devoir cesser nos activités d’ici à la rentrée, bien que des projets et des financements soient en vue pour l’automne. Nous avons besoin d’un peu de temps pour nous sortir d’affaire.

Un bon usage de la notation est-il possible ? Faut-il renoncer aux notes, comme s'y essaient quelques établissements expérimentaux ? Ni l'institution, ni ses acteurs n'y semblent prêts. Ce qui n'empêche pas d'examiner les pratiques réelles, de les comparer avec celles d'autres systèmes scolaires, de juger si certaines semblent mieux adaptées à l'apprentissage et à la réussite scolaire. Pierre Merle, sociologue, agrégé de Sciences économiques et enseignant à l'ESPE de Bretagne intervenait le 30 avril 2014, dans le cadre des Mercredis de Créteil du CNDP, à l'occasion du cycle « Pour une école bienveillante : renforcer le plaisir d'apprendre » pour une réflexion sur la Notation des élèves : état des savoirs et « pratiques efficaces ». La notation, un thermomètre ? Pourquoi adopter une métaphore qui associe la scolarité à une maladie ? De la sérénité au profond sentiment d'injustice Les examens sont-ils une loterie ? Des biais sociaux et psychologiques sous-estimés Quelques indications en vue de l'équité et du progrès scolaire.

P. Meirieu : Évaluation du socle : « De (gros) progrès, mais peut (encore) mieux faire… » Alors que vont commencer les travaux de la « Conférence nationale sur l’évaluation des élèves », la publication des « Premières propositions du Conseil supérieur des programmes pour l’évaluation et la validation de l’acquisition du projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture » (1) constituent, de toute évidence, une promesse de renouveau. La démagogie et le laxisme, c’est la notation traditionnelle… On croyait pourtant avoir progressé en affectant clairement à la scolarité obligatoire un objectif de formation pour tous, et cela avant tout objectif de sélection. Et voilà que, là comme dans bien des domaines, les « conservateurs » se crispent sur les positions les plus réactionnaires, revendiquant sans scrupules le darwinisme scolaire dès l’école primaire. On croyait s’être débarrassé, une bonne fois pour toutes, de l’accusation qui fait des « pédagogies actives » un « ersatz d’idéologie post-soixante-huitarde et de démagogie gauchisante ». Le retour du refoulé ?

La suppression partielle des notes réduirait les inégalités entre élèves La suppression partielle des notes peut-elle permettre à l’ascenseur social de redémarrer ? Dans une France si attachée à la note sur 20, une telle conclusion apporterait une pierre dans le vif débat qui oppose défenseurs et détracteurs du système classique d’évaluation des élèves. Or, c’est précisément ce que montre une étude du CNRS qui vient d’être divulguée. Noyés dans l’actualité liée à la mobilisation des jeunes contre le projet de loi travail, ses résultats sont passés relativement inaperçus. Pourtant, ils tendent à montrer – et c’est une première – que la suppression des notes en classe peut avoir des effets positifs sur les apprentissages. Et permettre de réduire les inégalités de réussite liées à l’origine sociale. L’expérimentation a été conduite en 2014-2015 dans 70 collèges et lycées de l’académie d’Orléans-Tours, dans des classes allant de la 6e à la 2de. Les consignes données aux établissements étaient claires : pas de notes en classe. Tous les élèves ont progressé

Puisqu’on vous dit que la note, ce n’est pas le problème ! L’apparition du socle commun de connaissances et de compétences a introduit, avec le livret personnel de compétences, une « nouvelle » façon d’évaluer au collège, qui, si elle a pu jeter le trouble, a alimenté le débat sur l’évaluation des élèves. La refondation de l’école s’est donnée pour objectif de renouveler le socle commun et d’aller vers une évaluation positive des élèves. Le Conseil Supérieur des programmes travaille à cette rénovation, où la question de l’évaluation est capitale. Noyer le poisson Les opposants à l’évaluation des compétences, comme les syndicats du SNALC et du SNES, présentent constamment des arguments qui jouent du même registre : Des notes dont on fait… des moyennes Mais bizarrement sur ce point, les partisans de la note négligent systématiquement la question des moyennes trimestrielles. La consultation de l’ensemble des bulletins trimestriels (traditionnels) d’une classe sur une année est à ce titre éloquente. Pourquoi revoir l’évaluation des élèves ? Like this:

Le débat sur l'évaluation déjà lancé La visite de la ministre de l'éducation à Vic Fezansac (32) le 14 novembre relance la question de l'évaluation des élèves. N Vallaud Belkacem veut mener une conférence de consensus sur cette question en décembre. Mais déjà les arguments s'échangent... Venue de Paris voir un collège qui a supprimé les notes, N Vallaud Belkacem explique dans La Dépêche son objectif. Sur son blog, Claude Lelièvre rappelle que la réforme de l'évaluation est dictée par la loi d'orientation et que la décision passera par le Conseil supérieur des programmes. Interrogé par La Dépêche, Philippe Meirieu va en ce sens. " L'évaluation est une chose, la notation en est une autre. N Vallaud Belkacem La Dépêche Meirieu La Dépêche Claude Lelievre

#10 Faut-il supprimer les notes ? On se rappelle tous du prof qui ne mettait jamais 20 sur 20 par principe, ou de la prof qui notait entre 8 et 14. On se rappelle de nos très mauvaises notes, celles qu’il fallait cacher aux parents, on se rappelle aussi des très bonnes notes, ou des notes spéciales comme celles du bac, moi je me rappelle même de ma note de TPE. Les notes, rien que les notes, toujours les notes, voilà ce qui nous obsède en France. L'invention de la note sur 20 Est-ce que les notes ont toujours existé ? Avant d’avoir le droit de porter le calot de l'Ecole polytechnique, il faut passer le concours d’entrée. Des études qui remettent en cause la fiabilité de la note En 1936, deux psychologues: Laugier et Weinberg se questionnent sur la fiabilité de la notation qui s’est répandue dans tous les concours et examens. Donc on enlève trois points par ci, on rajoute deux points par là, avec ça les notes ressemblent plus à de la cuisine qu’à un système scientifique pointu. évaluer sans notes c'est possible ?

Deux ans sans notes au lycée. Un bilan Peut-on abandonner les notes au lycée ? Une année d'examen ? Célia Guerrieri, une jeune professeure de lettres, fait le bilan de deux années d'expérimentation en première. "La note est devenue utilitaire pour une grande majorité d’élèves, et non pas le simple constat qu’elle devrait être pour permettre de progresser. "Les notes et les classements sont toujours une erreur"(1) : quel constat, dans vos pratiques, vous a incitée à tenter l'expérience du sans-note ? Je suis TZR, et au fil des années et de mon expérience dans des établissements très différents, je me suis rendu compte de ce qui était, pour moi, un invariant : les notes étaient rarement ce qui permettaient aux élèves de progresser. De très nombreux élèves ne produisaient leur devoir que pour la note qu’ils allaient obtenir et non pas pour connaître leurs acquis et leurs objectifs de travail. Les élèves à profil, tels que les "dys-", tirent-ils profit de la classe sans-note ? Pierre Estrate Notes : Des références :

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