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Après la quenelle, le temps des querelles

Après la quenelle, le temps des querelles
Volubile et rieur, le bonhomme se présente : Jessie, 45 ans. Carrure de titan et visage balafré, il a, entre 2011 et 2013, fait office de garde du corps pour Dieudonné. Avant de lui tourner le dos, déchargé de pas mal d’illusions vis-à-vis d’un homme qu’il juge «pingre, méprisant et hypocrite». Aujourd’hui, Jessie raconte volontiers les «coulisses pathétiques de la Main d’or», le théâtre parisien qui sert de quartier général à l’humoriste controversé. «Personne ne connaît réellement Dieudonné et Soral, raconte Jessie. «Ce théâtre, c’est un club complotiste et un site de rencontres, poursuit-il. «Crânes rasés et croix gammées» On s’en convainc d’un coup de fil à Jérémie Maradas-Nado, alias «Joe Dalton» - ancien leader de la bande de chasseurs de skinheads Black Dragons, désormais éducateur et professeur d’arts martiaux. Depuis, Joe Dalton multiplie les vidéos dans lesquelles il s’en prend frontalement à l’humoriste ainsi qu’à son acolyte Alain Soral. Mégalomane et péremptoire Related:  SORALAffaires politiquesL'arnaque dissidente.

Quand Soral raisonne, ça sonne creux 12 déc Plus le temps passe et plus le slogan « Soral a raison » va devenir un running gag. Cet été c’est Chauprade, la caution géopolitique de Soral, qui devient sioniste. D’un coup d’un seul, tout bascule. Les fines analyses du grand philosophe ne passent pas le test du réel. Qu’importe, il continue de marteler qu’il a toujours raison. Il semble que la série de désaveux du génie politique soralien par la réalité ne soit pas en passe de s’arrêter. On souhaite, malgré tout le mal qu’il veut aux nôtres, bon courage à Florian Philippot pour les quolibets et le mépris qu’il va recevoir de la part de ses « amis » politiques. De notre côté, on a toujours été sur des bases claires : véritablement antisionistes et refusant de juger qui que ce soit sur son orientation sexuelle. Soral, lui ne cesse de se planter dans ses analyses. Les gens qui adhèrent aux soraleries sont à la recherche d’un soulagement et non d’une solution. J'aime : J'aime chargement…

En France, contrairement aux autres pays, les avantages des anciens présidents n’ont pas de base juridique Appartement meublé, protection rapprochée, voiture, chauffeur, personnel et collaborateurs… Tels sont les nombreux avantages en nature dont bénéficient les anciens présidents de la République en France. Une exception française d'autant plus marquante qu’elle n’est justifiée par aucune base juridique d’après le député PS de l'Aisne René Dosière, spécialiste du train de vie des politiques. Aux Etats-Unis, le Former Presidents Act définit juridiquement les avantages dont les anciens présidents peuvent bénéficier, c'est à dire des locaux de travail meublés et équipés, du personnel, la couverture de leurs frais de sécurité et de déplacement. En France, le système est bien plus opaque. «Inadmissible», dit l'élu, qui pointe du doigt l'origine abracadabrantesque de ces avantages. Le député affirme aujourd'hui demander l’édiction d’une base juridique incontestable: «La vérité, c’est qu’on imagine mal un ancien président dans le besoin», écrit Michel Faure: Partagez cet article

La quenelle aux canards Dieudonné n’a pas choisi par hasard le mot quenelle. Sans juger de la « pertinence » du geste, il aurait pu choisir le boudin antillais, lui qui se dit opposé aux békés. Il avait aussi l’option anti-coloniale et, plus brutale, d’y aller à la racine de manioc en référence à ses origines camerounaises. La quenelle peut se faire avec Jean Marie Le Pen chantre de l’inégalité raciale. Ce n’est pas la première fois que Dieudonné fait « coin-coin » devant un raciste. On peut revenir aussi sur sa collaboration avec Serge Ayoub, dit Batskin. L’objectif de Dieudonné, quand il nous sert sa gamelle de quenelle, est d’amener un maximum de gens des quartiers populaires à faire les canards. Lors du jugement pour son histoire de « shoah ananas ». Le tour de force, c’est de faire rentrer dans le rang des jeunes qui subissent le racisme d’État depuis le berceau. Dans la réalité, les combattants ne sont pas ceux qui suivent ou écoutent Dieudonné. J'aime : J'aime chargement…

