
RACE, CASTE ET GENRE EN FRANCE[1] | Le blog de Christine Delphy Je vais parler de l’interaction entre deux systèmes de domination, la race et le sexe. Je me propose d’analyser l’oppression des populations maghrébines, puis de leurs enfants selon trois axes : 1) le premier est la façon dont la construction sociale qu’est la “ race ” s’articule avec cette autre construction sociale qu’est le “ sexe ”. Ces deux construits sociaux sont bâtis de la même façon, par et pour la domination, bien qu’ils aient, évidemment des formes distinctes. 2) le second axe est l’hypothèse, que j’ai déjà émise (Delphy 2001), que nous assistons aujourd’hui en France, à la création d’un système de castes raciales. 3) Dans le sujet que je traite, le débat sur le foulard islamique a une place, mais plutôt comme le révélateur d’une dynamique qui remonte bien en amont et se poursuit bien en aval. Je vais décrire trois phases, trois actes de cette tragédie française : oppression, rébellion, puis hélas, non pas libération, mais répression. Premier acte : oppression.
Le sexisme expliqué à ceux qui n'y croient pas - Une heure de peine... . Il y a des gens qui, simplement, refusent d'y croire : ça n'existerait pas, et puis c'est naturel, et de toutes façons, c'est la même chose pour les hommes. Freud racontait une histoire rigolote qui sonnait un peu comme ça, à propos d'un chaudron percé, mais passons : je ne suis pas là pour faire la psychanalyse du déni. Je vais plutôt essayer d'expliquer pourquoi le dernier argument, selon lequel les hommes aussi seraient discriminés, ne marche pas. L'exemple de la sexualisation dans les jeux vidéo est intéressant parce qu'il a fait l'objet de réactions très claires dans le sens du "c'est pareil pour les hommes" : vous pouvez vous reporter aux commentaires des deux articles que Mar_lard a consacré à ce thème pour avoir quelques illustrations, ainsi qu'à ceux de mon dernier billet sur le thème. L'argument qui revient sous la plume de plusieurs commentateurs est le suivant : ok, il y a des femmes qui sont sexualisées, mais les hommes aussi ! Il en va de même pour Ken.
Le sexisme anti-hommes... et pourquoi il n'existe pas « Sexisme anti-hommes », « sexisme inversé » (s’il est « inversé », on reconnaît dans quel sens fonctionne le sexisme « normal » !), « misandrie »… Vous avez sans doute déjà entendu ces expressions, dans un raisonnement honnête ou pour contourner de manière fort pratique le problème de la misogynie. Elles désignent les oppressions dont seraient victimes les hommes, souvent attribuées aux féministes ou aux femmes en général. Signe distinctif de ces oppressions : elles n’existent pas… ou, du moins, elles ne sont pas ce que vous croyez. Une symétrie illusoire Il faut tout d’abord rappeler que le sexisme est un système. Siffler un garçon dans la rue, même si ce n’est pas très fin, ne peut pas être considéré comme « sexiste » au même titre que siffler une fille : dans le premier cas ce sera un incident isolé, dans le second cela rentre dans un contexte général d’objectification des femmes. Certes, les hommes sont eux aussi exposés à des modèles physiques irréalistes. En fait non. ?
Identité de genre Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'identité de genre est distincte de l'orientation sexuelle (hétérosexualité, bisexualité, homosexualité)[1]. Identité de genre - sous la surface[modifier | modifier le code] Pour bien comprendre la différence entre le sexe biologique et l'identité de genre, les cas le plus simples à prendre sont ceux où l'appareil reproductif extérieur (pénis, clitoris…) a été enlevé. La libido et la capacité d'exprimer son désir sexuel sont changés, mais l'identité de genre peut rester la même. Un contre-exemple très connu est celui de David Reimer[3], dont le pénis fut détruit lors d'une circoncision mal faite peu après sa naissance. Le terme d'identité de genre va donc au-delà du seul sexe biologique déterminé par les organes sexuels extérieurs. Création de l'identité de genre[modifier | modifier le code] Identité de genre et sexe[modifier | modifier le code] La chirurgie de réassignation sexuelle existe depuis quelques décennies.
Les gender studies pour les nul(-le)s Faut-il enseigner les études de genre (rebaptisées "théorie du genre" par leurs adversaires) à l’école ? La polémique suscitée par cette question révèle le rapport ambivalent que la France entretient à l’égard des gender studies, champ d'étude né aux Etats-Unis, toujours soupçonné de s’inscrire dans une démarche militante, féministe, homo et transsexuelle. En réalité, les études de genre constituent un domaine de recherche pluridisciplinaire dont on peut retracer la genèse, les développements, les références et les enjeux. Le concept de « gender » est né aux Etats-Unis dans les années 1970 d'une réflexion autour du sexe et des rapports hommes / femmes. C'est un psychologue, Robert Stoller (1), qui popularise en 1968 une notion déjà utilisée par ses confrères américains depuis le début des années 1950 pour comprendre la séparation chez certains patients entre corps et identité. Objet et genèse d’un champ de recherche La fin des années 1980 voit un début d'institutionnalisation. C. Genre
Pourquoi est-il toujours compliqué d'être féministe ? Propos recueillis par Camille Caldini Mis à jour le , publié le Sept Français sur dix estiment que les militantes féministes "n'ont pas la bonne méthode". Francetv info : Est-ce qu’on est féministe en 2014 comme dans les années 1950 ou 1970 ? Bibia Pavard : Les mobilisations féministes, en tant que mouvement social, ont débuté dans les années 1860, en France. Mais les mouvements féministes sont toujours traversés par les enjeux propres à leur époque. Si les mouvements féministes s’adaptent à la société, comment expliquer qu’ils soient encore souvent qualifiés de "ringards" ? Il y a peut-être deux explications à cela. Est-ce un schéma que l’on retrouve aujourd’hui ? Nous sommes dans la même situation, avec des féministes plus jeunes qui emploient des modes d’action différents et portent un regard critique sur la génération précédente. Les féministes sont aussi régulièrement taxées de sexisme, parce que certains groupes excluent les hommes. Pour répondre, il faut déjà définir le féminisme.
Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome par Sarah Richardson | GenERe Compte-rendu de la présentation par Sarah Richardson de son livre Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome (2013), à l‘Institute for Research on Women, Gender and Sexuality de l’Université Columbia à New York, le 19 novembre 2014. Par Vanina Mozziconacci Sarah Richardson est historienne et philosophe des sciences et professeure associée à l’Université Harvard. A lire : un article écrit par la chercheuse publié sur Slate: « Y All the Hype? Cette courte intervention est l’occasion pour Sarah Richardson de présenter son ouvrage paru en 2013, Sex itself : The Search for Male and Female in the Human Genome, en se concentrant sur les principaux problèmes abordés par le livre et en mobilisant des exemples précis. Avant de commencer, elle diffuse un extrait (entre 5:30 et 8:00) d’une conférence TED donnée par David Page (professeur de biologie au Massachusetts Institute of Technology) intitulée « Why Sex Really Matters » et visible ici : Imprimer ce billet
Après dix jours d'attaques contre le livre "Tous à poil", Jean-François Copé lui reproche désormais de promouvoir "l'égalitarisme" Cela fait près de dix jours que Jean-François Copé a lancé son offensive contre le livre jeunesse Tous à Poil. Dix jours que le patron de l'UMP, presque seul dans sa guerre contre l'ouvrage, fait évoluer son argumentaire. Invoqué le 9 février pour illustrer les dérives d'une supposée "théorie du genre" imposée par le gouvernement, Tous à poil est devenu le mercredi suivant une "production idéologique" tout droit venue de Karl