L’honneur de la France selon Chauprade, Soral et Cie Depuis maintenant plus de 5 ans, celles et ceux qui s’autoproclament « dissident.e.s » n’ont eu de cesse d’affirmer une posture alternative : celle d’un nationalisme français qui serait compatible avec une lutte contre l’impérialisme américain et les Juifs (a.k.a. « la Banque » ou le sionisme, pour échapper aux procès). Tout a été enrobé dans un baratin confus mais avec des mots compliqués pour donner une apparente consistance à ce qui était « la pensée » révolutionnaire du moment. Un charabia qui rendait possible dans des raisonnements compliqué l’unité entre Pétain, De Gaulle, l’OAS et le PCF au nom du génie français. Il a fallu trouver des experts afin de justifier les contresens historiques, la négation de la chronologie et les contradictions de ce discours. C’est ainsi que sont apparus des référents idéologiques qui validaient ces thèses délirantes. Parmi les experts dont Soral a tressé les lauriers ou bien utilisé la parole avec leur caution, on trouve Aymeric Chauprade. J'aime :

Comment Compiègne a été financée par la réserve parlementaire de son sénateur-maire Par Thomas Baïetto Mis à jour le , publié le Il ne voulait pas "susciter de jalousie". Prié en 2013 de détailler sa réserve parlementaire, cet outil qui permet à un parlementaire de débloquer des subventions du ministère de l'Intérieur pour les communes de son choix, le sénateur-maire UMP de Compiègne (Oise), Philippe Marini, avait refusé. A l'époque, les documents obtenus par l'association Pour une démocratie directe sur l'année 2011 montraient déjà que le rapporteur du budget au Sénat était l'un des élus qui distribuait le plus et Compiègne l'une des villes qui recevaient le plus (1,2 million d'euros). On comprend encore mieux la réticence de Philippe Marini aujourd'hui. Nouveaux box pour le centre équestre, construction d'une cantine ou d'un stade d'athlétisme, travaux de voirie et d'éclairage, rénovation du cloître Saint-Corneille... Ce n'est pas l'avis de l'opposition. La question ne se posera pas la prochaine fois.

La "quenelle", un coup de mou pour nos luttes Faire le geste de la quenelle n’engage à rien: ni promesse ni action. Elle fait croire à celles et ceux qui la font, qu’elle est subversive en soi et qu’elle prouve l’existence d’une unité entre les soi-disant "anti-système". Il n’y a de concret que la répétition du geste de scène d’un artiste qui a joué sciemment la carte d’une carrière indépendante et l’engagement politique au sein de l’extrême droite. Pour l’extrême droite et la partie la plus agressive de la classe dominante, l’important n’est pas d’être véritablement une alternative pour le peuple mais de se donner l’apparence de « rebelles ». Mais une fois au pouvoir, les dominés et les pauvres prennent de plein fouet la répression. Si des personnes issues de l’immigration peuvent la faire aux côtés de personnes comme Bruno Gollnisch qui est ouvertement anti-musulman, ou de Jean Marie Le Pen qui croit en l’inégalité des races : c’est que ce geste ne signifie rien comme engagement. Like this: J'aime chargement…

Julien Salingue : « La solidarité avec la Palestine n’a rien à voir avec l’antisémitisme » Le Comptoir : Les députés ont voté le mardi 2 décembre dernier la reconnaissance française de l’État palestinien. Qu’en pensez-vous ? Julien Salingue : Précisons que les députés viennent de voter qu’ils « invitaient » le gouvernement à reconnaître l’État palestinien, ce qui n’est pas une petite nuance. Et quels intérêts la reconnaissance de l’État palestinien pourrait représenter pour le gouvernement français et pour sa diplomatie ? Le seul intérêt que pourrait avoir le gouvernement français, ça serait de redorer son image dans le monde arabe. Tradition chez les présidents français qui remonte à De Gaulle et va jusqu’à Chirac… Exactement. « Les médias ne sont ni pro-Israël, ni pro-Palestine, mais ils sont médiocres. » Les événements récents à Jérusalem nous ont rappelé que la ville est au cœur du conflit. Dans le plan de partition de l’Onu en 1947, la résolution 181 prévoyait un statut international pour Jérusalem, sans partage. Oui, c’est vrai. Ahmed Yassine

Bobigny : la gestion folle du nouveau maire Photo : Iain McLauchlan - Flickr - cc Du même auteur Comment la droite confie Bobigny à des petits caïds Il s’en passe de belles à Bobigny. Stéphane De Paoli le soir de sa victoire aux municipales - Capture écran : "La Nouvelle édition" - Canal+ Mais « l’entourage » cité par notre confrère a omis de préciser une chose : selon nos informations, Stéphane de Paoli pointe aussi à l’agence Pôle emploi de Bobigny depuis le 10 novembre 2013, soit pile quatre mois avant le début officiel de la campagne municipale. >>> Retrouvez la suite de notre enquête dans notre numéro en vente en kiosques à partir de demain, vendredi 10 octobre, jusqu'au 16 octobre inclus au prix de 3 €. Lire aussi sur Marianne.net le premier volet de notre enquête : >>> Exclusif - Comment la droite confie Bobigny à des petits caïds

Dieudonné, l’imposteur raciste, n’est pas l’ami du peuple palestinien Der­niè­rement Dieu­donné a déclaré au sujet de Patrick Cohen, jour­na­liste à France Inter : « Moi, tu vois, quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Il ne s’agit ni d’une « erreur » ni d’un dérapage. Mais de posi­tions anti­sé­mites clai­rement et déli­bé­rément assumées depuis une bonne dizaine d’années. Les exemples en sont innom­brables. Dieu­donné n’est pas un simple humo­riste, c’est avant tout un militant poli­tique d’extrême-droite. C’est le cas par exemple quand il fait applaudir le néga­tion­niste Robert Fau­risson par 5.000 per­sonnes au Zenith en 2008. C’est le cas aussi quand il prétend défendre les Pales­ti­niens en déve­loppant des thèses racistes et anti­sé­mites sous le couvert de l’antisionisme. L’AFPS condamne et rejette ces amal­games qui amènent à traîner devant les tri­bunaux en toute igno­minie les mili­tants du boycott citoyen qui dénoncent la poli­tique colo­niale et raciste de l’Etat d’Israël.

Un monde de mythos La confrontation avec le réel est ce qui fait le plus mal aux droites radicales européennes. C’est pour réussir à donner une apparente cohésion à la défense de leurs privilèges et à leur posture de rebelles que le monde de l’extrême droite est fatalement peuplée de mythomanes. Prenons « Batskin », nom de scène de Serge Ayoub qui, dans sa vraie vie de nanti, est fils de procureur. Il a une aura de guerrier pour quelques bagarres de rue que l’on raconte aux moins de 20 ans, il est le symbole de la « street credibility » de l’extrême droite. Dans la réalité c’est un peu différent et moins glorieux. Les faits sont là. A l’extrême droite, militer c’est plutôt mythoner et plastronner. Un autre exemple, le 22 novembre dernier, la frange radicale de l’extrême droite européenne, celle qui se veut révolutionnaire, tenait un meeting a Nanterre. La palme du bateleur revient évidement a Soral et à « Égalite et réconciliation ». J'aime : J'aime chargement…

Le sidérant mensonge de NKM sur le silence de Taubira durant les attentats Dès qu’il s’agit de Christiane Taubira, l’UMP s’affole. Après la sortie de Gerald Darmanin, estimant que la ministre de la Justice est un tract ambulant pour le Front national (sèchement fessé par Manuel Valls à l’Assemblée) c’est au tour de Nathalie Kosciusko-Morizet de se prendre les pieds dans le tapis de la communication de crise. Interrogée ce mercredi sur RTL au sujet de la formule de Gérald Darmanin, la vice-présidente de l’UMP s’est essayée à la stratégie Foch. La meilleure défense étant l’attaque, plutôt que de plaider la cause de Darmanin, elle s’est lancée dans un réquisitoire contre Christiane Taubira, mettant en cause son rôle durant les attentats de janvier. "Moi ce qui m’a surprise et choquée pour tout dire, c’est son silence, durant toute la période des attentats…", a commencé NKM, avant d’ajouter : "La France était entièrement concentrée sur la lutte contre le terrorisme (…) J’imagine qu’elle était mal à l’aise… Elle est dans une culture de l’excuse".

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