Marx, puis un bouquin promu par une association de gauchistes voulant défendre "la lutte des classes". Invité de RTL ce 18 février, Jean-François Copé poursuit dans cette logique, évitant toutefois d'utiliser de nouveau toute référence, un poil exagérée, à Marx ou à la lutte des classes. Il décrète désormais que Tous à poil promeut un dangereux "égalitarisme": [>> A lire également sur le Lab, le témoignage de Cécile Moulain, membre de l'association mise en cause par Jean-François Copé] Les choses sont en réalité un peu plus compliquées. [>> notre décryptage par ici]
Le magazine "Lui" explique comment "se débarrasser d'un bébé" : des clichés masculinistes Frédéric Beigbeder, sur le plateau du "Grand Journal" de Canal Plus, le 16 mai 2012 (Sipa). "Lui" préfère une autre définition : "Le retour de 'Lui', c’est le plaisir d’un dernier tour de piste, c’est un baroud d’honneur en souvenir de ce dinosaure nommé le Mec, celui qui draguait lourdement (…). Certains l’appelaient 'macho', d’autres disent 'néo-beauf' mais le surnom qui lui va le mieux est 'connard d’hétérosexuel.'" Le petit buzz sexiste Si je comprends bien, Le magazine "Lui", ce n'est pas pour les homos, ce n'est pas évidemment pour les femmes, mais ce n'est même davantage pour les hommes en réalité, en fait, "Lui", c'est juste pour les crétins sexistes. Je n'ai pas accès aux chiffres de vente du magazine "Lui" depuis son retour, mais sont-ils si fameux pour qu'ils aient besoin de faire parler d'eux en faisant ce que toute marque en mal d'imagination fait, le petit buzz sexiste ? La véritable identité de Georges Poujal Il faudrait en plus que je rie Parce que là, voyez-vous. ou encore
R2 SCIENCES 42 Agrégée de Lettres Classiques, maîtresse de conférence en sociologie à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, Christine Détrez étudie notamment les stéréotypes dans la littérature de jeunesse autour de deux axes principaux : les encyclopédies pour enfants à partir d’une cinquantaine d’ouvrages contemporains, et les mangas. A ces travaux de recherche, la sociologue a porté un double questionnement : quelle image des garçons et des filles donne-t-on aux enfants à travers l’explication biologique apportée par les encyclopédies ou les valeurs véhiculées par les mangas ? Et ensuite, qu’est-ce que les enfants eux-mêmes font de ces stéréotypes ? Dans l’article « Il était une fois le corps », Christine Détrez écrit « Le corps est un construit social ; les mises en jeu répétées du corps le forment, le déforment, le conforment et incorporent en quelque sorte les marquages sociaux. Le « naturel » est lui-même inventé. » Réalisation : Christine Bertonseptembre 2012
En sciences, la "théorie du genre" n'existe pas - 29 janvier 2014 POLÉMIQUE. Depuis vendredi 24 janvier 2014, une centaine d'écoles - sur les 48.000 établissements publics - a été perturbée par des absences d'élèves après un appel adressé aux parents à boycotter l'école, selon le ministère de l'Éducation nationale. Par SMS, courriels ou via les réseaux sociaux, des parents d'élèves ont été appelés à garder leurs enfants à la maison une fois par mois, pour protester contre un supposé enseignement de la "théorie du genre", dans le cadre duquel l'école voudrait "apprendre aux petits garçons à devenir des petites filles". Lundi 27 janvier, le boycott a visé l'Ile-de-France. Qu’affirment les instigateurs de ce mouvement de boycott ? Selon les instigateurs de cette action, l’éducation nationale voudrait "généraliser et officialiser l'enseignement de la 'théorie du genre' dans les écoles publiques et privées sous contrat à partir de la rentrée 2014". "Pour les tenants de la 'théorie du genre', on peut être par exemple de sexe masculin et de genre féminin !